15
Sept
2021
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Application des exigences de l'Union en matière d'échange de renseignements fiscaux (débat)
Madame la Présidente, je vous remercie, chers collègues, pour cet échange et pour les nombreux mots de bienvenue. Merci beaucoup à la Commission, en particulier à l'engagement pris dans le discours d'ouverture d'inclure la plupart de nos idées dans la révision de la DAC8. Maintenant, dans le discours de clôture, certains nous verrons et espérons que ce sera plutôt la plupart que certains. Nous attendons avec impatience ce qui va arriver, mais merci pour cet engagement. Nous serions également favorables à un engagement clair d'engager immédiatement des procédures d'infraction en ce qui concerne l'absence de mise en œuvre effective, qui est en fait la question clé de notre rapport. Je voudrais dire à propos de l'accès aux documents que nous considérions comme très douteux que le Parlement puisse être traité de manière moins accueillante par la Commission et les États membres qu'un citoyen individuel. Vous avez fait référence à l'accord-cadre et donc à la partie de mon rapport, et personne ne l'a remis en question. Nous demandons au Parlement d'utiliser tous les moyens juridiques à sa disposition pour obtenir les documents nécessaires. C’est en fait ce que nous devons maintenant faire jusqu’à une procédure judiciaire si cela est finalement nécessaire, car cette infraction, ce rapport sur la mise en œuvre effective, nous ne pouvions pas le faire correctement. Nous le disons aussi clairement: il s'agit d'un rapport incomplet et nous devons achever ce travail, mais pour cela, nous avons besoin des documents des États membres et, si nécessaire, nous devons aller devant les tribunaux pour cela. Ensuite, nous avons le débat sur la souveraineté fiscale. Je voudrais seulement dire que le traité ne donne pas toutes les compétences en matière de fiscalité directe aux États membres. Il s'agit d'une lecture erronée du traité. Il n'y a qu'une exigence d'unanimité pour cela, et cela a conduit à la situation malheureuse que pour cette directive, nous travaillons maintenant sur la huitième version en seulement 15 ans. Cette exigence d'unanimité entraîne donc un manque de bonne législation et une bureaucratie excessive pour les entreprises et oblige les contribuables à faire face à ces règles en constante évolution. C'est pourquoi je vous saurais gré de bien vouloir soutenir mon amendement visant à passer au vote à la majorité. De même, la concurrence fiscale. L'amendement du groupe ECR, qui, soit dit en passant, n'a malheureusement pas contribué aux travaux contrairement à tous les autres groupes, l'amendement visant à soutenir la concurrence fiscale et à voir les aspects accueillants et positifs. Elle est tombée en désuétude à une époque où, au niveau de l'OCDE, au niveau mondial, au niveau européen, nous passons d'un modèle de concurrence fiscale à un modèle de coopération fiscale et, par conséquent, chers collègues, je vous prie de ne pas soutenir une formulation aussi préjudiciable. Enfin, lorsqu'il s'agit de nommer les problèmes, ce Parlement doit faire preuve de courage. Il n’est pas bon que certains groupes aient demandé la suppression de la Roumanie des conclusions, et il n’est pas non plus bon de ne pas parler clairement des nouvelles révélations sur le Luxembourg. Soyons courageux et ne faisons pas de politique partisane à ce sujet. C'est pourquoi j'en appelle à votre soutien à mon rapport et je réfute également tous les amendements affaiblissants. Merci pour votre travail et nous continuerons ensemble sur ce point.