La gouvernance de l’Union sous pression: réponses institutionnelles à des défis mondiaux (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, le monde qui nous entoure a radicalement changé sur les plans géopolitique, économique et de la sécurité. La politique du pouvoir, les dépendances stratégiques et la concurrence féroce des grandes puissances reviennent. Mais l'Union européenne réagit souvent comme si elle vivait encore dans la réalité il y a dix ans. Chaque nouvelle crise apporte une réglementation, une centralisation et une administration supplémentaires. Moins, cependant, nous nous demandons déjà si ces solutions fonctionnent réellement. Trop souvent, nous avons des débats sur les symboles et les formulations au lieu d'aborder les implications pratiques pour les citoyens, l'industrie et l'économie des États membres. L'autonomie stratégique ne commence pas dans les déclarations, mais dans les décisions qui fonctionnent dans la vie réelle. Dans un monde de nouveau gouverné par le pouvoir, les matières premières, la technologie et les intérêts de sécurité, l'Europe ne se limite pas à un appel moral et à une déclaration de valeurs.
Nécessité de dispositions pénales ciblées et responsabilité des plateformes de lutter efficacement contre la cyberintimidation et le harcèlement en ligne (débat)
Réduire les formalités administratives pour permettre une transition propre et compétitive - la nécessité de raccourcir et de simplifier d’urgence l’octroi de permis (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, l'Europe veut être un leader dans l'industrie moderne, l'innovation et les technologies propres. Cependant, notre potentiel est souvent entravé par des processus d'autorisation complexes et longs. Alors qu'ailleurs dans le monde, les projets sont en préparation et approuvés en quelques mois, en Europe, les investisseurs attendent l'autorisation depuis des années. L'Europe d'aujourd'hui n'a pas besoin de plus de formes, elle a besoin de plus de projets. Des règles qui se chevauchent, des compétences peu claires et des procédures administratives interminables ralentissent les infrastructures, l'industrie et affaiblissent la compétitivité de nos économies. Nous avons besoin de processus d'autorisation rapides, transparents et prévisibles. Réduisons les délais, simplifions les procédures et éliminons la bureaucratie inutile. Si nous voulons investir en Europe et non ailleurs dans le monde, nous devons agir maintenant.
Madame la Présidente, l'Europe vit aujourd'hui une période de tensions géopolitiques croissantes, mais trop souvent notre réponse est rhétorique plutôt que stratégique. Nous parlons de responsabilité mondiale et d'un ordre fondé sur des règles, tandis que dans les principaux forums de pouvoir, y compris le Conseil de sécurité de l'ONU, l'influence réelle de l'Europe diminue. Outre les États-Unis, la Russie et la Chine, l'Europe est de plus en plus considérée non pas comme un acteur décisif, mais comme un commentateur moral des affaires mondiales, ce qui devrait nous inquiéter, car qui n'a pas le pouvoir de faire respecter les règles, il n'est pas étonnant que d'autres cessent de le respecter. Pendant trop longtemps, l'Europe a couvert le manque de pouvoir réel avec une rhétorique libérale. Nous moralisons, nous faisons des déclarations, nous instruisons les autres, et en même temps nous vivons confortablement sous un parapluie de sécurité américain. Cela peut sembler vertueux, mais ce n'est pas durable ou souverain. Une Europe forte ne sera pas créée en affaiblissant davantage les États membres ou en centralisant le pouvoir à Bruxelles. Elle se fera grâce à la coopération de nations souveraines capables de protéger leurs citoyens et d'assumer la responsabilité de leur propre sécurité. Ce n'est qu'alors que l'Europe retrouvera le respect et la confiance extérieurs chez elle. C'est la vision que nous, patriotes, défendons pour l'Europe.
Utilisation efficace de la politique commerciale et industrielle de l'Union pour contrer les restrictions aux exportations imposées par la Chine (débat)