Préparation du Conseil européen des 17 et 18 octobre 2024 (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Vice-président, nous commençons cette législature par deux guerres à notre porte et dans un contexte géopolitique et géoéconomique turbulent. L'Union européenne est à la croisée des chemins. Les 800 milliards d'euros proposés dans le rapport Draghi ainsi que des initiatives telles que le Laboratoire européen de la compétitivité proposé hier par le ministre espagnol de l'Économie, Carlos Cuerpo, sont nécessaires pour réactiver son potentiel économique, être compétitif et le remettre en puissance sur la carte du monde. Toutefois, nous devons plaider en faveur d'une compétitivité sociale et durable. Nous devons investir dans les personnes, dans leur santé et leur bien-être. S'il est acceptable pour nous d'investir dans l'intelligence artificielle, le plus important est encore l'intelligence humaine. Investir dans l’éducation et la formation afin de créer des emplois de qualité et de garantir l’inclusion et la cohésion sociales. En bref, investir dans l'égalité et, en particulier, dans l'égalité des sexes. Mesdames et Messieurs, plaidons également en faveur d'une compétitivité durable, d'investissements dans les énergies et les technologies propres. Le pacte vert n’est pas un frein, mais une opportunité d’innovation et de développement économique durable. La compétitivité européenne sans êtres humains et sans planète serait de peu d'utilité.
Procédure de demande unique en vue de la délivrance d'un permis unique autorisant les ressortissants de pays tiers à résider et à travailler sur le territoire d'un État membre et socle commun de droits pour les travailleurs issus de pays tiers qui résident légalement dans un État membre (refonte) (débat)
Madame la Présidente, je prends la parole très brièvement pour remercier tous les orateurs de leurs interventions et je voudrais dire que le succès de la révision du permis unique est le succès de toute l'équipe de négociation. Les rapporteurs fictifs ont sans aucun doute amélioré mes propositions initiales. Nous avons apporté une réponse européenne et pro-européenne à un défi européen. L'extrême droite a brillé par son absence dans le processus de négociation. Au moins, cela n'a pas entravé les négociations, ce qui est à saluer. Mais, Monsieur le Commissaire, nous devons développer davantage les instruments de la migration régulière, surtout en assurant la cohérence entre eux. Et, d'autre part - comme je l'ai dit dans mon premier discours - nous devons lui donner de la visibilité afin que ces instruments soient attrayants et utiles tant pour nos entreprises que pour les migrants. Je tiens à vous remercier pour mon anniversaire, mais je vais vous demander un cadeau et ce cadeau n'est pas pour moi, mais pour les migrants et pour nos entreprises: demain, nous aurons un large soutien pour cette révision de la directive.
Procédure de demande unique en vue de la délivrance d'un permis unique autorisant les ressortissants de pays tiers à résider et à travailler sur le territoire d'un État membre et socle commun de droits pour les travailleurs issus de pays tiers qui résident légalement dans un État membre (refonte) (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, la politique migratoire commune reste une affaire inachevée de l'Union. Mais nous allons de l'avant. Nous voterons bientôt sur l'accord conclu après plusieurs années de négociations entre le Conseil et cette Assemblée sur le pacte sur la migration et l'asile. C'est certainement une étape nécessaire, mais ce n'est pas suffisant parce que nous avons besoin d'une approche globale qui couvre toutes les dimensions. Une approche globale qui gère non seulement les flux migratoires irréguliers tout en préservant la vie des migrants grâce à un mécanisme européen de sauvetage maritime, notamment en respectant leurs droits fondamentaux, mais favorise également la cohérence entre les différents instruments de migration régulière et la pleine intégration des travailleurs étrangers dans nos sociétés. Et tout cela en coopération avec les pays d'origine et de transit, en promouvant la migration circulaire. Mesdames et messieurs, ce n'est que de cette façon que nous allons passer à travers cette affaire inachevée. Parce que, n'oublions pas, les conflits, les crises humanitaires et les conséquences du changement climatique continueront à pousser les gens à chercher un avenir meilleur et aucun mur ou barrière ne pourra les arrêter. À cet égard, je tiens à être très clair avec ceux – en particulier ceux de l’extrême droite – qui nourrissent la peur et la haine avec et envers les migrants et font des progrès décisifs en matière de migration régulière. Tout en reconnaissant cela, la migration régulière est le meilleur outil pour lutter contre l'immigration irrégulière et les passeurs d'êtres humains et est donc nécessaire et positive. C'est nécessaire parce que les tendances démographiques montrent clairement que la population de l'Union européenne est en déclin et vieillit rapidement. Et comme nous l’avons vu pendant la pandémie dans les secteurs de la santé, de l’agroalimentaire et des transports, de nombreux secteurs de l’emploi dépendent de la présence et de la disponibilité de travailleurs migrants. Et c'est positif parce que les migrants sont un enrichissement économique, social et culturel évident pour nos sociétés. Mesdames et Messieurs, face à cette réalité, l'Union européenne doit être en mesure d'offrir un cadre européen commun harmonisé en matière de migration régulière fondé sur la confiance entre les États membres et de devenir, comme le dit le commissaire Johansson, une politique normale de l'Union. Au cours de cette législature, nous sommes allés dans la bonne direction avec la réforme de la carte bleue, la révision toujours en cours de la directive sur les séjours de longue durée et le projet intitulé «Réservoir de talents» et, bien sûr, la proposition de directive dont nous débattons aujourd’hui au sein de cette Assemblée: l'obtention d'un permis de travail et de séjour unique plus efficace. Le premier objectif et la réalisation de la réforme de cette directive ont précisément été de l'améliorer. Cela semble évident, mais en ces temps, avec une extrême droite qui ne reconnaît pas la réalité et tire les balles, il n'est pas facile de joindre les efforts pour encourager une migration plus ordonnée, régulière et sûre. C'est pourquoi je remercie les rapporteurs fictifs pour leur engagement et leur travail, ainsi que la Commission pour sa vision constructive lors des trilogues. Également à la présidence espagnole pour ses efforts visant à faire avancer ce dossier législatif, et à toutes les équipes techniques des trois institutions pour leur travail et leur dévouement au cours de ces mois intenses. La deuxième réalisation a été d'obtenir une procédure plus simple et plus rapide pour acquérir ce permis unique. Nous avons imposé, comme nous l'avons fait avec la carte bleue, un délai spécifique maximal de quatre-vingt-dix jours pour mener à bien la procédure par rapport aux 120 jours actuels. Cela réduit les coûts pour les administrations et les employeurs, qui seront en mesure de compter et d'embaucher avec des délais clairs et déterminés. En bref, la directive est plus attrayante pour tous. En outre, nous avons assuré l'égalité de traitement de ces migrants vis-à-vis des travailleurs de l'Union européenne en renforçant leurs droits, en améliorant leur protection contre les abus ou en facilitant l'accès au logement privé. De cette manière, nous évitons et prévenons non seulement l'exploitation par le travail, mais nous luttons également contre le risque de dumping social. En outre, les travailleurs pourront changer d'employeur et de secteur d'activité grâce à une procédure simple et rapide. Et cette nouveauté est importante car elle contribuera à accélérer le marché du travail et à réduire considérablement les risques d'exploitation et d'abus. Nous sommes également parvenus à reconnaître la possibilité de demander ce permis unique à la fois dans les pays de l'UE et dans les pays d'origine. D'autre part, nous avons prolongé la période de séjour en cas de chômage à six mois pour leur donner une meilleure chance de trouver un nouvel emploi, en particulier en cas de conditions de travail abusives. Enfin, Mesdames et Messieurs, il est important de donner de la visibilité à la fois au permis unique et aux autres instruments de migration légale. C'est pourquoi j'invite la Commission et les États membres à lancer des campagnes d'information tant dans l'Union que dans les pays d'origine, car ce n'est qu'alors que nous aurons une situation gagnant-gagnant: les travailleurs, qui pourront se rendre régulièrement en Europe, et nos entreprises, qui pourront trouver la main-d'œuvre dont elles ont besoin.
Négociations multilatérales en vue de la treizième conférence ministérielle de l’OMC à Abou Dhabi, qui aura lieu du 26 au 29 février 2024 (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, vous l'avez dit, Jörgen l'a dit, Bernd l'a dit: dans un contexte géopolitique aussi complexe et turbulent, il est nécessaire de se concentrer plus que jamais sur le renforcement du multilatéralisme et des organisations internationales, y compris l’OMC. Beaucoup la considéraient comme morte, mais elle a répondu avec succès il y a deux ans aux deux crises majeures: la pandémie et l’invasion de l’Ukraine par Poutine, en garantissant l’accès aux vaccins grâce à la libéralisation des brevets, d’une part, et en garantissant la chaîne d’approvisionnement et la sécurité alimentaire, d’autre part. En outre, il développe un rôle clé pour la durabilité des mers avec l'accord sur les subventions à la pêche. Il est maintenant temps de procéder à la réforme institutionnelle en cours, de rationaliser le système décisionnel et de mettre en place un mécanisme contraignant de règlement des différends. Nous devons promouvoir un commerce durable qui intègre la dimension de genre et le développement de tous les pays, et en particulier des plus vulnérables, en achevant le Programme de Doha. Enfin, il est essentiel de lui donner une véritable dimension parlementaire. A Abu Dhabi, nous avons beaucoup de travail devant nous.
Conclusions du Conseil européen des 14 et 15 décembre 2023 et préparation du Conseil européen extraordinaire du 1er février 2024 - Situation en Hongrie et gel des fonds de l’Union européenne (discussion commune - Réunions du Conseil européen)
Monsieur le Président, Monsieur le Vice-président, Madame la Ministre, en décembre, le Conseil européen a conclu la présidence espagnole de l'Union, qui a été couronnée de succès. Nous avons clôturé plus de 70 dossiers législatifs, qui ont permis des réformes aussi importantes que le marché de l’électricité, le nouveau pacte vert, le nouveau pacte sur la migration et l’asile et le premier règlement sur l’intelligence artificielle. Nous avons également ouvert la porte à l'élargissement et repris et restructuré nos relations avec l'Amérique latine. Mesdames et Messieurs, les citoyens européens réclament plus d'Europe et moins de nationalisme. Nous appartenons à un club appelé l'Union européenne dans lequel nous partageons des règles et des valeurs, mais surtout un destin commun. Et que l'extrême droite le veuille ou non, nous resterons attachés à la voie pro-européenne du progrès, de la justice sociale et de l'égalité. Et ils ne nous arrêteront pas dans nos efforts et ne nous effrayeront pas avec leurs provocations, leurs insultes et leurs menaces. Nous savons où l'involution, le négationnisme et le nationalisme nous mènent: à la guerre, comme le président Mitterrand l'a dit il y a quelques décennies devant cette Assemblée.
Mise en œuvre de l’accord économique et commercial global (AECG) entre l'Union européenne et le Canada (brève présentation)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, le Canada est un partenaire naturel et essentiel de l'Europe, en particulier dans le contexte géopolitique de ces dernières années. Non seulement parce que nous partageons les valeurs, la culture et l'histoire, mais aussi parce que nous apprécions leur esprit de tolérance et de négociation, leur forte tradition démocratique et leur défense de l'État-providence. Bref, les Canadiens sont les plus européens en dehors de l'Europe. Mesdames et Messieurs, si nous ne concluons pas d'accord avec eux, avec qui le ferions-nous? L’AECG est appliqué à titre provisoire depuis le 21 septembre 2017. Il a été signé à une époque où il y avait beaucoup de controverse autour des accords commerciaux. Mais l'AECG a largement dépassé les craintes initiales et les prophéties négatives. Il s'est avéré être un accord positif qui va bien au-delà du simple commerce et a même alimenté la réflexion sur la modernisation des accords commerciaux ultérieurs de l'UE. Premièrement, en intégrant d’autres dimensions, telles que la coopération sur les questions environnementales liées au commerce, l’adoption de recommandations sur l’égalité entre les hommes et les femmes et l’intégration d’autres questions d’actualité, telles que l’intelligence artificielle ou la cybersécurité. Deuxièmement, il s’agit d’un accord de coopération inclusif avec ses 19 comités spécialisés, son forum de coopération réglementaire et son forum de la société civile, qui rassemblent des centaines de représentants de l’ensemble de l’UE et du Canada. En outre, l’AECG favorise un environnement économique plus sûr, plus prévisible et plus stable, dans le plein respect des principes du développement durable, des droits de l’homme et des normes en matière de travail et d’environnement. L’accord a apporté des avantages économiques substantiels, avec une augmentation considérable des échanges de biens, de services et d’investissements, ainsi que des marchés publics, faisant du Canada le troisième partenaire commercial de l’UE après les États-Unis et la Chine, y compris tout au long de la pandémie et à la suite de la situation difficile créée par la guerre d’agression menée par Poutine contre l’Ukraine. Par conséquent, l’accord est très important dans le contexte de l’incertitude géopolitique actuelle pour garantir également l’approvisionnement en matières premières critiques et la sécurité alimentaire. Mesdames et Messieurs, entre 2017 et 2022, les échanges commerciaux entre l'UE et le Canada ont augmenté de 66 % et nos exportations de 47 %. 700 000 emplois dépendent de nos échanges commerciaux avec le Canada et, depuis son entrée en vigueur, l'AECG a contribué à la création de 75 000 emplois. Mesdames et Messieurs, il est clair qu'il reste des défis à relever et nous faisons un certain nombre de recommandations dans le rapport. Tout d'abord, il faut donner de la visibilité à l'accord, en promouvant des actions qui montrent les avantages et les opportunités qu'il offre, avec des campagnes d'information dans les deux régions. Mais nous devons également soutenir les entreprises, en particulier les PME, en leur fournissant les outils nécessaires pour qu’elles puissent tirer parti des avantages de l’AECG. En outre, nous devons stimuler la mobilité de la main-d'œuvre au moyen d'instruments tels que l'accord récemment signé pour les architectes ou la carte bleue européenne. Il est également nécessaire de garantir l’application la plus efficace possible de la protection des indications géographiques. Enfin, et c'est peut-être le plus important, nous devons faire appel à la diplomatie parlementaire pour que les dix États membres qui ne l'ont pas encore fait ratifient l'AECG. Cela permettra d'appliquer toutes les dispositions, notamment en matière de protection des investissements. L’accord nous offrira également la possibilité de travailler ensemble à la reconstruction de l’Ukraine une fois la guerre terminée. Et enfin, Monsieur le Président, quelques secondes pour remercier tous les acteurs impliqués dans la préparation du rapport, en particulier les rapporteurs fictifs, qui ont sans aucun doute amélioré ma proposition initiale, ainsi que, bien sûr, nos amis canadiens pour leur collaboration et leur accueil lorsque j'y étais en mission. J'espère que cette Assemblée soutiendra ce rapport à une large majorité demain.
Frontex: construire sur la base de l’enquête du groupe de travail LIBE sur le contrôle de Frontex (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Secrétaire d'État, Monsieur le Commissaire, depuis sa création, le groupe socialiste a toujours soutenu le développement du travail de l'Agence Frontex, tout en veillant à ce qu'elle respecte pleinement les droits fondamentaux. C’est pourquoi, en 2021, nous avons soutenu la création du groupe de suivi chargé de structurer le dialogue et de suivre de près les performances et le fonctionnement de l’Agence. Cela a porté ses fruits avec la mise en œuvre des recommandations que nous avons formulées, en particulier avec le recrutement de 46 contrôleurs des droits fondamentaux et une transparence accrue dans la prise de décision. Nous devons continuer sur cette voie. Cependant, Frontex est une grande agence, mais la responsabilité incombe aux États membres, qui doivent agir avec solidarité et dignité, en apportant une réponse européenne à un défi européen. J'espère qu'avec l'adoption du pacte sur les migrations, nous serons sur la bonne voie, que nous mettrons de côté des solutions telles que la voie de l'accord avec la Tunisie et que nous parviendrons à un mécanisme européen de sauvetage maritime.
Bilan de la présidence espagnole du Conseil (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Président, tout d'abord, en tant que fils d'émigrants, je voudrais vous remercier pour les paroles que vous avez consacrées aux Espagnols qui ont dû quitter l'Espagne sous la dictature franquiste; Mes parents étaient quelques-uns d'entre eux. Cela dit, je vous souhaite la bienvenue au nom de la délégation socialiste espagnole. Je le félicite pour sa réélection à la présidence du gouvernement espagnol et pour l'excellent travail qu'il a accompli à la tête de la présidence espagnole. Parce que, M. Weber, que vous le vouliez ou non, M. Feijoo n'est pas là. Ici, nous avons le président Sanchez, qui s'assoira également demain avec le chancelier Olaf Scholz pour poursuivre une Europe diversifiée et unie, et une Union plus sociale, plus tolérante, plus féministe et plus verte. Depuis la présidence espagnole, un programme progressiste et ambitieux a été promu avec succès pour améliorer la vie de nos citoyens, comme le montrent, par exemple, les directives sur les plateformes numériques ou la lutte contre la violence fondée sur le genre, mais aussi pour répondre aux défis futurs avec la législation sur l’intelligence artificielle et la loi sur la restauration de la nature. Mesdames et messieurs du Parti populaire, arrêtez de vendre votre âme au diable en plusieurs fois, avec vos pactes avec l'extrême droite, qui ne servent qu'à propager la haine et les insultes, qui incitent à la violence et mettent en danger la démocratie. Comme vous l'avez dit, Monsieur Weber, revenez au giron pro-européen et soutenez la présidence espagnole... (Le président prend la parole de l'orateur).
Préparation de la réunion du Conseil européen des 26 et 27 octobre 2023 (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Vice-président, Monsieur le Secrétaire d'État, s'il y a quelqu'un dans cette Assemblée qui pourrait aider Mme Montserrat, parce qu'elle est encore malavisée et confond cette Assemblée avec le Congrès des députés. Cela dit, le débat sur la dimension extérieure de l'émigration au Conseil européen et l'action politique sont pressants parce que la conclusion du pacte sur la migration est une étape nécessaire mais pas suffisante, comme je l'ai dit lors de la dernière session plénière. Comme l’a déclaré la vice-présidente, nous avons besoin d’une approche globale qui englobe une large coopération avec les pays d’origine et de transit, l’organisation de canaux de migration humanitaires, légaux et circulaires et la lutte contre les trafiquants d’êtres humains. Et j'ajouterais, Monsieur le Vice-président, l'adoption d'un mécanisme européen de sauvetage maritime. Mesdames et Messieurs, des accords tels que le dernier conclu avec la Tunisie ne nous conduisent pas dans la bonne direction. Nous devons regarder en arrière et réactiver des initiatives telles que les processus de coopération régionale et de dialogue sur les migrations et les missions de sauvetage telles que SOPHIA, ainsi que renforcer la présence diplomatique et le recrutement à la source. Politiques qui ont payé en Espagne avec le gouvernement socialiste de Zapatero. Encore une fois, nous avons les solutions; Nous avons besoin de la volonté politique nécessaire pour apporter une réponse européenne globale au défi de la migration.
Nécessité d'adopter rapidement le paquet «asile et migration» (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Vice-Président, Monsieur le Secrétaire d'Etat, Mme Montserrat vient ici pour parler d'amnistie. Je vois, Madame Montserrat, que vous passez par le Parlement européen, mais le Parlement européen ne passe pas par vous. Ayez un peu de dignité, s'il vous plaît: le sujet de ce débat est très important. Cela dit, Mesdames et Messieurs, Lampedusa est l'Europe et l'Europe est Lampedusa. Par conséquent, la gestion des flux migratoires nécessite une réponse européenne qui soutienne et respecte les droits de l'homme. Et ne nous trompons pas: ni les murs ni les accords migratoires, comme celui de la Tunisie, ne sont la solution. L'immigration zéro est un mensonge de l'extrême droite. Ce n'est ni faisable ni souhaitable. Mesdames et Messieurs, pour relever avec succès le défi migratoire, nous devons agir avec la même détermination et la même volonté politique que celles avec lesquelles nous avons géré la pandémie et la guerre de Poutine et ses conséquences économiques et sociales. L’adoption imminente du pacte sur la migration et l’asile est une étape nécessaire, mais pas suffisante. Nous devons aller plus loin en ouvrant des canaux humanitaires, en renforçant les instruments de migration régulière – qui sont le meilleur antidote aux mafias – et en intensifiant la coopération avec les pays d’origine et de transit. Enfin, je voudrais demander à la présidence espagnole, s'il vous plaît, de promouvoir un mécanisme européen de sauvetage maritime. On en a besoin maintenant. S'il vous plaît, agissez dans cette direction.
Madame la Présidente, Madame la Présidente de la Commission, Madame Montserrat, Monsieur Vázquez, dans cette Assemblée, nous sommes dans le débat sur l'état de l'Union, pas dans le débat sur l'état désastreux de leurs partis et dirigeants respectifs. S'il vous plaît, respectez cette Assemblée. Cela dit, Mesdames et Messieurs, au cours de cette législature, nous avons surmonté deux crises majeures avec unité et solidarité et l'Union européenne s'est renforcée. Malgré ce que crie l'extrême droite, les citoyens européens se sont sentis protégés et réclament plus d'Europe et moins de nationalisme. Nous sommes passés à l’union de la santé et nous avons surmonté le tabou de la dette commune pour reconstruire nos sociétés. Face à la guerre de Poutine, nous avons également évolué vers une union de l'énergie et une autonomie stratégique ouverte. Maintenant, main dans la main avec l'ambitieuse présidence espagnole, nous devons conclure un pacte sur la migration qui inclut également la migration régulière dont nous avons besoin, nous devons renforcer le pilier social, parvenir à l'égalité entre les hommes et les femmes et, surtout, protéger la planète, en particulier avec le règlement sur la restauration de la nature. Monsieur le Président, j'espère que vous ferez en sorte que le Parti populaire européen lâche la main de l'extrême droite et reprenne la traditionnelle voie pro-européenne. Le président Jacques Delors a déclaré que lorsque le Parlement et la Commission vont de pair, l'intégration européenne progresse. De plus, nous avons maintenant la main ferme et l'intervention de la présidence espagnole. Allez-y!
La nécessité d'une action de l'Union en matière de recherche et de sauvetage en Méditerranée (débat)
Madame la Présidente, cher commissaire, cher secrétaire d'État, bienvenue dans cette enceinte. Mesdames et Messieurs, année après année, nous répétons ce débat dans cette Assemblée. Jour après jour, des tragédies se répètent en Méditerranée et dans l'Atlantique. Plus de 27 000 morts au cours des dix dernières années. Plus de 600 personnes ont disparu lors du dernier naufrage au large des côtes grecques. Jusqu'où devons-nous aller pour agir et sauver des vies et fermer définitivement les cimetières maritimes? Mesdames et Messieurs, nous connaissons les solutions, et lorsque nous en avons la volonté politique, nous les appliquons. Ces années ont sauvé de nombreuses vies, notamment grâce à des opérations telles que Mare Nostrum ou SOPHIA. C’est pourquoi j’appelle une nouvelle fois à l’ouverture de corridors humanitaires et à la modification du mandat de Frontex afin de mettre en place un mécanisme européen obligatoire de sauvetage maritime – obligatoire – doté de moyens financiers, matériels et humains adéquats dans lequel les États membres et Frontex exercent pleinement leur rôle. Mesdames et Messieurs, la vie et la dignité humaines sont en jeu, mais aussi la dignité de nos institutions européennes. Monsieur Navarro, nous comptons sur la présidence espagnole pour aller de l'avant.
Conclusions du Conseil européen des 29 et 30 juin 2023, en particulier les développements récents de la guerre contre l'Ukraine et en Russie (débat)
Monsieur le Président, cher vice-président, Mesdames et Messieurs, nous restons unis dans cette Assemblée, comme au Conseil et à la Commission, pour condamner une fois de plus la guerre d'agression de Poutine et continuer à soutenir le peuple ukrainien dans sa lutte pour l'indépendance et la liberté. Dans le même temps, il est nécessaire de mettre fin à cette guerre afin de reconstruire l’Ukraine dès que possible. Mesdames et Messieurs, cette guerre a également donné un coup de pied au conseil géopolitique mondial et nous a obligés à repenser, en particulier face à la menace des chaînes d'approvisionnement. C'est pourquoi, dans le domaine de l'autonomie stratégique ouverte, nous devons développer des relations avec des partenaires fiables tels que les États-Unis ou le Canada, mais aussi avec l'Amérique latine. Le sommet UE-CELAC, qui se tiendra la semaine prochaine sous la présidence espagnole, est le point de départ d'une nouvelle étape dans laquelle nous renforcerons les relations, relèverons ensemble les défis communs que nous avons et, surtout, saisirons les opportunités tant au niveau du commerce qu'au niveau des investissements. L'Amérique latine est un partenaire essentiel de l'Union européenne et, à cet égard, j'espère que la présidence espagnole ira de l'avant et fera avancer les accords avec le Mercosur, le Mexique et le Chili.
La nécessité d'une solidarité européenne pour sauver des vies en Méditerranée, en particulier en Italie (débat)
Monsieur le Président, Madame la Ministre, Monsieur le Commissaire, vous l'avez dit. Les idées clés de ce débat sont dans le titre lui-même: solidarité et sauvetage. Nous, au sein du groupe S&D, réclamons depuis des années un mécanisme européen obligatoire de sauvetage maritime. Je répète: obligatoire. 26 000 morts en Méditerranée depuis 2013, selon l'OIM, dont beaucoup de mineurs. Cela reflète l'échec de la politique migratoire européenne. C'est pourquoi la dignité humaine doit être ajoutée à la solidarité et au sauvetage. De là, je demande à la fois au gouvernement italien et au reste des gouvernements de ne pas oublier que les migrants sont des personnes, indépendamment de leur croyance ou de leur couleur de peau. Par conséquent, ils doivent être soignés avec humanité et respect. Mesdames et messieurs, des paroles aux actes. Il n'est pas nécessaire d'inventer quoi que ce soit, car nous avons déjà pris des mesures dans la bonne direction dans le passé: l'opération SOPHIA, la déclaration de Malte ou les 20 mesures proposées par le commissaire Johansson. Mais nous devons aller plus loin. Nous devons conclure le nouveau pacte sur la migration et l'asile et renforcer les instruments de migration régulière et de coopération avec les voisins de la rive sud de la Méditerranée.
Décès en mer: une réponse commune de l'UE pour sauver des vies et action pour garantir des voies sûres et légales (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Monsieur le Ministre, Mesdames et Messieurs, trente morts dimanche, quatre-vingt-cinq en Calabre il y a quelques jours, et je pourrais continuer ainsi jusqu'aux 1300 disparus l'année dernière. Ce ne sont pas des chiffres, ce sont des vies tronquées. Et, comme la présidente Metsola l'a souligné dans sa déclaration d'ouverture lundi, nous ne pouvons pas le tolérer. Je me demande combien d'autres migrants doivent mourir pour que les États membres puissent remplir leurs obligations et sauver des personnes avant qu'elles ne se noient. Combien de temps faut-il attendre un mécanisme de sauvetage obligatoire, dans l'esprit de l'EUNAVFOR MED opération SOPHIA, qui a sauvé plus de 50 000 vies en trois ans tout en luttant contre les passeurs? Pour ce faire, nous devons surmonter le récit de l'extrême droite fondé sur le racisme, la haine et la peur, qui sont son terreau fertile pour les élections. Mesdames et Messieurs de droite, s'il vous reste du respect pour la dignité humaine, pariez avec nous sur la coopération avec les pays d'origine et de transit, la lutte contre les mafias, le sauvetage maritime et l'ouverture des voies d'immigration humanitaire et légale. Ils ont la vie facile.
Conclusions de la réunion extraordinaire du Conseil européen du 9 février et préparation de la réunion du Conseil européen des 23 et 24 mars 2023 (débat)
Madame la Présidente, cher vice-président, Monsieur le Président du Conseil européen, Madame Montserrat, je sais déjà qu'il fait très froid dans l'opposition, mais je ne pense pas que les mensonges contribuent beaucoup au débat d'aujourd'hui. Cela dit, Mesdames et Messieurs, bien que nous approchions de la fin de l'hiver, de nombreuses familles et entreprises, et en particulier les PME, continuent de subir les conséquences de la crise causée par la guerre de Poutine. Bien que nous ayons pu éviter les pénuries d'énergie cet hiver, la pauvreté et la précarité énergétique restent une réalité que nous devons surmonter. Pour ce faire, nous avons déjà besoin d'une politique énergétique européenne à moyen et long terme qui s'engage à diversifier géopolitiquement l'approvisionnement en énergie propre et abordable. L'une des clés à cet égard réside dans la réforme du marché européen de l'électricité. J'espère donc que les propositions de la vice-présidente espagnole Teresa Ribera se concrétiseront sous la présidence espagnole et j'ai le soutien du Parti populaire européen. D’autre part, le déploiement des énergies renouvelables et de l’hydrogène vert est nécessaire, éléments clés pour parvenir à une transition écologique juste dont l’humanité et la planète ont besoin. Mesdames et messieurs, de bons moments arrivent. Saisissons l'occasion de consolider une véritable politique énergétique commune.
Conclusions du Conseil européen: la nécessité d’une finalisation rapide de la feuille de route (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, Monsieur le Ministre, Mesdames et Messieurs, Mesdames et Messieurs de droite, ce qui ne rentre pas dans une feuille de route migratoire, c'est la construction de nouveaux murs frontaliers, sans parler des fonds européens. Monsieur Rangel, le président Sanchez n'a pas construit de murs. Vous avez peut-être l'âme d'un maçon, mais il ne l'a pas. L'histoire nous a également montré que les murs sont un échec. Se réapproprier une "forteresse Europe" c'est montrer qu'ils n'ont rien compris. S’ils veulent vraiment mettre un terme aux flux irréguliers gérés par les mafias, à la traite et à la traite des êtres humains, ils doivent exiger davantage de canaux de migration légale – ce dont nous avons besoin – et une coopération accrue avec les pays d’origine et de transit, avec les moyens politiques et financiers appropriés, en particulier en rappelant que nous ne fermerons le pacte sur la migration et l’asile que si nous parvenons à un équilibre entre responsabilité et solidarité. Enfin, Madame la Ministre, je salue les efforts du Groupe de contact européen sur la recherche et le sauvetage et j'espère qu'il se concrétisera dès que possible en un mécanisme européen contraignant, clair et efficace. Parce que, malheureusement, les migrants continuent de mourir tous les jours en mer.
Préparation de la réunion extraordinaire du Conseil européen du mois de février, en particulier la nécessité de mettre en place des solutions durables dans le domaine de l'asile et de la migration (débat)
Monsieur le Président, Madame la Ministre, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, si nous voulons vraiment adopter des solutions durables lors de ce sommet, nous devons changer de paradigme. Cher Manfred, nous devons changer le paradigme. Nous devons comprendre que la solution au défi de la migration ne peut pas se concentrer uniquement sur la tentative de contenir la migration irrégulière. Nous devons développer des canaux de migration légale pour attirer la main-d'œuvre dont l'Europe a besoin, et des canaux humanitaires pour protéger les personnes fuyant la guerre et la pauvreté. Ce n'est qu'ainsi que nous pourrons prendre le contrôle des mafias et lutter contre la traite des êtres humains, afin qu'une politique migratoire commune soit enfin mise en place, fondée sur les principes de respect de la dignité humaine et de solidarité, en coopération avec les pays tiers. Enfin, Madame la Ministre, je crois comprendre que la Suède est peut-être loin de la Méditerranée et de l'Atlantique. Toutefois, nous demandons à la présidence de faire pression en faveur de la création d'un mécanisme commun de sauvetage maritime, car, avec l'arrivée du printemps, des milliers de personnes mettront leur vie en danger lorsqu'elles tenteront d'atteindre nos côtes.
Présentation du programme d'activités de la présidence suédoise (débat)
Madame la Présidente, cher vice-président, cher Premier ministre, votre présidence doit évidemment continuer à développer des politiques liées aux priorités de nos sociétés, telles que la lutte contre l'inflation ou le changement climatique. Mais je voudrais me concentrer aujourd'hui sur une question en suspens qui, si elle n'est pas résolue, aura des conséquences négatives à moyen et à long terme: la politique migratoire et, en particulier, les moyens de promouvoir la migration légale. Toutes les études montrent que l'Europe a besoin de main-d'œuvre supplémentaire. Avec la volonté politique, nous sommes passés à l'union de la santé et à l'union de l'énergie. Faisons-le également avec la politique commune d'immigration. Il est donc nécessaire d’adopter déjà le pacte sur la migration et l’asile, mais surtout de développer les canaux de migration légale et, en particulier, les directives sur le permis unique et le statut des résidents de longue durée. Au Parlement, nous travaillons rapidement pour y parvenir et nous avons l'impulsion de la présidence suédoise d'entamer dès que possible des négociations politiques avec le Conseil et la Commission. Cher président, cher vice-président, cher premier ministre, que vous viviez une année sûre, saine et durable.
Préparation de la réunion du Conseil européen du 15 décembre 2022 (débat)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, nous vivons une période agitée pour le Parlement européen, mais surtout une période difficile pour les citoyens. L'inflation apporte la faim et le froid à de nombreux ménages européens. De nombreuses PME ne sont pas en mesure de payer la facture énergétique et doivent fermer. Dans le même temps, les entreprises du secteur de l'énergie continuent de spéculer pour s'enrichir de manière scandaleuse. Plus que jamais, nos gouvernements doivent gouverner pour le peuple et mettre l'économie au service des citoyens, et non l'inverse, avec des politiques directes pour les protéger. L'Union européenne doit tirer les leçons de ses erreurs passées et, face à l'austérité qui a échoué dans la crise financière, la défense de la solidarité et de la cohésion sociale doit prévaloir. C'est pourquoi les prix de l'énergie doivent être abaissés, les citoyens doivent être protégés par une augmentation du salaire minimum et un revenu minimum doit être garanti pour les plus défavorisés. Le Conseil européen de cette semaine devra prendre d'urgence des mesures et des ressources financières adéquates pour aider ceux qui en ont le plus besoin. Le froid n'attend pas.
Nécessité d'une solution européenne en matière d'asile et de migration, y compris en matière de recherche et de sauvetage (débat)
Monsieur le Président, je voulais dire à Mme Monserrat, mais elle est partie, qu'utiliser la tragédie de Nador pour attaquer le gouvernement espagnol de cette Assemblée me semble pathétique et regrettable - pathétique et regrettable - et j'espère qu'elle vous le transmettra. Cela dit, Mesdames et Messieurs, il y a quelques mois, nous avons activé en un temps record une directive européenne qui dormait depuis 20 ans pour accueillir et protéger les citoyens fuyant la guerre de Poutine, ce que nous n'avons fait ni en 2015 avec la guerre en Syrie, ni en 2021 avec la crise afghane. Je veux dire par là que lorsqu'il y a de la volonté politique et du courage, nous sommes en mesure d'apporter des réponses européennes efficaces aux grands défis. Si nous avons pu accueillir quatre millions et demi de personnes en quelques mois, pourquoi ne sommes-nous pas en mesure de gérer dignement les 200 000 migrants qui tentent d'arriver par mer et par terre chaque année? C'est pourquoi nous avons besoin de la volonté politique, de la solidarité et de la confiance entre les États membres pour enfin mettre en œuvre le pacte sur la migration et l'asile avec une relocalisation obligatoire, des canaux humanitaires et un mécanisme européen de sauvetage maritime que nous exigeons depuis des années et que les forces de droite européennes rejettent. Et en même temps, Monsieur le Commissaire, Monsieur le Commissaire, nous devons développer tous les instruments légaux en matière d'immigration.
Conclusions du Conseil européen des 20 et 21 octobre 2022 (débat)
Monsieur le Président, cher vice-président, après la dernière réunion du Conseil européen, nous allons dans la bonne direction pour surmonter la crise énergétique, selon les lignes que nous avons tracées et conformément aux exigences du gouvernement espagnol. Mais maintenant, nous devons accélérer et mettre en pratique des mesures de protection sociale. Nos citoyens ne peuvent pas être forcés d'avoir faim ou froid et nos entreprises ne peuvent pas s'endetter ou devoir fermer en raison de l'augmentation des dépenses. C'est pourquoi les fardeaux de cette crise doivent être partagés équitablement. Nous ne pouvons pas exiger plus de sacrifices de la part des travailleurs lorsque certaines grandes entreprises réalisent des profits exorbitants. Nous devons les taxer. Nous le faisons déjà en Espagne et nous demandons que cela se fasse aussi en Europe. D'autre part, nous devons limiter le prix du gaz et entreprendre la réforme du marché de l'énergie, en découplant les prix du gaz des prix de l'électricité et en promouvant les achats communs, les interconnexions énergétiques et les corridors d'énergie verte, tels que celui qui reliera la péninsule ibérique à la France.
Escalade de la Russie dans sa guerre d'agression contre l'Ukraine (débat)
Monsieur le Président, Poutine est en train de perdre la guerre en termes moraux et politiques. À sa folie guerrière, ses propres jeunes hommes courageux disent «non» et fuient le pays. À sa pantomime de référendum, la communauté internationale dit « non ». Il a l'atout économique, avec l'énergie comme arme de guerre, et la menace nucléaire comme arme psychologique. Face à ce chantage, l'Union européenne doit continuer avec la même fermeté, la même unité et la même solidarité dont elle a fait preuve jusqu'à présent. Mesdames et Messieurs, cela a évidemment un coût pour les citoyens, qui doivent être protégés de la crise énergétique et de l'insécurité alimentaire. Continuons à diversifier nos sources d'approvisionnement, nos achats conjoints de gaz et nos réserves stratégiques. Parions sur l'énergie verte et mettons en œuvre l'accord sur la sécurité alimentaire conclu à l'OMC en juin dernier. Par allusions, je dirais à Mme Montserrat que les impôts servent à garantir les services publics que son parti veut privatiser. Je vous rappelle que cet été les incendies n'ont pas été éteints par des entreprises privées.
Madame la Présidente, Madame la Présidente de la Commission, je vous remercie pour votre brillante présentation de l'état de l'Union. Mais je pense que nous pouvons parler davantage de l'évolution positive de l'Union, et cela est dû à un changement de paradigme. Si face à la crise financière, l'austérité, la destruction sociale et la division ont été choisies, face à ces dernières crises, nous avons opté pour la protection sociale, l'unité, la solidarité et l'intérêt des majorités contre celui de quelques-uns. Nous avons remis les citoyens au centre de notre action politique. Nous avons deux tâches urgentes: le premier, pour éviter les coupures et les pannes d’électricité cet hiver dans les ménages et les entreprises européens, et le second, pour freiner l’inflation galopante, en aidant les plus défavorisés. C'est pourquoi, Madame la Présidente, nous, socialistes espagnols, nous saluons les mesures que vous avez proposées à cet égard, qui sont les mêmes que celles que le gouvernement espagnol propose et met en œuvre depuis plus d'un an. Je suis heureux de voir qu'ils sont enfin repris au niveau européen, mais il est regrettable que la droite de mon pays les rejette un par un, seulement pour tenter de renverser le gouvernement. Mais il n'y arrivera pas.
Proposition de la Commission pour «Attirer les compétences et les talents vers l’UE», en particulier les partenariats destinés à attirer les talents avec les pays d'Afrique du Nord (débat d'actualité)
Monsieur le Président, Monsieur le Vice-président, la communication de la Commission européenne et les résolutions de ce Parlement représentent la bonne approche pour gérer les flux migratoires en donnant la priorité à la création de nouveaux canaux d'immigration légale. Et que l'extrême droite le veuille ou non, l'émigration est un phénomène naturel, positif, nécessaire et nécessaire. Un double besoin justifié par le vieillissement de la population européenne et par la pénurie de main-d'œuvre dans de nombreux secteurs. Mais, en outre, leur inclusion dans nos sociétés est un enrichissement culturel, social et politique, comme cela a été démontré pendant la pandémie, et comme vous l’avez rappelé, Monsieur le Vice-président. Avec des travailleurs qui peuvent venir d'Afrique du Nord, mais aussi d'autres pays, y compris le Canada et les États-Unis. L'année dernière, nous avons fait un premier pas avec l'adoption de la réforme de la carte bleue; Mais nous devons étendre cette possibilité à tous les niveaux de compétences et simplifier les autres outils de migration légale dont nous disposons déjà, tels que la directive sur le permis unique. Et enfin, et surtout, nous devons travailler en coopération avec les pays d'origine pour éviter une fuite des cerveaux qui peut appauvrir ces pays en pariant, s'il vous plaît, sur l'émigration circulaire.