24
Avr
2024
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Proposition d'abrogation de la loi interdisant les mutilations génitales féminines en Gambie
Monsieur le Président, les droits sexuels et reproductifs sont des droits humains fondamentaux. En ce sens, toute règle entraînant un recul de ces droits doit être considérée comme une atteinte aux droits de l'homme. Je voudrais rappeler que les accords d'association de l'Union européenne contiennent des clauses relatives aux droits de l'homme qui permettent la suspension d'une telle relation en cas de violation de ces clauses. Mais, malheureusement, ces beaux mots sont du papier mouillé, comme nous l'avons systématiquement vu dans cette législature qui se termine maintenant. Car, au-delà des belles paroles, nous avons besoin d'actions concrètes: des politiques publiques plus efficaces. De la gauche européenne, nous avons proposé que cette résolution mentionne le renforcement nécessaire des services de santé publique comme mesure pour lutter également contre les mutilations génitales féminines, mais les autres groupes ont décidé de rejeter cette mention. Au lieu de cela, le dialogue nécessaire avec les chefs religieux a été discuté. Je pense que c'est un bon résumé des priorités de la majorité dans cette Assemblée. Et, Monsieur le Président, je voulais terminer mon dernier discours au Parlement européen en remerciant les travailleurs. Sans les travailleurs, le monde ne fonctionne pas et sans les travailleurs invisibles de ce Parlement, ce Parlement ne fonctionnerait pas non plus.