Le rôle de l'UE dans les efforts en faveur de la paix et de la stabilité dans l'ensemble du Moyen-Orient après l'annonce de l'accord entre les États-Unis et l'Iran (débat)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, je me réfère à l'article 202 du règlement. Le 23 mai prochain sera l'anniversaire, dans deux jours, du massacre de Capaci. C'était le jour où la mafia a infligé un coup très dur à l'Italie et aux démocraties, assassinant Giovanni Falcone, Francesca Morvillo et les agents de l'escorte Antonio Montinaro, Vito Schifani et Rocco Dicillo. De cette violence, qui a abouti à l'assassinat du juge Paolo Borsellino, est née une rébellion civile. Giovanni Falcone avait identifié la coopération internationale, y compris au niveau européen, comme le seul moyen de prendre des mesures mondiales concrètes contre les organisations criminelles, car les mafias ne connaissent pas de frontières, l'argent du trafic et les armes, infiltrent l'économie et menacent la liberté. Deux jours après le massacre de Capaci, nous appelons le Parlement européen à intensifier sa lutte contre la corruption et à rétablir, comme en 2012, la commission spéciale contre les mafias, la criminalité organisée et le blanchiment d'argent. Parce que se souvenir de Capaci n'est pas un exercice rhétorique, mais appelle des responsabilités concrètes.
Préparation et réaction de l’Union aux urgences sanitaires: le cas du MV Hondius et de l’alerte au hantavirus (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, le cas de l'hantavirus, comme vous l'avez vous-même dit, ne doit pas susciter la panique. Et c'est un premier message qui doit être adressé à la population, car l'expérience de la longue pandémie de COVID‑ est encore forte et claire19. En tout état de cause, l’occasion est importante de se demander ce que cette pandémie a laissé au niveau organisationnel, si les signaux que cette pandémie a provoqués en termes de stress des systèmes de santé ont été recueillis et si la capacité de l’Union européenne et de ses États membres dans le cadre de son autonomie organisationnelle s’est améliorée. Ce que la nouvelle urgence - qui n'est pas une urgence - nous dit, c'est que, probablement, certaines des initiatives qui ont été annoncées comme nécessaires n'ont pas encore été réalisées. Parce que, bien que la Commission européenne fasse également des efforts importants sur le front de la recherche, deux éléments restent des urgences. Le premier: la capacité de l’Union européenne à être autonome en ce qui concerne la fabrication de produits de santé, la capacité de l’Union européenne à produire des technologies électromédicales. Même aujourd'hui, sur ce point, nous sommes en retard. Une autre grande question: personnel de santé. Sur ce point également, le Parlement votera dans les semaines à venir sur le rapport sur la crise des forces de santé en Europe, une crise qui voit encore des millions de professionnels portés disparus. Donc, si l’on veut se préparer, cette préparation – et je conclus – doit porter sur les aspects – ressources humaines, ressources technologiques – qui seront indispensables pour faire face à toute crise.
Financer les priorités de l’Union de manière durable, prévisible et résiliente au moyen d’une nouvelle ressource propre de l’Union provenant du secteur des services en ligne de jeux d'argent et de hasard et de paris (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire Serafin, Mesdames et Messieurs, le débat d'aujourd'hui intervient à un moment important, car l'évaluation du cadre financier pluriannuel proposée par la Commission, même à la suite du vote du Parlement, a vu l'appel du Parlement en faveur d'un soutien accru aux politiques agricoles, d'un soutien accru aux politiques de cohésion et d'un nouveau soutien à la compétitivité très largement accepté. Il est très clair pour nous, Monsieur le Commissaire Serafin, que si nous demandons une action du côté des dépenses, il est également nécessaire de traiter du côté des recettes. Et la réflexion d'aujourd'hui, à mon avis, joue un rôle important, parce que je ne vous cache pas que certaines des préoccupations que certaines des ressources propres présentées à la Commission ont suscitées immédiatement, je pense à la fiscalité des grandes entreprises, que nous considérons comme étant en contradiction avec la nécessité de soutenir la compétitivité des entreprises. Nous attendrons donc bien et bientôt l'évaluation par la Commission des deux nouvelles ressources propres proposées par le Parlement et, dans l'intervalle, nous essaierons de discuter de la manière de protéger les niveaux d'investissement.
La solidarité européenne, essentielle pour sécuriser l’accès aux médicaments en période de recomposition géopolitique (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, dans les années 1990, l'Europe a produit plus de 80 % des principes actifs de sa production pharmaceutique. Aujourd'hui, nous sommes à 30%, car 80% des ingrédients actifs proviennent d'Inde et de Chine, et pour certains antibiotiques essentiels, la dépendance aux chaînes d'approvisionnement asiatiques est presque intégrale. C'est pourquoi il ne s'agit pas d'une question industrielle, mais de traiter clairement d'une question de sécurité sanitaire et de souveraineté européenne. En tant que conservateurs et réformistes, nous croyons que Loi sur la médecine critique Il s’agit d’un objectif important, auquel nous avons également contribué, mais il y a des règles qui doivent être démantelées – je pense à la directive sur les eaux usées – et il est nécessaire de ramener la production de l’industrie pharmaceutique en Europe: Si nous ne mettons pas en place des règles qui maintiennent les entreprises et les chercheurs, il sera difficile d'affirmer notre souveraineté ou de blâmer Trump.
Événements météorologiques extrêmes, en particulier au Portugal, dans le sud de l'Italie, à Malte et en Grèce: réponse européenne en vue de renforcer la réactivité, la préparation et les mécanismes de solidarité (débat)
La situation des communautés chrétiennes et des minorités religieuses au Nigeria et au Moyen-Orient, et la responsabilité de l'Europe de les protéger et de garantir la liberté de conscience (débat d'actualité)
Les conservateurs et les réformistes ne pensent pas qu'une partie de l'antisémitisme d'aujourd'hui soit liée à l'islamisation de masse. Si quoi que ce soit, le problème est la réponse, ne regardez pas un seul cas. Et, si je dois être honnête, collègue, je ne pense pas que cela vous fera un honneur de chercher la controverse un jour comme celui-ci à tout prix.
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, Monsieur le Commissaire, je pense que nous ne sommes pas seulement ici aujourd'hui pour exprimer le grand sentiment de condoléances deux ans après les événements du 7 octobre. Nous sommes ici pour réfléchir aux raisons d'un antisémitisme croissant en Europe et je pense que chacun de nous, quelle que soit son appartenance, est également reconnu dans le cri d'inquiétude que le pape Léon XIV, précisément sur cette question, en Europe et en parlant au monde, a lancé. Mais la réponse à l'antisémitisme d'aujourd'hui, qui est très différente de la tragique du XXe siècle, vient de votre portefeuille, Monsieur le Commissaire Brunner, qui est celui des affaires intérieures et de la migration. Parce que nous serions très loin de la vérité si nous ne reconnaissions pas que dans une Europe qui a oublié ses racines chrétiennes, ses racines judéo-chrétiennes, il y a aujourd'hui un phénomène d'immigration qui risque d'être incontrôlé. Et puis à vous aussi cette tâche.
Après 10 ans, il est temps de mettre un terme maintenant à la migration de masse - protégeons nos femmes et nos enfants (débat d'actualité)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, le 17 septembre - la semaine prochaine - il y aura deux ans que le Premier ministre italien Giorgia Meloni et la présidente Ursula von der Leyen se sont rendus à Lampedusa, frontière méridionale de l'Europe. Après cette réunion, après que l’Europe eut pris acte pour la première fois de la situation au sud de sa frontière, le protocole d’accord avec la Tunisie est arrivé, grâce auquel, dans les mois et les années qui ont suivi, il y a eu un net effondrement des débarquements sur cette route. Mais nous sommes préoccupés, Monsieur le Commissaire, nous sommes très préoccupés, parce que nous ressentons un fort manque d'attention de la part de l'Union dans le contexte nord-africain, en ce qui concerne la Libye, où il y a la Russie, qui - comme l'a dit la présidente von der Leyen ce matin - est le premier promoteur des trafiquants d'êtres humains. L'Europe ne peut rester silencieuse face à ce qui se passe en Libye.
L'union de la préparation dans la perspective de la prochaine saison des feux de forêt et des sécheresses (débat)
Je ne pense pas que le Parlement européen, mon collègue, ait la possibilité d'éviter de nouveaux incendies. Bien sûr, les politiques européennes et les politiques nationales peuvent prévoir des stratégies d’adaptation au changement climatique, mais prévoir des stratégies d’adaptation au changement climatique – je suis italien, le gouvernement italien l’a également fait en travaillant sur le plan d’adaptation au changement climatique – signifie travailler sur la prévention, cela signifie travailler sur ce qui concerne la prévention hydrogéologique et cela signifie déterminer toutes les actions qui servent à accompagner le temps dans lequel nous vivons vers la possibilité qu’il n’y ait pas d’urgence.
L'union de la préparation dans la perspective de la prochaine saison des feux de forêt et des sécheresses (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, depuis le début de cette législature, ce n'est pas le premier débat sur les incendies, ce n'est pas le premier débat sur les sécheresses. Il y a plusieurs mois, en tant que député italien, j'ai posé à la Commission européenne une question sur les choix qui ont été faits, par exemple en ce qui concerne l'achat de Canadairs. Nous avons le sentiment d’être en retard sur la feuille de route, mais nous avons surtout le sentiment d’avoir choisi une technologie – probablement encore la seule présente aujourd’hui – qui, cependant, est très obsolète, qui n’est pas suffisante en nombre pour répondre au besoin croissant de danger, qui ne met pas la numérisation au cœur afin de créer des formes de prévention capables de sauvegarder nos territoires. Il a été dit dans le débat que la plupart des incendies sont liés à un incendie criminel, mais l'expansion de ces incendies dans la plupart des cas est due au fait que vous pouvez les découvrir tard et que vous ne pouvez pas agir bientôt. La Commission devrait, précisément dans la stratégie de préparation, prêter attention au partenariat européen afin d'aller au-delà des technologies adéquates et obsolètes.
Budget de l’UE à long terme après 2027: les attentes du Parlement avant la présentation de la proposition de la Commission (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Ministre, Mesdames et Messieurs, le commissaire Serafin a parlé de ce qui nous unit, et je vais essayer de résumer certaines choses importantes qui peuvent nous diviser aujourd'hui et peut-être nous unir demain. Il y a des divergences au départ et nous craignons, pour certains choix, que nous savons déjà ne pas être partagés par la majorité des États membres et certainement par la majorité du Parlement. En ce qui concerne la cohésion, nous sommes opposés à la fusion des ressources en fonds nationaux, en privant les régions et les municipalités de ressources, et nous sommes favorables au maintien de la classification actuelle des régions sur la base du PIB. En ce qui concerne l’agriculture, nous sommes opposés à la fusion du fonds de la politique agricole avec le fonds de la politique de cohésion et les contrôles aux frontières, et nous pensons que nous devrions investir davantage dans les politiques de voisinage, en particulier dans le voisinage méridional, peut-être en créant un fonds pour la Méditerranée. Nous soutenons, Monsieur le Commissaire, l'initiative de créer un Fonds pour la compétitivité, mais nous espérons que ce fonds disposera de ressources autonomes et différentes. Nous sommes prêts en tant que délégation à travailler et nous ferons notre part.
Rapport sur la mise en œuvre de la facilité pour la reprise et la résilience (débat)
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, Monsieur le Vice-président exécutif de la Commission, je pense que, parfois, ce débat n'a pas voulu ou n'a pas été en mesure de prendre en compte certaines des innovations qui ont émergé ces dernières semaines. Il est juste et tout à fait correct que le Parlement se demande comment aller de l'avant sur les nombreux projets que les plans ont réalisés dans les différents États et qui, pour mille raisons, peuvent ne pas être pleinement mis en œuvre dans le délai imparti à ce jour. Mais ces dernières semaines, la Commission européenne a donné deux réponses absolument convaincantes à cette question, qui, je pense, devrait être mentionnée dans le débat parlementaire. Parce que, d'une part, la modification de la stratégie à moyen terme de la politique de cohésion et, d'autre part, surtout, je le dis avec un profond respect également pour le débat que j'ai entendu de la part de ceux qui ne veulent peut-être pas que le programme réussisse, et pour cette raison, je veux le reporter et le reporter à temps quant à son expiration. Mais la communication de la Commission européenne du 4 juin a déjà indiqué des instruments qui permettent à la fois de mener à bien les initiatives mises en œuvre et, surtout par la mise en place de fonds spécifiques dans les établissements de crédit, la possibilité d'investir dans les mêmes objectifs et d'aller encore plus loin. Je pense donc que, même si la Commission a attiré l'attention sur la lune, quelqu'un ici ne cesse de regarder du doigt.
Un budget à long terme rénové pour l’Union dans un monde en mutation (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, nous participons à un débat particulièrement important parce qu'il concerne la trajectoire de la politique économique qui nous conduira à 2035. Et mes collègues conservateurs précédents ont dit combien il est important pour nous que l'Europe soit à nouveau hospitalière pour les entreprises, que nous puissions investir dans la recherche, l'innovation et le développement, que nous puissions adopter de nouvelles politiques de sécurité. Nous avons quelques doutes sur le document que nous serons appelés à évaluer demain, car il nous semble un document, précisément sur ces objectifs, plutôt faible, le résultat d'un compromis parfois entre opposés, un document qui parvient à être peu clair même sur l'un des piliers, le Fonds pour la compétitivité, qui avait été annoncé par la Commission. Et puis notre volonté est de travailler positivement: Ne manquons pas l'occasion de donner un cadre financier pluriannuel solide à nos institutions.
Orientations pour le budget 2026 - Section III (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, je voudrais moi aussi commencer par reconnaître au rapporteur, M. Halicki, l'effort qu'il a fait pour essayer d'inclure, dans ces orientations sur le budget 2026, certains des éléments essentiels les plus importants qui sont venus des propositions de tous les groupes politiques, y compris le nôtre. Il s'agit évidemment d'un débat qui a lieu à un moment donné, alors que le cadre de la croissance économique pour l'ensemble des 27 pays de l'Union européenne est incertain, également lié aux questions géopolitiques qui se profilent ces derniers mois, et ce sera le cas dans les mois à venir. Il n’est donc pas surprenant qu’une attention particulière soit accordée à la question de la sécurité et de la défense, qui est considérée, également dans ce rapport sur le budget 2026, comme l’un des points extrêmement importants. Tout comme nous partageons beaucoup les travaux sur le thème de la recherche et du développement, sur la nécessité d'avoir une souveraineté dans la production d'énergie, dans la gestion de l'approvisionnement en médicaments, dans l'attention aux petites et moyennes entreprises, également sous la forme du partenariat entre le public et le privé; réaffirmant son attachement à la politique agricole commune. Ce sont toutes des questions qui trouvent certainement de l'espace, ainsi que la grande question de la lutte contre l'immigration. Il n'y a qu'un seul doute, Monsieur le Commissaire: que 200 milliards d'euros sont peu nombreux pour faire tout cela. Cela aussi devra être pris en considération.
Présentation de la proposition relative à l'Acte législatif sur les médicaments critiques (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, je vous remercie tout d'abord, Monsieur le Commissaire, d'avoir respecté l'un des engagements que vous avez annoncés lors de votre audition, à savoir être ici dans un délai de 100 jours et présenter un acte législatif d'une importance extraordinaire. Acte réglementaire largement attendu, non seulement pour ce qui est apparu à la suite de la pandémie, lorsque nous avons découvert en tant qu’Europe que la majeure partie de notre production avait lieu en dehors des 27 pays et que, par conséquent, un approvisionnement était difficile, en particulier en période de difficulté. Aujourd’hui, il y a une question très importante que cet acte commence à aborder et qui est de rendre compétitive et réalisable la production de médicaments, en particulier de génériques, même en Europe, alors qu’aujourd’hui, nous savons que la principale criticité est là: dans le fait que la production de drogue en Europe est devenue non rentable. C'est donc un travail qui commence par Loi sur les médicaments critiques, c'est un travail qui a été tiré de la boussole de la compétitivité. Nous sommes optimistes car il s'agit aussi d'une question de souveraineté.
Nécessité de remédier aux pénuries pressantes de main-d’œuvre et de garantir des emplois de qualité dans le secteur des soins de santé (débat)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, Madame la Vice-présidente de la Commission, le rapport de l'OCDE «Panorama de la santé: Europe 2024», nous dit que 1,2 million de médecins, d’infirmières et de sages-femmes sont portés disparus en Europe. Le même rapport nous indique qu'un tiers des médecins et un quart des infirmières en service ont plus de 55 ans et prendront leur retraite dans les années à venir, tandis que l'intérêt des jeunes pour la santé et les carrières infirmières diminue. Que fait l'Europe? En réponse à une question de moi-même et de mon collègue Mantovani, l'orateur précédent, au nom de la Commission, a déclaré: S'il y a un manque de professionnels de la santé en Europe, allez les chercher dans des pays tiers en dehors de l'Europe. Je peux dire qu'il s'agit d'une stratégie qui ne nous convainc pas. Cela ne nous convainc pas parce qu'il y a des pays qui ont fait face à d'importants investissements. L’Italie a investi plus de 9 milliards d’EUR au cours des deux dernières années, ce qui porte le fonds pour la santé à près de 137 milliards d’EUR d’ici 2025 seulement. Il a augmenté le plafond d'embauche, le nombre de places publiques dans les facultés et le nombre de bourses d'études, et les médecins continuent de faire défaut. Je parie rapidement très peu de propositions. La première: augmenter le budget du Fonds social européen pour un plan extraordinaire de recrutement et de placement dans les facultés universitaires et de bourses de spécialisation, également afin de financer le coût très élevé, dans de nombreuses universités privées, des cours de sciences médicales, qui atteint plus de 100 000 EUR. Ensuite, nous essayons de considérer le capital humain, et donc le coût de la santé et de la formation, comme une dépense d'investissement et de le soustraire aux contraintes du pacte de stabilité. Nous essayons également de taxer le travail dans les soins de santé, comme en Italie pour le recouvrement des listes d'attente, et nous investissons dans la numérisation, la télémédecine et l'utilisation artificielle. Ce n'est plus le temps de l'analyse, c'est le temps des réponses.
Nécessité de détecter et de contrecarrer les sabotages de la flotte fantôme russe, qui endommagent des infrastructures sous-marines critiques en mer Baltique (débat)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, comme il y a eu des cas de dommages dans les régions baltes et méditerranéennes, de nombreux observateurs ont eu le sentiment que l'Union européenne n'accordait pas suffisamment d'attention à la protection de ses atouts stratégiques. L’un d’entre eux – peut-être le plus important et le moins observé – est le côté sous-marin. Certains États de l'Union, comme l'Italie, à l'initiative du gouvernement du président du Conseil Giorgia Meloni, se sont consacrés à la dimension sous-marine et à la dimension de la protection de la connexion numérique et de l'approvisionnement énergétique des mesures administratives et réglementaires spécifiques. Le sentiment qui se dégage de la Baltique vers la Méditerranée est qu'il n'y a pas eu cette attention de la part de l'Union, qui devient aujourd'hui encore plus décisive, parce que nous sommes, dans certains cas, confrontés à de véritables actes de guerre.
Nécessité de garantir une action rapide et la transparence en ce qui concerne les allégations de corruption dans le secteur public afin de protéger l'intégrité démocratique (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, les fonds en gestion directe, les fonds de cohésion, plan de redressement, NextGenerationEU et probablement bientôt, comme annoncé par la Commission, un grand fonds pour la compétitivité. Una massa enorme di risorse che necessita in modo serio di adeguati controlli, perché, come non ci siamo mai stancati di ripetere come gruppo di Fratelli d'Italia, tutte le evidenze di corruzione rappresentano diritti negati, opportunità che vengono levate ai diretti interessati, a cui ingenti risorse sono destinate. Ce qui importe, c'est la nécessité de renforcer l'OLAF, ce qui importe, c'est la nécessité d'élargir les pouvoirs du procureur du Parquet européen, mais ce qui importe, Monsieur le Commissaire, c'est avant tout l'adoption de politiques de prévention. La prévention ne signifie pas seulement des règles. La prévention signifie enfreindre ces règles inutiles, car il existe un bon moyen de prévenir la corruption: Évitez les bureaucraties inutiles.
Les inondations catastrophiques en Espagne, la nécessité urgente d'aider les victimes, d'améliorer la préparation et de lutter contre la crise climatique (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, c'est le quatrième débat que nous menons après une catastrophe majeure. Nous sommes ici pour exprimer le plus grand sentiment de proximité à la population de Valence et nous rendons hommage à ceux qui ont perdu la vie et des sentiments de remerciement pour ceux qui ont travaillé sans relâche. Depuis l’inondation du 16 mai 2023, il y a eu plus de 20 catastrophes météorologiques majeures en Europe: Allemagne, Belgique, Bosnie, Bulgarie, Croatie, Espagne, France, Grèce, Hongrie, Italie, Pays-Bas, Roumanie, Slovaquie, Slovénie. Et en ces heures, précisément en ces heures, dans ma province, à Catane, une violente inondation a frappé les villes d'Acireale, de Giarre et de Riposto. Nous savons que ces phénomènes sont destinés à se répéter et à être de plus en plus fréquents. Personne parmi nous ne nie le changement climatique, mais nous pouvons enfin dire que cinq ans ont été perdus dans la poursuite d'une crise du changement climatique. pacte vert Idéologique et délirant sur les voitures électriques au lieu de présenter un plan de protection du territoire, avec un fonds européen adéquat pour la prévention des catastrophes? Pouvons-nous dire que le respect de l'environnement est démontré par la réparation du territoire, la réduction de la consommation des terres et la mise en œuvre de politiques contre l'instabilité hydrogéologique? C'est ce dont nous devons parler pour ne pas pleurer pour plus de morts.
Le rôle important des villes et des régions dans l'Union - pour un développement local écologique, social et prospère (débat)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, Monsieur le Commissaire, la place centrale des régions et des municipalités dans les politiques de cohésion a été réaffirmée par tous les groupes et je suis sûr que personne dans cette Assemblée ne pense que nous pouvons nous passer des municipalités et des régions dans la planification des prochains cycles de programmation. J'ai eu le privilège de faire partie d'un gouvernement régional qui a été en mesure d'investir des ressources dans les politiques de cohésion, qui a certifié des milliards d'euros de dépenses réellement effectuées et qui a programmé le cycle de programmation actuel, rassemblant des ressources de plus de 15 milliards d'euros. Et par conséquent, personne d’autre que ceux qui ont vécu ces expériences – et dans tous les groupes, nous sommes nombreux – ne peut être absolument conscient de la nécessité de considérer les régions comme des protagonistes, comme les municipalités, de la nouvelle politique de cohésion. Mais les régions doivent être écoutées et lorsque, comme ce fut le cas lors de la dernière réunion du Comité européen des régions, elles nous ont dit que la transition écologique ne peut pas nuire à la compétitivité de l’Europe, elles doivent également être écoutées.
Budget général de l’Union européenne pour l’exercice 2025 - toutes sections (débat)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, Monsieur le Ministre, Monsieur le Commissaire, j'ai entendu quelques tonalités enthousiastes pour décrire à la fois la proposition de la Commission et le compromis obtenu dans le cadre des travaux de la commission. Et je ne veux pas penser, selon la rhétorique entendue, qu'il s'agit du premier budget de la nouvelle législature, parce qu'une législature qui s'est ouverte avec une demande de plus grande compétitivité et d'investissement en Europe ne les trouve pas dans son premier budget. Une législature qui s’est ouverte avec une grande attente de la part des citoyens sur certaines questions essentielles – je pense à la santé – ne la trouve pas dans le budget. Bien sûr, nous sommes partis d'une réduction de milliards d'euros sur le cadre pluriannuel et nous arrivons toujours à une réduction de la santé, ce qui fait le contrepoids à une nouvelle réduction, qui est celle de la capacité de notre système à faire croître l'économie. Je veux donc penser, Monsieur le Ministre, que les bons compromis peuvent être atteints, mais surtout que ce n'est pas le premier budget de la nouvelle législature, mais que c'est le dernier de l'ancienne.