24
Avr
2024
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Reprise de la séance
Madame le Président, ce n'est pas une motion de procédure. C'est un point de remerciement. C’est un peu émouvant. C'était le 14 juillet 2009. Peu de temps après 8 heures, je suis entré dans cet hémicycle pour la toute première fois et je suis allé à mon siège assigné, 566. Là, j’étais assis, presque seul, à m’interroger sur le fait que j’étais devenu membre du seul – unique – parlement transnational au monde, l’une des 732 personnes chargées de légiférer pour un demi-milliard d’Européens. La fierté et le sens du devoir que j'ai ressentis là-bas et qui ne m'ont jamais quitté au cours des 15 dernières années. À l'époque, j'ai dit à mes électeurs et aux membres de mon parti que je demanderais deux ou trois mandats au maximum à la Chambre. Ils m'ont accordé mon souhait, et je leur serai éternellement reconnaissant pour leur confiance. Mais trois termes ne sont pas quatre; C'est le moment de partir. En ce moment, je tiens à vous remercier, mes collègues actuels et anciens, pour ces 15 années. Ils ont été, franchement, la partie la plus brillante de ma carrière professionnelle. Certes, nous n'étions pas toujours du même côté, mais je dirais que, dans l'ensemble, nos débats étaient dignes d'une démocratie dynamique. Je remercie également le personnel de cette institution. Ils veillent à ce que nous ayons tout ce qu'il faut pour nous acquitter de nos devoirs dans l'intérêt de tous les citoyens. Ce serait pour moi un plaisir – parce que ce n’est pas seulement un merci, c’est une invitation – ce serait pour moi un plaisir de vous voir ce soir à 20 heures. la rotondepartager des boissons ensemble pour célébrer mon départ et celui de tant d’autres députés qui n’ont pas la possibilité de prendre la parole. Merci de votre respect. Mais, si je puis me permettre, avant de partir, je veux juste que vous me laissiez partager quelques réflexions sur la voie à suivre. Merci pour votre respect! Comme nous avons pu le constater, l'Union européenne a été construite en réponse à deux totalitarismes: Le nazisme et le communisme soviétique. Ceux-ci avaient en commun un mépris total pour la vie et la dignité des êtres humains. Ce n'est pas un hasard si la première valeur qui est à la base de cette Union est la dignité humaine. Cela doit rester notre boussole commune; Tout ce que nous faisons ici doit contribuer à la possibilité pour chaque être humain, présent et à venir, de vivre une vie digne. De nos jours, les dictatures et les régimes autoritaires sont à nouveau en hausse, y compris à nos propres frontières. Dans le même temps, nous constatons un danger clair et actuel pour la dignité humaine au sein de notre Union. Et au niveau mondial, le changement climatique nous rappelle que notre système économique met en danger la vie et les moyens de subsistance de l'humanité dans son ensemble. (Objections de certains milieux) Je finis! Soyez patient. En 15 ans, je n’ai jamais présenté de motion d’ordre, n’est-ce pas? Jamais une seule fois. Permettez-moi donc de terminer. Les défis à venir sont énormes, mais j'ai une foi inébranlable dans la sagesse, la créativité et les ressources collectives des citoyens européens. Si la dignité humaine est notre boussole, la devise de notre Union européenne est la clé pour libérer ces capacités collectives: l'unité. Parce qu'ensemble, nous ne représentons que 6 % de la population mondiale et nous ne vivons que sur 2 % des terres. Cela seul devrait nous rappeler que ce n'est que si nous agissons ensemble que nous pourrons avoir une emprise sur notre présent et notre avenir, ce que tout le monde appelle ici la souveraineté. Divisés, nous sommes tenus de devenir les jouets des autres, de nos événements hors de notre contrôle. Diversité. Parce qu'aucun individu, aucun groupe de personnes, aucune discipline, aucune école de pensée, aucune culture ne peut à elle seule saisir la complexité de notre monde. Ce n'est que lorsque nous l'examinons sous différents angles que nous avons une chance de l'améliorer. (Les fortes protestations de certains quartiers) Chers collègues, je termine. Une phrase. Chers collègues, ce n'est que s'il incarne les valeurs et la devise de l'Union européenne que ce Parlement sera un phare d'espoir en Europe et au-delà.