Hausse des prix de l’énergie et lutte contre la précarité énergétique (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, merci pour votre travail. Je vous souhaite bonne chance. Eh bien, en fait, des millions d'Européens ne peuvent pas se permettre de chauffer leur maison ou de payer leurs factures d'énergie. La flambée des prix de l’énergie depuis le début de la guerre en Ukraine a touché tout le monde, mais surtout nos populations les plus vulnérables. La précarité énergétique est en effet un problème multiforme et fait partie intégrante de la pauvreté globale, qui comprend à la fois les revenus des personnes, qui ne correspondent pas aux moyens de subsistance réels, et les niveaux de prix, ainsi que la mauvaise efficacité énergétique des bâtiments, les processus de rénovation lents et la spéculation sur le marché de gros de l'énergie, ainsi que les énormes profits des entreprises énergétiques. Jusqu’à présent, la précarité énergétique a été laissée aux États membres, mais nous avons besoin d’une approche commune pour comprendre la précarité énergétique et la combattre au niveau de l’Union européenne. J'invite donc la nouvelle Commission à présenter dès que possible une stratégie de lutte contre la pauvreté, y compris la précarité énergétique, et des mesures concrètes pour la combattre. Nous attendons également beaucoup du nouveau commissaire au logement, afin que chaque citoyen de l'Union européenne dispose de logements abordables, de qualité et économes en énergie.
Vulnérabilités des infrastructures critiques et menaces hybrides en mer Baltique (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues. Il est clair que la guerre en Ukraine ne se limite plus au territoire ukrainien. Depuis le début de la guerre, des attaques hybrides ont également commencé dans la région baltique. Et la dernière attaque qui a endommagé deux câbles sous-marins entre l'Allemagne et la Finlande et la Lituanie et la Suède n'est certainement pas une coïncidence. C'est un acte de sabotage et de démonstration de pouvoir très bien planifié. Ce sont les attaques hybrides de la Russie contre l'Union européenne. Et le but de ces attaques est de diviser l'unité européenne, de semer la peur, de détruire d'importantes infrastructures. Les infrastructures de la mer Baltique et les installations énergétiques stratégiques des États baltes, telles que le terminal de gaz liquéfié de Klaipėda, peuvent devenir la cible d'États hostiles. Nous devons nous y préparer sérieusement. La réponse européenne et la condamnation de ces attaques ont démontré l'unité européenne, mais la condamnation seule ne suffira pas. Nous devons protéger les infrastructures énergétiques vitales de la région de la Baltique, car c'est la sécurité de l'ensemble de l'Union européenne.
Renforcer le soutien indéfectible de l’UE à l’Ukraine contre la guerre d’agression menée par la Russie et la coopération militaire croissante entre la Corée du Nord et la Russie (débat)
Pérennité du soutien financier et militaire des États membres de l'Union à l'Ukraine (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues, la sécurité de l'Europe dépend de notre capacité à aider l'Ukraine à préserver sa liberté et sa souveraineté. Bientôt, il y aura trois ans de guerre féroce, et il semble que Poutine ne va pas reculer. C'est pourquoi nous devons faire preuve de solidarité avec l'Ukraine et son peuple. Mon pays, la Lituanie, connaît mieux que quiconque le prix de la liberté et le vrai visage de la Russie de Poutine. Dès le début, nous avons été unis et unis dans notre soutien à l’Ukraine et à son peuple, car ce n’est qu’en agissant ensemble que nous sommes forts. C'est pourquoi nous devons continuer à être unis dans toute l'Union européenne pour apporter notre soutien à l'Ukraine. Chers collègues, la Lituanie et les autres pays baltes – Lettonie et Estonie – savent à quel point la liberté est fragile et à quel point son prix est élevé. C'est pourquoi il est de notre devoir à tous de nous unir et d'aider l'Ukraine à remporter la victoire, car une Ukraine libre est aussi une Europe sûre.
Décision du Conseil invitant les États membres à ratifier la convention (n° 190) sur la violence et le harcèlement, 2019, de l'Organisation internationale du travail (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues. Trop de personnes continuent de subir différents types de violence et de harcèlement au travail, et les victimes de violence restent souvent inconnues. Les femmes sont touchées de manière disproportionnée par la violence au travail. Même une femme sur trois dans l'UE a été victime d'une forme de violence. Le risque le plus élevé de violence est dans le secteur des services, le secteur des soins de santé, où la grande majorité des travailleurs sont des femmes. Les États membres ont des approches différentes du problème de la violence dans le monde du travail, qui, dans certains cas, reste tabou. Nous devons donc tout mettre en œuvre pour rendre les mécanismes juridiques contraignants dans tous les pays de l'Union européenne, pour régler le problème de la violence au travail et pour établir une responsabilité et un mécanisme d'indemnisation pour les victimes de violence au travail. Cette convention de l'OIT constitue donc une très bonne base pour reconnaître le droit de chacun à un monde du travail exempt de violence et de harcèlement et pour veiller à ce que les États membres adoptent la législation nécessaire pour atteindre les objectifs de la convention.
L'assassinat d'Alexeï Navalny et la nécessité d'une action de l'UE pour soutenir les prisonniers politiques et la société civile opprimée en Russie (débat)
Président, le régime de Poutine continue de détruire brutalement la société civile dans son pays. L’assassinat d’Alexeï Navalny lors de la conférence de Munich sur la sécurité est un défi effronté lancé par Poutine à l’Occident et une démonstration complète de l’impunité. Le régime du Kremlin est en guerre avec deux guerres: l’une en Ukraine pour détruire le droit des Ukrainiens à la liberté et le droit de choisir l’avenir de leur pays, et une autre guerre contre le peuple russe lui-même, contre la société civile et l’opposition au silence de quiconque n’obéit pas à la dictature du régime de Poutine. Il est clair que les tensions politiques augmentent et deviennent plus complexes, il ne suffit donc pas de maintenir la rhétorique féroce à l'égard de la Russie, mais il est nécessaire de prendre des mesures concrètes, notamment en soutenant activement l'Ukraine et en étendant les sanctions, en particulier à ceux qui ont contribué à la mort de Navalny, et en empêchant le contournement des sanctions. Nous ne pourrons résister au régime du Kremlin que si nous restons unis et solidaires avec l’Ukraine et soutenons son peuple dans sa lutte pour son pays.
Conditions de travail des enseignants dans l'UE (débat)
Merci pour votre question. Tout d'abord, je voudrais dire que je ne connais pas vraiment le système éducatif en Pologne en particulier. Cependant, je peux répondre qu'un espace commun de l'éducation dans l'Union européenne est nécessaire, avant tout, pour éliminer une éducation de mauvaise qualité dans tous les pays de l'Union européenne, pour disposer d'un financement suffisant pour les enseignants, pour avoir suffisamment de respect pour la profession enseignante, pour vraiment tenir compte de ce dont l'Union européenne commune a besoin en vue de son avenir. Par conséquent, ce n'est qu'en prenant un exemple commun d'un pays ou d'un autre, en évaluant la situation actuelle dans chaque pays, que nous pourrons avoir une éducation de qualité dans toute l'Union européenne.
Conditions de travail des enseignants dans l'UE (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire. Une éducation de qualité dispensée par des enseignants qualifiés est indissociable d'une Union européenne socialement et économiquement forte et de son avenir. Malheureusement, les pénuries d'enseignants restent élevées dans presque tous les États membres, y compris le mien, la Lituanie, et il s'agit d'un problème à long terme qui ne fera qu'augmenter à l'avenir en raison d'une action stratégique insuffisante. Nous manquons beaucoup de stratégies pour le renouvellement des enseignants, de mesures pour accroître l'attractivité de la profession enseignante. Les salaires des enseignants sont en fait beaucoup trop bas, et il n'y a pratiquement aucune incitation financière ou autre pour rendre plus attrayant pour les jeunes enseignants de travailler dans les régions. De moins en moins de jeunes choisissent la profession d'enseignant. Il y a un manque de développement systématique des compétences des enseignants, en particulier dans le cadre du développement professionnel continu. Chers collègues, l'espace européen unique de l'éducation doit garantir une éducation de qualité pour tous, c'est pourquoi nous avons besoin d'une stratégie commune pour l'Union européenne. (L'orateur accepte de répondre à la question du carton bleu)
Remédier aux pénuries urgentes de compétences et trouver les bons talents pour stimuler la création d’emplois (Année européenne des compétences) (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues, l'Année des compétences vise à mettre en évidence l'inadéquation entre la main-d'œuvre et la demande dans l'Union européenne et à trouver des solutions. La question des compétences reste très pertinente et doit être abordée, car elle détermine la compétitivité de notre Union européenne dans son ensemble et, en même temps, le bien-être social de nos citoyens. Il existe une pénurie manifeste de travailleurs qualifiés, en particulier dans les régions. Dans le même temps, nous avons des taux de chômage élevés parmi les jeunes qui ne travaillent pas, ne suivent pas d'études ou de formation dans l'ensemble de l'Union européenne. Nous n'avons pas utilisé les possibilités offertes aux femmes et aux personnes handicapées de participer au marché du travail, nous devons donc veiller à ce que nos employés puissent acquérir des compétences qui répondent aux besoins du marché. Mais la rémunération du travail doit également être attrayante et décente, et les conditions de travail doivent être décentes pour que chacun se sente digne, puisse vivre et subvenir aux besoins de sa famille.
Dimension de genre de l’augmentation du coût de la vie et des répercussions de la crise énergétique (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues, dans l'Union européenne, une grande partie de la population est au bord de la pauvreté, notamment en raison de la flambée de l'inflation ces dernières années et de la hausse spectaculaire des prix de l'énergie et des biens et services de consommation essentiels. Les familles avec enfants, les célibataires, dont la plupart sont des femmes, ainsi que nos retraités, sont souvent incapables de répondre aux besoins les plus élémentaires et sont confrontés à une extrême pauvreté énergétique. Des services publics abordables, des denrées alimentaires abordables pour les personnes à faible revenu et une interdiction de la déconnexion des services publics doivent donc être garantis. Chaque État membre doit élaborer et maintenir des mesures de lutte contre la précarité énergétique, en particulier en ce qui concerne la pauvreté des femmes et des enfants, et une directive relative à un revenu minimum et à la mise en œuvre effective de la garantie pour l’enfance est nécessaire au niveau de l’Union européenne, avec un budget distinct et les fonds nécessaires.
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues. La forte hausse de l’inflation, des prix du logement, des denrées alimentaires et de l’énergie a entraîné une crise du coût de la vie et une baisse des revenus réels. Et cela affecte non seulement les personnes à faible revenu, mais aussi les personnes à revenu intermédiaire. Et aujourd'hui, pour la plupart de ces personnes, le logement est devenu un grand luxe. Au cours de la dernière décennie, les prix de location dans certains États membres, y compris en Lituanie, mon pays d'origine, ont augmenté de plus de 100 %, ailleurs et encore plus. Le prix de la propriété est supérieur à 50%. Le logement est pratiquement devenu inabordable, même pour les personnes à revenu moyen, et les prix des logements locatifs augmentent de manière incontrôlable. Les taux d'intérêt sur les prêts au logement ont doublé, voire triplé dans certains endroits. De plus en plus de personnes ont besoin de logements sociaux. Chers collègues, le droit à un logement décent et abordable est le droit de chacun. Il n'est pas normal que les coûts moyens du logement représentent environ 40 % des dépenses totales de consommation. Il est donc temps d'agir au niveau de l'UE et de commencer à réfléchir à un instrument européen pour l'accès au logement.
Lancement de l’Année européenne des compétences (débat)
Merci, Monsieur le Président, Monsieur le Ministre, Monsieur le Commissaire. Déclarer cette année comme une année de compétences offre de nombreuses possibilités de se concentrer sur le marché du travail européen et ses défis et de trouver les bonnes solutions, en aidant nos citoyens à s’adapter avec succès aux changements sur le marché du travail et en rendant les entreprises plus compétitives et innovantes. La compétitivité de l'Europe dépend directement de la réussite des entreprises et, en particulier, des compétences et qualifications des travailleurs qu'elles emploient. Toutefois, la détérioration croissante de la situation démographique en Europe affecte le marché du travail. Nous manquons d'employés dans les domaines des soins de santé, de l'entretien et des services de construction. Il y a une pénurie de travailleurs hautement et peu qualifiés, et même un quart des petites et moyennes entreprises de l'Union européenne sont confrontées à une pénurie de travailleurs. Par conséquent, nous devons investir dans l'acquisition de nouvelles compétences, dans leur adéquation avec les besoins du marché du travail, et accorder une attention particulière aux programmes d'éducation et de formation, afin que les jeunes puissent acquérir les spécialités qui sont en demande et nécessaires. L'apprentissage des adultes ne doit pas être négligé. Merci.
Enfants déportés de force d'Ukraine et mandat d’arrêt de la CPI contre Vladimir Poutine (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Vice-président, chers collègues. Aujourd'hui, plus qu'assez de preuves ont été recueillies sur l'enlèvement d'enfants ukrainiens et leur déportation forcée vers la Russie. La Russie commet un génocide contre le peuple ukrainien, en utilisant des enfants sans défense. C'est une cruauté horrible. Cela n'est justifié par aucun argument, car il s'agit de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité particulièrement graves, qui doivent être punis dans les termes les plus forts. Le mandat d'arrêt de la CPI doit être mis en œuvre. Il est difficile de comprendre que la Russie, qui commet des crimes aussi graves, soit un membre permanent du Conseil de sécurité. J'appelle donc les dirigeants de l'Union européenne à mobiliser dès que possible un soutien politique en faveur de l'exclusion de la Russie de toutes les organisations internationales, de la création d'un tribunal spécial pour les crimes d'agression de guerre perpétrés par la Russie et du jugement de toutes les personnes impliquées dans des crimes commis contre des enfants ukrainiens et le peuple ukrainien.
C’est l’Europe - Débat avec Gitanas Nausėda, président de la Lituanie (débat)
. – Cher président de la Lituanie, Madame la Présidente, chers collègues, chers citoyens européens qui regardent notre débat, la Lituanie, comme d'autres pays du même sort, qui étaient destinés à subir l'oppression et l'agression de la Russie totalitaire soviétique, mieux que quiconque ne connaît le prix de la liberté gagnée par le sang. Aujourd'hui, en ce lieu, c'est l'Ukraine qui lutte héroïquement pour sa propre liberté et pour notre liberté. C'est avec le même agresseur qui vient de changer le nom. Par conséquent, il n'est pas surprenant que, depuis le premier jour de l'invasion de l'Ukraine par la Russie et jusqu'à présent, la voix de la Lituanie et des autres États baltes ait été la plus célèbre, appelant non seulement à une assistance urgente et globale à l'Ukraine, mais aussi à une réponse commune et unie de l'Union européenne pour mettre fin à l'agression russe. Ici et maintenant. Permettez-moi de vous rappeler que pendant de nombreuses années, la Lituanie et d'autres pays baltes ont constamment parlé et mis en garde contre le vrai visage de la Russie et les objectifs de son régime autoritaire de Poutine. Malheureusement, tous les membres de la communauté européenne ne voulaient pas entendre ces avertissements. Cependant, ces avertissements sont devenus une réalité sanglante pour le peuple ukrainien. Aujourd'hui, tout le monde a reconnu que parler des objectifs sanglants du régime du Kremlin en Lituanie et dans les États baltes n'était pas seulement un brouillage des griefs historiques. Nous l'avons fait parce que nous connaissions la fragilité de la liberté et son coût immense, et nous voulions nous assurer que cela ne se reproduise pas en Europe et qu'aucune nation ne soit soumise à une oppression brutale et à une attaque contre l'intégrité territoriale et la liberté. Jamais. Je suis tout à fait d'accord avec notre président. La mémoire historique ne doit pas se trouver dans les archives. L'histoire ne peut pas être oubliée, et la guerre initiée par Poutine en témoigne une fois de plus. J'appelle donc à la responsabilité, à l'unité et au courage, et à la création d'un tribunal pour les crimes de guerre commis par la Russie, pour que toutes les actions et sanctions possibles soient prises afin d'affaiblir le pouvoir du régime du Kremlin et d'aider l'Ukraine à gagner cette guerre brutale, qui est également une garantie de la sécurité à long terme de l'Europe. Nous devons être unis pour rétablir et développer nos capacités de défense - notre sécurité en tant qu'Européens dépendra de la manière dont nous travaillerons ensemble, collectivement et collectivement pour y parvenir. Chers collègues, une Europe forte et résiliente ne peut être atteinte que si elle est unie, socialement responsable, juste et progressiste. Notre objectif, en tant que socialistes et démocrates, est de renforcer les fondements sociaux de l'Europe et de veiller à ce que les objectifs adoptés lors du sommet de Porto soient pleinement mis en œuvre dans tous les États membres. L'Europe sociale doit veiller à ce que même les personnes disposant d'un revenu minimum puissent vivre dignement et subvenir aux besoins de leur famille, et ne se retrouvent pas dans la pauvreté, à ce qu'il n'y ait pas d'enfants pauvres, dont nous avons encore aujourd'hui plus de 18 millions en Europe, à ce que les hommes et les femmes reçoivent un salaire égal pour un même travail, à ce que nos retraités aient une vieillesse digne et à ce que les droits et libertés de tous soient protégés. Seule une Europe socialement forte, résiliente et responsable sera en mesure de relever des défis tels que la transition écologique et la numérisation, qui auront inévitablement une incidence sur le modèle socio-économique européen et le marché du travail. Mais notre peuple doit être à l'avant-garde de toutes les réformes. Alors, courageusement et unis pour l'Europe!
Monsieur le Président en exercice, chers collègues, il y aura bientôt une année où l'Ukraine et son peuple se battront pour la liberté, la souveraineté et l'intégrité territoriale de leur pays. L'agression militaire injustifiée de la Russie a irréversiblement modifié la situation géopolitique de l'Europe dans son ensemble. Et le monde entier a vu le vrai visage des régimes russe et du Kremlin. Par conséquent, le moment est venu de se réunir et de prendre des décisions politiques, économiques et financières décisives en principe pour aider l’Ukraine à combattre et à vaincre l’agression russe. N'oublions pas que la victoire de l'Ukraine sur la Russie est une garantie de sécurité, de liberté et de démocratie pour nous tous. Par conséquent, un accord doit être trouvé sur la création d'un tribunal international pour les crimes de guerre perpétrés par la Russie, l'indemnisation des victimes de guerre et un Fonds de reconstruction de l'Ukraine, et, bien sûr, sur la fourniture d'une assistance ininterrompue, en particulier militaire et de toutes sortes d'autres formes d'assistance à l'Ukraine et un engagement ferme à soutenir l'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne.
Faire face à la crise du coût de la vie: augmenter les salaires, imposer les bénéfices, faire cesser la spéculation (débat d'actualité)
Merci, Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire. Les hausses inhumaines des prix des denrées alimentaires et de l'énergie poussent simplement les personnes à revenu faible ou intermédiaire dans la pauvreté et l'exclusion sociale. Cependant, les décisions nécessaires sont attendues depuis longtemps. Je ne comprends pas pourquoi certains États membres n'appliquent toujours pas un taux réduit de TVA, même aux denrées alimentaires essentielles, alors que la cupidité des actionnaires commerciaux n'est pas justifiée. Enfin, il est incompréhensible que les mécanismes de rémunération s'appliquent également aux personnes à revenu faible ou moyen et même aux personnes à revenu élevé. Nous devons veiller à ce que ce lourd fardeau de l'inflation des prix ne pèse pas sur les personnes les plus vulnérables et les plus à faible revenu. Il est regrettable que, même au niveau de l'Union européenne, il n'y ait pas de solidarité ni de volonté politique de se mettre d'accord sur des solutions dans le domaine de l'énergie. Hier, nous avons assisté à un fiasco parmi les ministres de l'énergie pour convenir d'un plafonnement des prix du gaz.
Nécessité d’une enveloppe budgétaire spécialement consacrée à faire de la garantie pour l’enfance une réalité - une urgence en période de crise énergétique et alimentaire (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, la pauvreté des enfants dans l'Union européenne, l'une des régions les plus riches du monde, est inacceptable et continue de croître. La pandémie de COVID-19, la guerre en Ukraine, a montré que les systèmes d’éradication de la pauvreté des enfants ne sont pas aussi solides que nous le pensions. En conséquence, il est regrettable et responsable que pas moins de 18 millions d'enfants vivent dans la pauvreté. Et la garantie pour l'enfance est importante non seulement pour sortir les enfants de la pauvreté, mais aussi pour les empêcher de tomber dans cette pauvreté. Par conséquent, un budget distinct pour la mise en œuvre de la garantie pour l’enfance est nécessaire. Tous les États membres ne prennent pas au sérieux la mise en œuvre de la garantie pour l’enfance. Et pas moins de neuf États membres n’ont pas encore élaboré de plans nationaux de mise en œuvre. Et cela ne fait que prouver l'importance d'une réponse européenne commune à la pauvreté des enfants. Il est en effet nécessaire de disposer d'un budget distinct, mais il n'en est pas moins nécessaire d'avoir une volonté politique commune.
Solidarité culturelle avec l’Ukraine et mécanisme conjoint de réaction d’urgence pour la relance culturelle en Europe (débat)
Merci, Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues. La guerre en Ukraine est devenue une réalité douloureuse. L'Ukraine et son peuple se battent pour la liberté, pour le droit d'avoir son propre pays, d'y vivre pacifiquement et de construire son avenir. L'Ukraine se bat pour nos valeurs européennes, pour la démocratie, pour le mode de vie européen, pour les droits de l'homme et les libertés, c'est donc aussi notre guerre européenne, non seulement pour la vie des gens, mais aussi pour le patrimoine culturel. L'identité est la victime et l'otage de la guerre. La destruction délibérée de la culture fait partie de la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine. L'Europe l'a compris depuis le premier jour de la guerre. Nous sommes unis et aidons l'Ukraine au mieux de nos capacités. La solidarité culturelle avec l'Ukraine est essentielle. La Russie ne cherche pas seulement à détruire l'Ukraine par une action militaire, mais mène des campagnes de désinformation à différentes échelles, essayant de créer un sentiment de peur et de méfiance pour le peuple ukrainien. Par conséquent, il est plus important que jamais de garantir un soutien fort au secteur universitaire culturel et créatif ukrainien, qui constitue ce lien essentiel dans la lutte contre la propagande et la désinformation russes. En effet, depuis le début de la guerre, l'Europe a mobilisé d'urgence des moyens financiers pour aider les personnes dans les domaines culturels et artistiques fuyant la guerre. Les artistes et les travailleurs culturels ukrainiens joueront un rôle essentiel dans la reconstruction de l'Ukraine et la mobilisation de la société. Aujourd'hui, en Ukraine, nous voyons les forces russes détruire le patrimoine culturel, piller des objets culturels. Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour mettre un terme à cette situation et préserver le patrimoine culturel ukrainien. La Commission européenne a déjà présenté une proposition relative à une facilité pour la reconstruction de l’Ukraine. Et j'espère vivement que la restauration et la préservation du patrimoine culturel ukrainien feront partie intégrante de ce plan.
Préparation du Conseil européen des 20 et 21 octobre 2022 (débat)
Monsieur le Président, la guerre en Ukraine et les conséquences économiques et sociales de cette guerre pour l'Europe et notre peuple restent au premier rang des priorités politiques de l'Union européenne et se poursuivront encore longtemps. Nous devons soutenir l’Ukraine et lui apporter toute l’aide dont elle a besoin pour se défendre contre l’agression russe. Dans le même esprit de solidarité, nous devons prendre des décisions urgentes pour mettre fin à l'aggravation des inégalités sociales en Europe. Nous ne pouvons pas permettre à notre peuple de choisir entre le chauffage et la nourriture. Chers collègues, la situation exceptionnelle exige des solutions exceptionnelles et urgentes. Un accord doit être trouvé sur le plafonnement des prix du gaz, la taxation et la redistribution des bénéfices excédentaires des grandes entreprises énergétiques de manière injustifiée, les achats conjoints de gaz dans l’UE pour aider et protéger les personnes et les entreprises les plus vulnérables. Nous devons enfin protéger nos entreprises de production alimentaire et assurer la sécurité alimentaire. Il est de notre devoir d'aider les citoyens et les petites et moyennes entreprises à survivre à cette période difficile, et j'espère vivement qu'un accord commun sera trouvé sur le paquet de solidarité de l'UE.
Salaires minimaux adéquats dans l’Union européenne (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues, chers rapporteurs, je voudrais tout d'abord vous remercier pour la volonté politique que vous avez trouvée de vous mettre d'accord sur la directive relative au salaire minimum, en particulier en cette période difficile. Certes, il est anormal que les Européens qui perçoivent le salaire minimum ne survivent pas, ne puissent pas subvenir à leurs besoins fondamentaux et finissent dans la pauvreté. L'inflation actuelle, les prix de l'énergie et des denrées alimentaires appauvriront encore davantage les salariés au salaire minimum. La mise en œuvre rapide de cette directive, avec la participation des partenaires sociaux, doit donc être une priorité pour les États membres, et nous demandons à la Commission de suivre de près ce processus. Cette directive veillera à ce que le niveau du revenu minimum corresponde au pouvoir d'achat, à un niveau de vie réel et à ce qu'il soit réexaminé en temps utile et régulièrement. Le salaire minimum doit permettre aux personnes qui en bénéficient de gagner leur vie et de subvenir aux besoins de leur famille. Ce n’est qu’alors que l’Europe sera socialement forte, durable et plus résiliente, en particulier en temps de crise.