20
Mai
2026
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De l’urgence que le marché unique produise des résultats, en garantissant sécurité et prévisibilité aux entreprises de l’Union, ainsi que des emplois de qualité (suite du débat)
Madame la Présidente, ce débat confirme que la majorité de l'Assemblée a compris que Draghi et Letta avaient raison: le marché unique est l'atout qui peut assurer la stabilité et la prospérité de l'Union européenne. Je me réjouis de voir la proposition de la Commission intitulée «Une Europe, un marché» comme un plan très complet sur la manière de parvenir à des améliorations substantielles, des améliorations dont nous avons vraiment grand besoin. Mais ce n'est qu'un plan. Pour le rendre réel, nous devons attaquer trois domaines du problème en même temps. Tout d'abord, la partie inachevée du marché unique, c'est ce que Letta a mis dans son rapport. Je parle en particulier de l'union bancaire, de l'union des marchés des capitaux, d'un marché unique de l'énergie meilleur et plus profond, etc. Deuxièmement, la fragmentation du marché unique causée par le placage d'or. Je pense que nous devrions nous concentrer davantage sur la réglementation plutôt que sur les directives et supprimer ces obstacles. Et troisièmement, et c’est très important, ce sont les obstacles qui sont créés au niveau des États membres par les différentes réglementations nationales. Les deux premiers domaines relèvent de notre compétence et nous avons besoin de bonnes propositions de la Commission, d'un accord sur ce point et du soutien du Conseil. La troisième relève entièrement des capitales. Je crois que nous pouvons livrer et que nous devons livrer. L'alternative est claire, c'est ce que Draghi a décrit, c'est "l'agonie lente". Et c'est ce que nous ne voulons pas apporter aux Européens.