20
Mai
2026
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Droits, soutien et protection des victimes de la criminalité (débat)
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, que se passe-t-il lorsque vous êtes victime d'un crime de haine et que l'État ne vous reconnaît pas? Il arrive que vous souffriez de deux traumatismes: le crime et l'indifférence des institutions. Demain, dans cette Assemblée, nous votons sur la directive sur les victimes, une loi européenne historique – et je le dis avec fierté, en tant que rapporteur du groupe des socialistes et démocrates – pour les résultats obtenus pour toutes les victimes, tels que le renforcement de la vie privée et le soutien médical post-‑traumatique ‑psychologique, y compris l'accès à un avortement sûr pour les victimes de violences sexuelles. Pour la première fois, l'avortement est mentionné dans une loi de l'UE. En outre, nous affirmons un principe fondamental: Les personnes touchées en raison de leur orientation sexuelle, de leur identité de genre, de leur genre ou de leur handicap méritent une protection particulière. La haine laisse des blessures profondes et la loi doit la reconnaître. C'est l'un des principes fondamentaux de ce qu'était le ddl Zan, qui en 2021 a été noyé sous les applaudissements honteux de l'extrême droite au Sénat italien et qui aujourd'hui, avec l'approbation de cette directive, peut revenir d'Europe vers tous les États membres, y compris l'Italie. Parce que la justice n'est pas seulement mesurée par la façon dont elle punit, mais aussi par la façon dont elle protège.