12
Févr
2025
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Premier anniversaire de l'assassinat d'Alexeï Navalny et poursuite de la répression de l'opposition démocratique en Russie (débat)
Monsieur le Président, Chers collègues, «Non autorisé à céder». Ce message a été laissé par Alexeï Navalny à l’opposition russe après sa mort. Il savait que la barbarie de la répression augmenterait. Navalny n'avait pas tort. Le Kremlin fournit à son pouvoir une ambition digne de la dystopie d'Orwell. Le nombre de prisonniers politiques augmente. En outre, les avocats de Navalny et les associés de la fondation ont déjà été emprisonnés dans des colonies au régime strict. Pour le moment, Poutine, contrairement à Staline, n'utilise pas encore le pouvoir judiciaire pour exécuter ses opposants. Il résout cela plus discrètement - en empoisonnant les adversaires, en les faisant exploser ou en les jetant par la fenêtre. L'opposition russe a été affaiblie à un niveau critique. Il est donc du devoir de l'Europe de soutenir les militants de la société civile en Russie ainsi que l'opposition qui opère en dehors de ce pays. La répression politique fournit à Poutine une politique d'expansion et d'opérations hybrides contre les pays voisins. Il est déterminé à poursuivre la guerre d’agression en Ukraine. Le Kremlin est intervenu de manière intensive lors des élections en Géorgie, en Moldavie et dans les pays européens. Les infrastructures critiques européennes sont régulièrement attaquées. Les agents d'influence du Kremlin sont soudoyés dans les institutions européennes. La Russie est et sera la plus grande menace pour la sécurité européenne. L'Europe doit enfin se rendre compte que la victoire de l'Ukraine est une question de sécurité européenne et d'avenir. Notre soutien à l’Ukraine ne suffit pas, que ce soit en termes de sanctions ou d’armes, pour gagner la guerre. Les pays de l'Union européenne et de l'OTAN doivent soutenir l'Ukraine plus rapidement et plus résolument. La victoire dans la guerre limitera les capacités militaires de la Russie. La victoire de l'Ukraine sera la cloche tombale du régime de Poutine et, espérons-le, le début de la normalisation russe, pas un gâchis.