17
Juin
2026
Regarder
La résilience du secteur européen des transports et la nécessité de garantir l’approvisionnement en biens essentiels dans un contexte d’instabilité géopolitique persistante (débat)
Monsieur le Président, nos ports sont les portes de l'Europe. La plupart de nos importations et exportations transitent par des ports tels que Rotterdam, Anvers et Hambourg. Sans ces ports, il n'y a pas de médicaments, pas de nourriture, pas de matières premières. Les ports sont des infrastructures essentielles et vulnérables. Nous le voyons avec le détroit d'Ormuz: une crise géopolitique et des routes commerciales sont sous pression. Cette vulnérabilité est également plus proche de chez nous. Après tout, qui gère en partie nos terminaux portuaires? COSCO et Hutchison, entreprises publiques chinoises et hongkongaises. Ils ont des intérêts importants dans les ports de huit pays européens. Ce sont des acteurs pour lesquels nous ne pouvons pas garantir qu'ils accordent la priorité à l'intérêt européen. Le train de mesures sur la mobilité militaire identifie les ports le long de nos corridors comme des infrastructures stratégiques, mais le texte actuel montre une lacune en matière de sécurité: nous obligeons les propriétaires à réglementer la protection, mais si le propriétaire lui-même est le risque, cela ne résout rien. Ce que nous voulons, c’est une ligne claire: jusqu'à 25 % de nos infrastructures portuaires stratégiques peuvent appartenir à des investisseurs extérieurs à l'Europe. Parce que nos importations et nos exportations doivent pouvoir se poursuivre en tout temps. Le marché ne réglemente pas notre sécurité. Il est temps de prendre le contrôle de vous-même. Êtes-vous prêt à vous en occuper, Monsieur le Commissaire?