20
Mai
2026
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Droits, soutien et protection des victimes de la criminalité (débat)
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, Celeste a 12 ans et a vu son père battre sa mère à plusieurs reprises. Il a du mal à dormir et à se concentrer et a tendance à s'isoler. Les enfants sont victimes de violence domestique à la fois lorsqu'ils sont directement touchés et lorsqu'ils sont témoins de violence à l'égard d'un parent. Ce dernier est appelé « violence assistée », mais il ne s'agit que de violence. En Italie, les dernières données Istat montrent que près de huit enfants sur dix sont témoins de la violence subie par la mère, des enfants qui grandissent dans la peur, l'hyperallergie et la culpabilité, qui développent de l'anxiété, de la dépression ou de l'agressivité. Pour cette raison, la révision de la directive sur les victimes marque une étape importante: reconnaît enfin des services d’assistance et de protection spécifiques pour les enfants témoins d’actes criminels et pour les orphelins de féminicide, afin de prévenir une deuxième traumatisation grâce à des services intégrés, coordonnés et accessibles au même endroit. Le principe directeur est consacré à l’article 24 de notre charte des droits fondamentaux, à savoir la primauté de l’intérêt supérieur de l’enfant, car une communauté véritablement attentionnée reconnaît que protéger les enfants signifie prévenir, éviter de nuire à leur développement et briser la transmission intergénérationnelle de la violence.