23
Nov
2022
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Future architecture financière européenne pour le développement (débat)
Monsieur le Président, le débat en séance plénière a confirmé qu’il y a une large diversité de vues sur les objectifs exposés dans mon rapport. Les objectifs de développement durable sont un objectif pour toute la communauté internationale, y compris pour l’Union européenne. L’accord de Paris est un engagement de toute la communauté internationale, y compris de l’Union européenne. Les promesses faites à Addis-Abeba en 2015 sont un engagement de toute la communauté internationale, y compris de l’Union européenne. J’admets la critique de ceux qui disent: «Mais la Chine doit faire son travail». Bien entendu, ce n’est pas la Chine ou l’Union européenne. C’est l’Union européenne et la Chine et tous les autres qui ont le devoir d’apporter des réponses à la situation qui est faite par un gouffre financier de plus de 4 000 milliards qui manquent chaque année pour réaliser les objectifs de développement durable. Alors, à ceux qui critiquent l’accès à l’emprunt, je dirais quand même: mais où allons-nous trouver l’argent si les banques et institutions financières de développement ne sont pas à même de faire la collecte de l’épargne en vue de l’investir à des fins de développement, dans le respect de l’accord de partenariat, dans l’esprit du principe de l’appropriation? Tout cela constitue une énorme liste de charges auxquelles doivent répondre les institutions financières. De mon point de vue, le recours à l’emprunt est tout à fait défendable s’il permet d’investir dans le long terme et si, aussi longtemps que le pays en question doit rembourser, les générations futures peuvent encore en profiter. Finalement, je dirais à ceux qui disent que le pillage des ressources doit cesser: bien entendu, il doit cesser. M. Wallace l’a dit. Mais ce n’est pas le pillage ou les contributions financières à travers l’aide publique au développement ou les fonds mobilisés par les institutions financières, c’est l’un et l’autre. Ce n’est pas l’un ou l’autre, c’est bien l’un et l’autre. Finalement, l’Union européenne peut faire beaucoup. Elle ne peut pas tout faire. Comme disait Michel Rocard, nous ne pouvons pas accueillir toute la misère du monde, mais nous devons prendre notre part.