28
Nov
2024
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Nécessité d’adopter un accord international ambitieux et juridiquement contraignant sur la pollution par les plastiques, y compris dans le milieu marin
Monsieur le Président, on trouve aujourd'hui des microplastiques partout sur notre planète, au fond de l'océan, mais aussi dans le sang humain, le lait maternel, les tissus placentaires, les poumons et le cerveau. Chaque année, des centaines de millions de tonnes de nouveaux plastiques sont produites, tandis que seulement 9 % sont recyclés et que la production devrait tripler d’ici à 2060. Nous aurons donc de nouvelles montagnes de produits en plastique où les deux tiers ne seront utilisés qu'une seule fois ou jetés dans les 5 ans. C'est un mode de vie que cette planète ne peut tout simplement pas se permettre. L'UE doit donc s'efforcer d'obtenir un accord contraignant au niveau mondial à Busan pour mettre fin à la pollution par les plastiques, mais aussi endiguer le flot de nouveaux plastiques à ses sources. Nous savons que l'objectif climatique de 1,5 degré ne peut être atteint sans une forte réduction de la production de polymères plastiques primaires, car ceux-ci sont fabriqués à partir de pétrole. Nous savons que nos océans s'étoufferont avec les plastiques si nous n'atteignons pas la gestion et le recyclage des déchets plastiques dans tous les pays, y compris dans les pays du Sud, où les producteurs ont également la responsabilité. Et nous savons que nos enfants souffriront si nous n'interdisons pas les produits chimiques dangereux contenus dans les produits en plastique. Enfin, j'entends dire que les mêmes pays qui ont fait obstruction lors des négociations sur le climat la semaine dernière à Bakou créent maintenant des problèmes à Busan. Les pays producteurs de pétrole – Arabie saoudite, Russie, Iran – qui tentent de préserver leurs futurs marchés, je n’ai qu’une chose à dire: honte à toi.