17
Juin
2026
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Répression persistante de l’espace civique et des libertés fondamentales au Burkina Faso
Madame la Présidente, chers collègues, aujourd'hui au Burkina Faso, les critiques sont réduites au silence, les journalistes disparaissent, les partis politiques sont dissous, les organisations de la société civile sont suspendues. Les défenseurs des droits de l'homme, les juges, les étudiants et les personnalités de l'opposition font l'objet d'arrestations arbitraires, de disparitions forcées et d'intimidations. La proposition de législation visant à réintroduire la peine de mort et à criminaliser les personnes LGBTQI+ soulève d’autres préoccupations. Pendant ce temps, une grande partie du pays continue de souffrir de la violence et des attaques terroristes. Des millions de personnes ont été déplacées et dépendent de l'aide humanitaire. Aucune lutte contre le terrorisme ne peut justifier des violations des droits fondamentaux. Human Rights Watch, Amnesty International et d'autres ont documenté de graves violations contre des civils, y compris des meurtres et des déplacements forcés qui pourraient constituer des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité, mais l'impunité persiste. J'appelle l'Union européenne et les États membres à placer les droits de l'homme et le soutien à la société civile au centre de leurs relations avec le Burkina Faso, et à soutenir les enquêtes indépendantes sur toutes les violations graves.