20
Mai
2026
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Situation des femmes et des filles en Afghanistan après l’adoption par les talibans du code de procédure pénale à destination des tribunaux
Monsieur le Président! L'un, ce sont les talibans et leur code de procédure pénale inacceptable, l'autre, c'est notre Commission européenne, si attachée aux valeurs. Celle-ci invite les talibans directement à Bruxelles. Mais cela n'équivaut évidemment pas à la reconnaissance de ce régime réactionnaire et méprisant pour l'humanité. Après tout, il ne s'agit pas de diplomatie, mais d'expulsion. Le ministre des expulsions Dobrindt et ses 19 amis, ainsi que le commissaire Brunner, ne semblent pas aller assez vite pour jeter par-dessus bord les derniers vestiges de l'humanité et de l'État de droit dans le traitement des réfugiés. Mes collègues! Rien que l’année dernière, les talibans ont exécuté six personnes en public dans des stades, et la Commission veut discuter sérieusement avec ces personnes. C'est là qu'intervient le gouvernement fédéral. Même la représentante des Affaires étrangères Kallas a dû admettre hier qu'il n'y avait aucune base pour des discussions avec les talibans. Monsieur Brunner, vos projets ne sont pas seulement illégaux, ils sont une honte pour l'Europe. Il ne peut y avoir de coopération avec les talibans. Il ne faut pas l'expulser vers l'Afghanistan.