Production et commercialisation des matériels de reproduction des végétaux - Production et commercialisation de matériel forestier de reproduction (discussion commune - Matériel végétal et forestier de reproduction)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, dix ans après le rejet de la proposition précédente, le Parlement est sur le point de voter une position claire sur l'avenir de la production de matériel de reproduction. C'est grâce à la proposition de la Commission qui, avec le nouveau règlement sur les nouvelles technologies génomiques, constitue la base pour mettre à la disposition de nos agriculteurs des plantes capables de produire plus, de manière plus durable et de consommer moins. C'est surtout grâce aux collègues qui ont travaillé sur ce dossier, de Herbert Dorfmann à Isabel Carvalhais, que je remercie, laissant un signal politique sur l'importance d'assurer la résilience du secteur et des règles claires pour les producteurs européens et des pays tiers. C'est le début d'un travail que, avec la nouvelle législation qui autorisera enfin l'utilisation de biotechnologies durables en Europe, nous remettrons au futur Parlement afin qu'il puisse résoudre les problèmes ouverts et permettre à nos agriculteurs de continuer sur la voie de systèmes de production de plus en plus durables et compétitifs.
Nécessité d'imposer des sanctions sur l'importation de denrées alimentaires et de produits agricoles russes et biélorusses dans l'Union et de garantir la stabilité de la production agricole de l'Union (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, les stratégies géopolitiques de la Russie tirent parti de la force de son secteur agricole, avec des exportations de céréales qui se sont développées comme une traînée de poudre non seulement en Afrique, mais aussi dans l'Union, ce qui exerce une pression supplémentaire sur la rentabilité de nos exploitations. Les importations à bas prix ont entraîné un effondrement des prix et des semis européens, avec des effets contraires à l'objectif d'une plus grande sécurité alimentaire que nous nous étions fixé, excluant le secteur agroalimentaire des douze paquets de sanctions imposés à Moscou. Nous avons besoin d'un coup de courage, avec le blocus des importations de céréales russes. Nos agriculteurs et nos producteurs sont prêts à relever ce défi, en renforçant également la production européenne grâce aux mesures nécessaires de simplification de la PAC et en diversifiant les chaînes d’approvisionnement, à commencer par celles avec l’Ukraine. Cela semblait impossible même avec le gaz, au contraire, cher commissaire, c'était la démonstration de la force de l'Europe à rompre avec toute dépendance.
Accord-cadre avancé UE/Chili - Accord-cadre avancé UE/Chili (résolution) - Accord intérimaire sur le commerce entre l’Union européenne et la République du Chili (discussion commune - Accords UE-Chili)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, les accords que nous sommes sur le point d'approuver doivent constituer un premier pas vers l'amélioration de tous les accords et politiques commerciaux actuellement en vigueur, dans le but de rendre nos chaînes d'approvisionnement plus résilientes et de partager avec nos partenaires un plus grand engagement en faveur du commerce et du développement durable, des droits des travailleurs et de l'égalité entre les hommes et les femmes. C’est pourquoi, conscients de la protection déjà accordée aux produits sensibles et d’un nombre record d’indications géographiques européennes et chiliennes, nous demandons à la Commission de faire un effort supplémentaire pour faire en sorte que les futures concessions commerciales soient toujours soumises au respect de normes de production équivalentes et de celles respectées par les producteurs européens: Cela concerne la sécurité alimentaire, la durabilité, le bien-être animal et les conditions sociales. Les travaux de la Commission, accompagnés de l'équipe de rapporteurs du Parlement européen, que je remercie, ont abouti à un accord véritablement progressiste, qui profitera aux entreprises, aux travailleurs et aux consommateurs européens et chiliens, et qui, nous l'espérons, ouvrira la voie à un développement tout aussi positif avec tous nos partenaires commerciaux actuels.
Indications géographiques pour les vins, les boissons spiritueuses et les produits agricoles (débat)
(IT) Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, je voudrais remercier la commissaire McGuinness pour ses paroles et tous mes collègues pour leur soutien extraordinaire à ce travail de deux ans, dans lequel nous avons vraiment écouté les demandes de tous les acteurs impliqués et développé un outil innovant qui, je l'espère vraiment, donnera un nouvel élan fort aux chaînes de qualité. Permettez-moi de dire: Après les crises causées par la pandémie, l’invasion russe de l’Ukraine et la flambée des coûts de production, c’est enfin une très bonne nouvelle pour nos agriculteurs européens! Mais je tiens à dire que cette réforme ne peut pas être un point d'arrivée. Elle doit au contraire devenir une plateforme à partir de laquelle donner une impulsion à une nouvelle phase de développement des chaînes d’approvisionnement des indications géographiques, aujourd’hui passées de quelques États membres particulièrement attachés à leur culture culinaire, à un véritable patrimoine économique et politique, ainsi que culturel et social au niveau européen. En fait, il y a un énorme potentiel de croissance pour une production de qualité et pour saisir cette opportunité maintenant, le bâton passe entre les mains des producteurs et des chaînes d'approvisionnement, qui devront prouver qu'ils sont à la hauteur du défi et tirer le meilleur parti de ce qui est tracé avec ce règlement. Dans l'intervalle, cependant, l'Union ne peut rester les bras croisés. C'est pourquoi, Monsieur le Commissaire, nous demandons maintenant la création d'un plan d'action ad hoc, sur la base de ce que nous faisons déjà pour le secteur biologique, qui peut continuer à soutenir et à consolider un patrimoine, comme mentionné, qui ne peut pas être délocalisé et qui implique des millions d'opérateurs au niveau européen. Chers amis, chers collègues, c'est l'Europe que nous voulons, capable d'accompagner les agriculteurs vers des systèmes de production de plus en plus compétitifs et durables, en reconnectant ce lien avec nos zones rurales, qui semble avoir été quelque peu perdu ces dernières années.
Indications géographiques pour les vins, les boissons spiritueuses et les produits agricoles (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, bien que la législature actuelle ait parfois donné l'impression d'une Union européenne détachée de la réalité agricole, le nouveau règlement sur les indications géographiques donne un exemple concret de la manière dont l'Europe, animée par la volonté politique nécessaire, est en mesure d'accompagner nos agriculteurs et nos producteurs agroalimentaires vers des systèmes de production de plus en plus résilients. Trente ans d'investissements et de réformes de nos politiques agricoles ont en effet conduit à la création d'une véritable « politique qualité », déterminante pour rendre notre filière agroalimentaire inégalée dans le monde en termes de qualité alimentaire et de durabilité des processus de production, également grâce à un modèle unique de protection, de gestion et de promotion de nombreux produits synonymes d'excellence, d'unicité et de lien avec le territoire. Les négociations de ces derniers mois, grâce au mandat de négociation fort du Parlement européen, ont conduit à l'introduction de changements fondamentaux dans le nouveau règlement, qui feront évoluer un système capable de générer de la valeur sans avoir besoin d'investir des fonds publics. Sur la base de la proposition de la Commission, nous avons pour la première fois créé un véritable texte européen unique sur la production de qualité, qui garantira un meilleur alignement entre tous les secteurs, tout en préservant les spécificités des différents secteurs. Toutefois, certaines modifications ont déjà été rendues nécessaires par les objectifs de cette réforme, qui comprennent désormais la nécessité d'assurer un revenu adéquat aux producteurs de qualité, contribuant ainsi à la réalisation d'un plus grand développement de nos zones rurales. Les piliers sur lesquels, en tant que Parlement, nous voulions fonder nos travaux sont devenus les quatre points qui caractérisent l'ensemble de la réforme. Tout d'abord, à partir du renforcement des consortiums, véritables moteurs du développement du système des indications géographiques, avec des responsabilités accrues et de meilleure qualité, y compris la lutte contre la dévalorisation des pratiques et la promotion du "tourisme des indications géographiques". Deuxièmement, une protection accrue, en particulier au niveau international, en ligne et dans le système du domaine Internet, ainsi que lorsque des indications géographiques sont utilisées comme ingrédients. Nous avons également mis fin, une fois pour toutes, aux failles du système qui permettent d’exploiter indûment la réputation de nos indications géographiques, au moyen de règles nationales, voire d’instruments de l’UE, tels que les mentions traditionnelles. En outre, la simplification des procédures administratives en fixant un certain délai de moins d'un an à la Commission pour l'examen des demandes d'enregistrement et de modification du cahier des charges des indications géographiques. Enfin, durabilité et transparence vis-à-vis des consommateurs, avec l’indication obligatoire sur l’étiquette de tout produit AOP ou IGP du nom du producteur et l’élaboration d’un rapport expliquant l’importance de ces produits en termes de durabilité environnementale, sociale, économique et de respect du bien-être animal. Chers collègues, la réforme que nous sommes sur le point d'adopter est la seule mesure législative de cette législature à soutenir un secteur agroalimentaire plus compétitif et durable. C’est pourquoi je tiens à remercier mes collègues rapporteurs, les rapporteurs fictifs, la présidence espagnole du Conseil, la présidence suédoise, la Commission – en particulier la direction générale de l’agriculture – et, enfin et surtout, nos secrétariats, pour leur engagement, sans lequel il n’aurait pas été possible d’obtenir un résultat aussi important, non seulement en termes de contenu, mais aussi pour avoir pu concilier les différentes positions de tous les acteurs concernés, des producteurs aux consommateurs de ces produits enviés dans le monde entier.
Donner aux agriculteurs et aux communautés rurales des moyens d'action - dialogue pour une agriculture européenne qui soit durable et correctement rémunérée (débat)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, Monsieur le Vice-président Šefčovič, après trente ans d'investissements, dans lesquels l'Europe a conduit notre chaîne agroalimentaire à être inégalée dans le monde en termes de qualité, de durabilité alimentaire et de respect des droits des travailleurs, la législature actuelle a donné l'impression de vouloir passer de la poursuite d'objectifs idéaux à des objectifs idéologiques, sans mettre en place de plan qui accompagnerait les agriculteurs dans la transition vers de nouveaux modèles de production. Ce Parlement, en revanche, a su écouter les besoins de nos communautés rurales, s'efforçant de trouver des solutions concrètes et bien plus équilibrées que celles proposées par la Commission, même au cours des dernières heures. Cher Commissaire, afin de rétablir le lien qui a toujours uni l'Union et nos agriculteurs, nous devons en faire les protagonistes d'un projet, en mettant en place des outils innovants, à partir de nouvelles biotechnologies durables, aptes à atteindre des objectifs environnementaux ambitieux et à rendre le secteur de plus en plus compétitif au niveau mondial.
Améliorer la situation socioéconomique des agriculteurs et des zones rurales, garantir des revenus équitables, la sécurité alimentaire et une transition juste (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, pour la première fois depuis des décennies, cette législature européenne a réussi à créer la perception d'une Union ennemie des agriculteurs et des groupes de production. Nous n’avons pas été en mesure de construire un projet qui implique l’agriculture européenne, en la faisant se sentir protagoniste de la transition écologique et non blâmée, mais sans l’adhésion convaincue de nos agriculteurs et de l’ensemble du système agroalimentaire, toute perspective de neutralité climatique devient impossible. Maintenant, ignorer les manifestations de ces derniers mois en les qualifiant de mouvements extrémistes serait une autre erreur. Contrairement aux forces populistes, qui offrent toujours la solution de revenir à «comme avant», nous avons l'occasion de mettre en place de nouvelles opportunités décisives, de l'intelligence artificielle aux biotechnologies durables, pour renouer avec nos communautés rurales. Chers collègues, saisissons cette occasion pour que l'Union revienne à accompagner les agriculteurs vers des systèmes de production durables, sans mettre en péril leur compétitivité.
Utilisation des produits phytopharmaceutiques compatible avec le développement durable (débat)
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, sans la participation convaincue de nos agriculteurs, toute perspective d'atténuation du changement climatique devient irréalisable. C'est pourquoi les travaux de la commission de l'agriculture et de notre rapporteure, Clara Aguilera, que je remercie, se sont concentrés sur la recherche de l'équilibre le plus ambitieux entre les objectifs essentiels de durabilité que nous nous sommes fixés en tant qu'Union européenne et la nécessité tout aussi essentielle pour nos agriculteurs d'être accompagnés dans cette transition. Un travail qui a réussi à dépasser les positions idéologiques, en obtenant des résultats pragmatiques qui rendent réaliste l'objectif de réduction de 50% des produits phytopharmaceutiques, mais seulement si cette voie s'accompagne d'un important effort d'innovation, avec des alternatives concrètes pour lutter contre les maladies des plantes, à partir de nouvelles biotechnologies durables. Chers collègues, le vote de demain nous place devant un choix: Laissons de côté les contraintes politiques et les polarisations pour parvenir à un texte final qui soutienne véritablement la durabilité environnementale, sociale et économique du secteur agricole et de nos zones rurales.
Révision du statut de protection des loups et d’autres grands carnivores dans l’Union (débat d'actualité)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, il y a quelques heures, dans cette Assemblée, la présidente von der Leyen a souligné que la nature et l'agriculture doivent aller de pair. La situation des loups et des grands carnivores est un thème central de cet équilibre, qui touche de près les agriculteurs, aux prises avec des centaines d'attaques contre leurs animaux, en particulier ceux des zones reculées et montagneuses. Le président a raison: L'agriculture et la nature doivent aller de pair, mais la relation entre l'homme et les écosystèmes évolue avec le temps et les équilibres doivent être soigneusement gouvernés, en fonction des besoins des différents territoires. C'est pourquoi, Monsieur le Commissaire, nous vous remercions d'avoir annoncé une révision du statut de protection du loup. Toutefois, des mesures concrètes et non idéologiques doivent à présent être prises pour garantir la flexibilité nécessaire pour faire face à une surpopulation qui met en péril non seulement les équilibres écosystémiques, mais aussi des décennies d’engagement de l’Union en faveur de la protection de la santé et du bien-être des animaux d’élevage.
Exportations ukrainiennes de céréales après la sortie de la Russie de l’initiative céréalière de la mer Noire (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, avec la sortie de l'initiative de la mer Noire, la Russie veut repenser la géographie politique mondiale, en tirant parti de la force de son secteur agricole et du non-respect des règles du marché. Le nombre déjà élevé de pays dépendant des exportations de céréales russes est en fait susceptible de se développer comme un feu de forêt, générant des zones d'influence aux effets géopolitiques inquiétants. Nous avons donc besoin de tous les instruments possibles pour faire en sorte que les céréales ukrainiennes continuent d'arriver en Afrique et ne soient pas soumises à des mécanismes spéculatifs qui, ces derniers mois, ont entraîné un effondrement des prix des pays européens, malgré des coûts et des normes de production de plus en plus élevés pour nos agriculteurs. Pour cette raison, en attendant que les efforts diplomatiques conduisent à la réactivation de l'accord sur la mer Noire, nous devons mettre en place des infrastructures adéquates pour le transit des produits ukrainiens, sans laisser le soutien à Kiev avoir un impact disproportionné sur certains secteurs européens tels que le secteur agroalimentaire.
Directive relative aux émissions industrielles - Portail des émissions industrielles - Déploiement d’une infrastructure pour carburants alternatifs - Carburants maritimes durables (initiative FuelEU Maritime) - Efficacité énergétique (refonte) (discussion commune - Ajustement à l'objectif 55 et émissions industrielles)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, c'est aujourd'hui l'ouverture d'une session plénière décisive pour les ambitions que l'Union s'est fixées avec le pacte vert. Nous avons donc besoin d'un large partage politique de la stratégie que nous avons l'intention de suivre, plutôt que de scissions au sein du Parlement qui ne nous permettront pas d'aller de l'avant de manière équilibrée. En ce sens, afin d’atteindre efficacement les objectifs de réduction de la pollution fixés par la directive relative aux émissions industrielles, une approche couvrant non seulement les trois niveaux de durabilité, mais aussi les spécificités de chaque secteur, à commencer par le secteur de l’élevage, est nécessaire. Le principe "taille unique pour tousEn effet, elle a amplement démontré ses limites et, en tant que commission AGRI, nous pensons donc que c'est une erreur de comparer les écuries européennes avec les cheminées, soumettant les troupeaux bovins aux contraintes de la directive. Une erreur scientifique et pratique qui risque de compromettre des décennies de progrès, capable de nous faire atteindre les normes les plus élevées de production et de bien-être animal dans le monde. Nous sommes prêts à travailler ensemble, Monsieur le Commissaire, pour développer des politiques tout aussi ambitieuses mais qui respectent les particularités des différentes chaînes de production, à commencer par le secteur de la viande bovine.
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, Monsieur le Commissaire, après un hiver sec, les pluies violentes de ces dernières semaines ont fait des victimes et ont submergé des centres de population et des dizaines de milliers d'hectares de terres cultivées, mettant à genoux des entreprises et des exploitations agricoles dans de nombreuses régions européennes. En Émilie-Romagne, plus de quatre milliards de mètres cubes d'eau ont chuté en seulement deux semaines, soit trois fois les besoins annuels de toute la région. Il est clair que la fréquence des précipitations diminue progressivement, augmentant la concentration sur de très courtes périodes. Pour faire face à cette situation, l’Union européenne doit mettre en place des actions préventives, y compris des investissements en faveur du développement rural qui peuvent être financés par les fonds Next Generation EU, à partir d’un plan extraordinaire pour la construction de petits réservoirs au niveau des exploitations agricoles, capable de garantir une indépendance adéquate en matière d’eau pour nos agriculteurs, ainsi que la possibilité d’utiliser ces bassins comme zones d’expansion en cas d’événements catastrophiques. Une fois de plus, nos concitoyens se montrent prêts à se lever malgré les énormes difficultés. C'est à nous de ne pas nous préparer à la future crise de l'eau.
Garantir la sécurité alimentaire et la résilience à long terme de l’agriculture de l’UE (débat)
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, Monsieur le Commissaire, l'Europe a trop longtemps vu la paix, ainsi que la sécurité alimentaire, comme quelque chose d'acquis. L'attaque russe contre le peuple ukrainien a sapé cette croyance, avec de profondes répercussions humanitaires, politiques, sociales et économiques. C'est pourquoi ce rapport est important. Un rapport positif que nous soutiendrons et je remercie la rapporteure, Camilla Laureti, pour le travail qu'elle a accompli. Mais l'accent renouvelé mis sur la sécurité alimentaire doit créer les conditions d'une plus grande autonomie stratégique de l'Union, y compris sur les marchés agroalimentaires, et c'est pourquoi nous demandons à la Commission de ne pas se limiter à des initiatives législatives continues visant à imposer davantage d'obligations et de restrictions de production. Au contraire, cher commissaire, nos agriculteurs ont besoin d'un plan, d'un plan composé d'alternatives concrètes, à commencer par la biotechnologie durable, qui les accompagnera vers une véritable intensification durable, un système agroalimentaire, et produira plus et mieux.
Indications géographiques pour les vins, les boissons spiritueuses et les produits agricoles (A9-0173/2023 - Paolo De Castro) (vote)
Madame la Présidente, tout d'abord, je demande un retour à la Commission en vertu de l'article 59/4 afin d'entamer immédiatement les négociations interinstitutionnelles, et je saisis vraiment cette occasion pour remercier tous mes collègues députés. Un texte qui a obtenu une si large majorité, à l'unanimité, a été approuvé en commission de l'agriculture. Merci beaucoup à tous mes collègues.
Indications géographiques pour les vins, les boissons spiritueuses et les produits agricoles (débat)
Madame la Présidente, merci, Monsieur le Commissaire, et merci beaucoup à tous mes collègues députés et aux mots qu'ils ont utilisés pour remercier l'équipe de négociation. Un travail d'équipe vraiment important dont je suis fier, et qui sait que demain nous n'aurons pas quelques minutes de satisfaction en voyant toute la Chambre soutenir cette relation importante qui a vu la participation de tous. Il ne s'agit pas seulement de curiosités gastronomiques. Je voudrais conclure ce débat en rappelant que nous parlons d'un élément très important de l'agroalimentaire européen. Nous avons dépassé les 80 milliards d'euros. Un morceau d'histoire, d'origine, de tradition, de culture européenne. Nous devons être fiers parce que c'est l'Europe qui a construit cet instrument d'indications géographiques. Elle l'a fait en 1992, créant ce lien entre produit et territoire. Une idée extraordinaire qui ne cesse de grandir. Merci encore à tous. Votons tous pour. Il est important de disposer d'une force du Parlement européen afin de pouvoir négocier avec la Commission et le Conseil.
Indications géographiques pour les vins, les boissons spiritueuses et les produits agricoles (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, après plus d'un an de travail, nous allons exprimer la position du Parlement sur la proposition de règlement sur les indications géographiques. Une proposition, cher commissaire, qui est l'un des rares, sinon le seul, projet de loi discuté au cours de cette législature pour soutenir un secteur agricole et agroalimentaire plus compétitif, intégré et à valeur ajoutée au profit de nos régions rurales. Je tiens donc à remercier, tout d'abord, tous les rapporteurs fictifs, les rapporteurs pour les avis des commissions JURI et INTA et l'ensemble de l'équipe de négociation du Parlement pour le travail qu'ils ont accompli ces derniers mois, ce qui a conduit à l'adoption unanime du texte en commission de l'agriculture. Un résultat inattendu qui montre comment, lorsque des objectifs substantiels sont partagés, en laissant de côté des revendications plus superficielles et partisanes, il est possible de parvenir à des compromis ambitieux, dans le seul intérêt de nos agriculteurs et producteurs. Venant au texte, notre intention n'est pas de révolutionner, mais de faire évoluer un système sans égal dans le monde, capable de générer de la valeur sans avoir besoin d'investir des fonds publics. Certains changements sont donc nécessaires, en partant des objectifs de cette réforme, qui devra garantir un revenu adéquat aux producteurs de qualité, contribuant ainsi à la réalisation des objectifs de développement rural. Les travaux du Parlement se sont ensuite articulés autour de quatre piliers: le renforcement du rôle des consortiums, le renforcement de la protection, la simplification et la clarification du rôle de l’EUIPO, la durabilité et la transparence. Sur le premier point, les consortiums, Monsieur le Commissaire, sont le moteur du développement des indications géographiques et doivent rester entre les mains des seuls producteurs, avec des responsabilités plus grandes et meilleures, y compris la lutte contre la dévalorisation des pratiques et la promotion du "tourisme des indications géographiques", qui, selon nous, peut s'avérer être un véritable moteur du développement de nos territoires. En ce qui concerne l’objectif d’une protection plus efficace, nous demandons plus de courage en ce qui concerne la protection en ligne, qui peut et doit, selon nous, devenir d’office, et la protection lorsque les indications géographiques sont utilisées comme ingrédients, ce qui rend obligatoire l’autorisation par le consortium. Nous voulons également éliminer toutes les failles du système qui permettent aux États membres ou aux producteurs d'exploiter indûment la réputation des indications géographiques au moyen de règles techniques nationales ou même d'instruments de l'UE, tels que les mentions traditionnelles. Pour simplifier réellement le système d'enregistrement, nous avons fixé certains délais à la Commission pour l'examen des demandes et des modifications du cahier des charges. Dans le même temps, nous demandons une réduction aux seuls cas strictement nécessaires du double contrôle – d’abord national, puis par la Commission – qui, à ce jour, ralentit considérablement toute procédure de modification. Cela réduira le nombre de dossiers à analyser au niveau européen, raison pour laquelle il est nécessaire d’associer davantage l’Office européen de la propriété intellectuelle, en particulier à l’examen du cahier des charges. D’autre part, l’EUIPO sera en mesure de fournir un important soutien consultatif sur des questions techniques et administratives et de contribuer à la protection et à la promotion des indications géographiques, grâce à l’élaboration d’un registre européen. Venant à l'objectif nécessaire de durabilité, la nature même des IG, leur tradition séculaire, confirment que ces produits sont durables en eux-mêmes. Mais afin de mieux communiquer aux consommateurs l'engagement de nos producteurs, nous demandons aux consortiums d'élaborer un rapport de durabilité qui explique ce qu'ils font en termes de durabilité environnementale, économique et sociale et de respect du bien-être animal. La question de la transparence est étroitement liée à celle de la durabilité. Transparence vis-à-vis du consommateur: pour cette raison, nous demandons que le nom du producteur soit indiqué sur l’étiquette de tout produit IGP et, pour les produits IGP, nous demandons que l’origine de la matière première soit indiquée lorsqu’elle ne provient pas de l’État membre dans lequel elle est enregistrée. Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, nous n'avons plus de temps à perdre pour que nos agriculteurs puissent profiter le plus rapidement possible des possibilités offertes par ce règlement. C'est pourquoi je demande à tout le monde un mandat fort en vue du début des trilogues que nous entamerons dès la semaine prochaine avec la présidence suédoise.
Coûts sociaux et économiques du changement climatique à la lumière des inondations en Émilie-Romagne, dans les Marches et en Toscane et urgence d'une action de solidarité européenne (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, les inondations de ces dernières semaines, qui ont fait quinze victimes et ont submergé, rien qu'en Émilie-Romagne, des dizaines de milliers d'hectares, mettant à genoux 50 % des exploitations agricoles de la région, ne sont que la dernière des catastrophes climatiques de plus en plus fréquentes qui frappent nos zones rurales et tous nos citoyens. Dans cette situation, l'Union européenne ne peut pas attendre. Outre la mobilisation immédiate du Fonds de solidarité européen, nous devons mettre en place, Monsieur le Commissaire, toutes les actions qui contribuent à la restauration du potentiel de production agricole et animale endommagé, accompagnées de ressources appropriées. En ce sens, cette flexibilité doit être garantie à la région Émilie-Romagne, qui doit modifier son plan de développement rural, avec des mesures extraordinaires à financer par l'utilisation de la réserve de crise de la PAC, comme vous l'avez dit. Des décisions urgentes et ambitieuses sont donc nécessaires pour apporter des réponses concrètes aux plus de 40 000 opérateurs impliqués dans la chaîne agroalimentaire Émilie-Romagne, prêts à se relever, malgré les énormes difficultés auxquelles ils sont confrontés.
Les céréales ukrainiennes sur le marché européen (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire Wojciechowski, Mesdames et Messieurs, le soutien et la solidarité de l'Union avec le peuple ukrainien ne peuvent être remis en question, en particulier face à une stratégie russe claire qui vise à nous diviser en encourageant des initiatives unilatérales qui ne sont pas conformes au droit de l'Union, comme celles prises par certains États membres ces dernières semaines. Toutefois, la Commission ne peut pas laisser les effets des mesures de soutien à l’économie ukrainienne n’affecter de manière disproportionnée que certains secteurs, tels que le secteur agroalimentaire, sans mettre en place une stratégie appropriée contre les phénomènes de distorsion qui ont entraîné un effondrement des prix des céréales, malgré l’augmentation constante des coûts de production pour nos agriculteurs. La mobilisation de la réserve de crise pour la deuxième fois en quelques mois démontre que le budget actuel de la PAC n’est pas suffisant pour faire face à des situations géopolitiques d’urgence, aggravées par des phénomènes spéculatifs au sein de l’Union. Un effort plus important est donc également nécessaire sur le plan interne, Monsieur le Commissaire, pour continuer à être véritablement du côté de l'Ukraine et, comme l'a souligné hier le chancelier Scholz, pour préparer correctement l'adhésion de l'Ukraine à l'Union.
Le rôle des agriculteurs en tant que facilitateurs de la transition verte et d'un secteur agricole résilient (suite du débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire McGuinness, Mesdames et Messieurs, les pluies de la semaine dernière ont submergé des milliers d'hectares de vergers et de champs cultivés en Émilie-Romagne. Ce n'est que la dernière des catastrophes climatiques de plus en plus fréquentes qui touchent nos zones rurales et tous nos citoyens. Relever le défi de l'adaptation et de l'atténuation du changement climatique nécessite donc une participation convaincue et coordonnée de nos agriculteurs. Mais nos propositions de ces derniers mois, les propositions de la Commission, semblent parfois ignorer ce besoin, se limitant à imposer davantage d'obligations et de limitations de production sans proposer d'alternatives, à commencer par la biotechnologie durable ou un soutien approprié. Au contraire, les États-Unis, avec leLoi sur la réduction de l'inflation, ils ont alloué 20 milliards de dollars au secteur agricole précisément pour soutenir la transition écologique de leurs agriculteurs. Eh bien, face à ces chiffres et à l'absence totale de contre-mesures de la part de l'Union, comment pouvons-nous continuer à exiger davantage d'engagements de la part de nos agriculteurs, avec le risque de pertes de compétitivité et de productivité qui affecteraient évidemment aussi les consommateurs?
Initiative citoyenne européenne «Sauvons les abeilles et les agriculteurs! Vers une agriculture respectueuse des abeilles pour un environnement sain» (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, le débat d'aujourd'hui est un succès de notre fonctionnement démocratique et une preuve de la manière dont chaque citoyen a le droit de participer à la vie de l'Union. La santé des pollinisateurs est l’une des sonnettes d’alarme les plus urgentes auxquelles l’Union est confrontée: les abeilles sont le premier allié des agriculteurs et les agriculteurs européens reconnaissent ce rôle clé. Au cours des dernières décennies, en fait, nous avons assisté à une baisse de l'utilisation des pesticides, ce qui a conduit dans certains pays à réduire même de moitié leur utilisation, comme l'Italie. Non seulement: Toutefois, grâce à la dimension environnementale de la PAC, plus de 10 % des terres arables de l’UE sont aujourd’hui consacrées à la protection de la biodiversité. Mais nous pouvons et devons faire plus. C'est pourquoi, Monsieur le Commissaire, nous devons mettre à la disposition des agriculteurs européens toutes ces solutions technologiques et innovantes, à commencer par la biotechnologie durable, alternatives à l'utilisation de produits chimiques nocifs pour les pollinisateurs. Ce sont des choix ambitieux mais ce n'est qu'ainsi que nous pourrons sauvegarder plus des 3/4 de la nourriture qui arrive sur nos tables et qui, sans les abeilles, n'existerait pas.
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, Monsieur le Commissaire, hier encore, cette Assemblée a adopté notre position sur le règlement sur les semi-conducteurs, dans le but de faire de l'Europe un acteur clé sur la scène mondiale des semi-conducteurs, stratégique dans la transition numérique et écologique. C'est l'Europe que nous voulons, que nous voulons pour nos citoyens, capables d'identifier leurs propres lacunes et de les résoudre, afin de parvenir à une véritable autonomie stratégique. Au contraire, pour les engrais, nous sommes toujours coincés avec une communication de la Commission, qui semble ignorer comment 50% de notre alimentation, et par conséquent la sécurité alimentaire des citoyens européens, est basée sur l'utilisation d'engrais de qualité. C'est pourquoi je voudrais remercier notre président, M. Lins, et tous les rapporteurs, qui ont travaillé sur le texte sur lequel nous sommes sur le point de voter, en demandant une réponse ambitieuse et concrète pour mettre fin à la course aux prix des engrais et veiller à ce qu'il soit disponible pour répondre aux besoins de nos exploitations. Réponses que l’Union peut mettre en place immédiatement et rapidement, telles que l’investissement dans toutes les solutions de remplacement disponibles qui peuvent garantir la compétitivité européenne et la capacité de production agroalimentaire, l’élimination de ces contraintes, telles que le seuil de 170 kg d’azote par hectare, qui limite toujours l’utilisation d’engrais organiques, et le développement de véritables systèmes d’économie circulaire fondés sur l’exploitation du digestat. Face à cette situation d'urgence qui touche de manière inégale les pays, les entreprises et les familles européens, une réponse européenne est nécessaire, capable de soutenir notre système de production et de l'accompagner vers une durabilité et une indépendance toujours plus grandes dans les productions les plus critiques.
Heure des questions (Commission) - Inflation des prix des denrées alimentaires
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, vous savez à quel point la hausse des prix des denrées alimentaires met en difficulté des milliers de familles européennes, et nous sommes également bien conscients des efforts que vous faites pour tenter de faire face à cette situation compliquée. Je veux donc vous donner un signal pour cette bataille que nous devons tous mener, car l'inflation est source de problèmes pour les consommateurs, mais elle est aussi source de problèmes pour la chaîne agroalimentaire. Eh bien, vous savez qu'il n'y a pas si longtemps, en août dernier, l'administration Biden a adopté la loi sur la réduction de l'inflation, un outil important d'intervention de l'administration américaine qui a rapporté des milliards et des milliards de dollars, en particulier les mesures qui concernent le secteur alimentaire agricole aux États-Unis et un paquet de 20 milliards de dollars uniquement pour le secteur agricole, avec des investissements sur la durabilité de la production. Alors ma question est: Pourquoi face à ces difficultés, l'invasion russe de l'Ukraine, pourquoi l'Europe ne répond-elle pas comme l'ont fait les États-Unis?
Une vision à long terme pour les zones rurales de l’UE (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, nos zones rurales sont gardiennes des traditions, gardiennes de la culture et des compétences et constituent l'un des fondements de la société européenne. C'est pourquoi, comme l'a souligné le rapporteur, Mme Carvalhais, et je voudrais la remercier pour son excellent travail, nous saluons les engagements de la Commission en faveur de la vision à long terme des zones rurales. Toutefois, pour que ces engagements se traduisent par des actions concrètes, il est nécessaire de modifier le rythme des politiques de l'Union en faveur du développement des territoires intérieurs, tout en soutenant davantage une agriculture de plus en plus durable sur les plans social, environnemental et économique. En ce sens, nous nous efforçons de renforcer tous les instruments, tels que les indications géographiques, qui sont fondamentaux pour le développement et la durabilité sociale de notre zone rurale. Dans le même temps, nous nous opposerons à des mesures telles que la directive sur les émissions, qui mettent en danger l'élevage, malgré le fait qu'elle implique des pâturages à haute valeur environnementale et des races menacées d'extinction, garantissant des revenus et une vitalité précisément dans les zones reculées et montagneuses. Nous avons besoin, Monsieur le Commissaire, d’une plus grande coordination entre les politiques de cohésion, la politique agricole commune, NextGenerationEU et tous les outils nécessaires pour transformer la stratégie pour nos zones rurales en une réussite pour le développement rural, avec des territoires plus prospères, résilients et intégrés.
Besoin impérieux d’une stratégie de l’Union européenne sur les engrais afin d’assurer la sécurité alimentaire en Europe (débat)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, Monsieur le Commissaire, l'escalade des prix des matières premières et des coûts de l'énergie, à laquelle nous assistons depuis des mois, a des conséquences irréversibles, dont nos agriculteurs risquent une fois de plus d'être les premières victimes. Face à cette situation d’urgence, l’Union doit mettre en place dès que possible une réponse ambitieuse et concrète pour mettre un terme à la course aux prix des engrais et garantir une disponibilité adéquate aux besoins de nos exploitations. 50% de notre alimentation, en fait, est basée sur l'utilisation d'engrais de qualité qui, au cours des dernières décennies, ont joué un rôle fondamental dans la révolution verte de notre système agricole, augmentant les rendements et assurant une sécurité alimentaire toujours plus grande à l'échelle mondiale. Monsieur le Commissaire, nous ne pouvons pas nous permettre de prendre du recul. La situation de l'industrie des engrais, qui est souvent contrainte d'interrompre ses lignes de production en raison de hausses de prix insoutenables, nous oblige à prendre des décisions qui ne peuvent plus être reportées. Commençons, par exemple, par le plafonnement européen du prix du gaz, exigé hier par la quasi-totalité de ce Parlement, ce qui aurait des répercussions immédiates sur des secteurs fondamentaux comme celui-ci. Dans le même temps, pour garantir la compétitivité et la capacité de production agroalimentaire de l’Union, nous devons investir dans toutes les alternatives disponibles et éliminer ces contraintes, telles que le seuil de 170 kg d’azote par hectare et par an, qui limite toujours l’utilisation d’engrais organiques et le développement de véritables systèmes d’économie circulaire fondés sur l’exploitation du digestat. Face à cette urgence, qui touche inégalement les pays, les entreprises et les familles européens, nous avons donc besoin d'une réponse européenne, capable de soutenir notre système de production et de l'accompagner vers une durabilité et une indépendance toujours plus grandes des productions les plus critiques, du gaz à l'ammoniac, nécessaires à la production d'engrais, jusqu'aux matières premières agricoles qui garantissent notre sécurité alimentaire.
Conséquences de la sécheresse, des incendies et d’autres phénomènes météorologiques extrêmes: intensifier les efforts de l’Union pour lutter contre le changement climatique (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, après les conséquences des mesures de lutte contre la COVID-19, qui sont dévastatrices pour certains secteurs, et la flambée des prix des matières premières à la suite de l'invasion russe, les conditions météorologiques et l'extraordinaire sécheresse de ces derniers mois ont mis à genoux l'ensemble du secteur agroalimentaire, en particulier dans les régions méditerranéennes. Il est temps d'apporter des réponses fortes afin que nos agriculteurs continuent d'assurer la sécurité alimentaire des citoyens européens. C'est pourquoi nous nous félicitons des dérogations aux exigences de la PAC visant à accroître notre potentiel de production, mais nous ne comprenons pas comment ce choix de la Commission peut être concilié avec des mesures autodestructrices telles que la proposition de règlement sur les produits phytopharmaceutiques qui, sans offrir des alternatives concrètes à l'utilisation de la chimie, entraîneraient des pertes allant jusqu'à un cinquième de notre production. L’Union doit fournir à nos agriculteurs tous les outils dont ils ont besoin pour continuer à produire des denrées alimentaires suffisantes, durables et de qualité et ne pas fixer d’objectifs irréalisables, sauf aux dépens des producteurs et des consommateurs.