12
Déc
2023
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Situation au Venezuela (débat)
Monsieur le Président, pour moi, notre politique à l'égard du Venezuela aujourd'hui doit être résumée en deux mots: prudence et demande. Prudence parce que, depuis la signature des Accords de la Barbade, la réponse du régime a été tout à fait décevante. Il a ordonné la suspension des effets des primaires et a réitéré la disqualification de María Corina Machado, et le procureur général a émis des mandats d'arrêt contre de nombreux dirigeants politiques. L'un d'eux, Roberto Abdul, a déjà été arrêté. Dans ce contexte, l'Union européenne ne devrait pas envisager de lever les sanctions à l'encontre du régime. Je crois, Monsieur Borrell, que vous et le ministre espagnol des Affaires étrangères n'avez pas tardé à proposer une révision des sanctions européennes. Prudence, j'insiste. Ce n'est pas la première fois que le régime utilise des négociations comme celles de la Barbade comme stratagèmes pour simplement gagner du temps et obtenir des concessions de la communauté internationale. D'autre part, la demande, a-t-il dit. La communauté internationale doit exiger du régime de Maduro. Nous risquons la démocratie, la liberté et le respect des droits de l'homme, pas seulement les concessions pétrolières. Le régime doit prendre des mesures positives claires et veiller à ce que des élections présidentielles démocratiques soient organisées dès que possible. Cela présuppose que les candidats aient la pleine liberté d'y participer, y compris María Corina Machado, et la libération de prisonniers politiques, environ trois cents.