23
Oct
2025
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Obligations au titre de la directive «Services de médias audiovisuels» dans le dialogue transatlantique (débat)
Madame la Présidente, mes chers collègues, Hollywood n'a pas besoin d'aide pour s'imposer en Europe. Il écrase déjà nos écrans, nos salles, nos plateformes. Le cinéma européen, lui, est relégué au second plan, tant dans les salles de cinéma que sur les services de streaming. Seule l'exception culturelle âprement défendue par la France, trop souvent isolée ailleurs, a permis de maintenir notre production. Cette politique impose aux plateformes de diffuser au moins 30 % d'œuvres européennes et de contribuer au financement de notre création. C'est crucial lorsque 85 % du temps d'écran est accaparé par trois services de streaming américains. Ces dispositions sont un filet de sécurité indispensable au moment où l'administration américaine menace de taxer à 100 % nos œuvres. Cette résolution réaffirme également la compétence des États membres en matière culturelle et le principe de subsidiarité inscrit dans les traités. Ce respect de notre souveraineté est suffisamment rare pour être salué. Au final, je me réjouis que ce texte s'inspire de l'exception culturelle française et je forme un vœu: que, demain, nous puissions porter ce quota d'œuvres européennes de 30 à 50 %, comme le demande le Centre national du cinéma. Car défendre nos créateurs, c'est défendre notre identité et donc notre liberté.