Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, l'élargissement de l'Union européenne est revenu au cœur de l'agenda politique européen. La guerre menée par la Russie contre l’Ukraine a montré à quel point la stabilité de notre voisinage est directement liée à la sécurité du continent. C'est pourquoi le processus d'adhésion doit rester crédible et rigoureusement fondé sur le mérite, conformément aux critères de Copenhague et en s'alignant pleinement suracquis européen. Dans ce contexte, les Balkans occidentaux restent une priorité stratégique: Soutenir l'achèvement de la voie européenne de l'Albanie et du Monténégro signifie renforcer la stabilité de la région et la sécurité de l'Europe. Dans le même temps, nous devons renforcer la coopération avec les pays candidats en matière de sécurité et de gestion des flux migratoires, ce qui, à mon avis, est crucial. L'élargissement doit rester un processus sérieux et progressif, fondé sur la responsabilité politique des États membres.
La violente répression des manifestants en Iran (débat)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, une répression brutale est en cours en Iran contre les personnes qui réclament la liberté. Des manifestations pacifiques réprimées par la force, des arrestations massives, des menaces de peine de mort, des coupures numériques sans précédent pour faire taire la vérité. Ce ne sont pas des excès, c'est une stratégie délibérée du régime. Et face à tout cela, l'Union européenne ne peut se permettre l'ambiguïté. C'est un test de crédibilité. Il n'y a pas de stabilité sans liberté ni dialogue sans respect de la dignité humaine. Des choix clairs sont nécessaires: renforcer les sanctions ciblées contre les responsables de la répression; assurer la coordination avec les partenaires du G7 afin de maintenir une forte pression politique; soutenir la collecte de preuves de violations des droits de l'homme afin que personne ne se sente protégé contre l'impunité. L'Union européenne doit se tenir, sans hésitation, du côté du peuple iranien.
Intégrité territoriale et souveraineté du Groenland et du Royaume de Danemark: la nécessité d'une réponse unie de l'Union européenne face aux tentatives de chantage des États-Unis (débat)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, Monsieur le Haut Représentant, la souveraineté et l'intégrité territoriale du Groenland et du Royaume de Danemark ne sont pas négociables. L’Union européenne doit les défendre avec un sens profond de la diplomatie, mais c’est précisément la raison pour laquelle nous devons éviter les réactions émotionnelles, telles que l’envoi de troupes, plutôt que de penser à des tarifs douaniers ou à des sanctions entre alliés: C'est une erreur qui risque de déclencher une escalade inutile qui affaiblit l'Occident au lieu de le renforcer. Le véritable défi stratégique dans l'Arctique ne vient pas des alliés, mais de la pression militaire de la Russie et de la pénétration économique et géopolitique croissante de la Chine, qui visent évidemment à redéfinir les équilibres et les routes stratégiques. Nous avons donc besoin d'un dialogue politique, d'une coordination et d'une responsabilisation; le dialogue entre les États-Unis, qui reste un pilier de notre sécurité; la coordination au sein de l'OTAN, qui est un pivot de la dissuasion; clarté dans la distinction entre partenaires et opposants; fermeté dans les principes, lucidité dans les choix. C'est pourquoi l'Europe défend véritablement la souveraineté et la sécurité communes.
Une réponse unie aux récentes violations par la Russie de l'espace aérien et d'infrastructures critiques d'États membres de l'UE (débat)
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, toute violation du ciel de nos alliés, tout sabotage des pipelines et des ports constitue une menace pour notre sécurité commune. Nous avons besoin de sang froid pour éviter les provocations, mais nous avons également besoin de règles claires pour défendre nos frontières et nos infrastructures critiques. L'Italie soutient la création d'un bouclier antidrone européen, intégré à l'OTAN et promu par le ministre Crosetto, pour protéger nos réseaux stratégiques. Nous appelons également à la mise en œuvre intégrale des directives sur la résilience et la cybersécurité et des ressources communes pour défendre les ports, les gazoducs et les réseaux numériques, ainsi qu’à une action conjointe de la justice et de la police européennes contre le sabotage et la désinformation. Ensuite, je suis tout à fait d’accord avec ce que la présidente von der Leyen a dit tout à l’heure, en particulier en ce qui concerne le problème des investissements européens dans le domaine de la défense qui sont dépensés en Europe afin de rendre notre continent aussi compétitif et fort que possible. Seule une Europe unie et rapide dans la prise de décision sera en mesure de garantir la sécurité et la liberté de ses concitoyens.
Le rôle de l'UE dans le soutien aux récents efforts de paix pour Gaza et une solution à deux États (débat)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, Monsieur le Commissaire, le plan de paix proposé par les États-Unis est une tentative concrète d'assurer la stabilité et le développement dans la bande de Gaza. L'Union européenne doit la soutenir avec pragmatisme et unité d'objectifs. Comme l’a rappelé la présidente von der Leyen, l’Europe est prête à apporter des ressources politiques, économiques et humanitaires. Cet engagement doit renforcer la perspective d'une coexistence pacifique entre deux États, fondée précisément sur le rejet de la violence et la reconnaissance mutuelle. Le gouvernement italien, entre autres, a indiqué une ligne claire: Le Hamas ne peut jouer aucun rôle dans le futur gouvernement de Gaza, mais il est tout aussi important d'empêcher que les souffrances du peuple palestinien ne soient exploitées à des fins idéologiques. Le chemin vers la paix à Gaza reste difficile, mais aujourd'hui nous pouvons voir une lueur de lumière et d'espoir: la possibilité de rendre aux civils un avenir de sécurité et de dignité.
Gaza au point de rupture: action de l’Union pour combattre la famine, urgence de la libération des otages et progrès vers une solution fondée sur la coexistence de deux États (débat)
Madame la Présidente, Madame la Haute Représentante, Mesdames et Messieurs, à Gaza, les souffrances de la population civile et la captivité des otages appellent le monde à mettre un terme absolu à cette guerre. Nous devons identifier les voies de la paix le plus rapidement possible, mais nous savons aussi que la paix ne se construit pas avec des slogans. Nous avons besoin de sécurité pour Israël, de liberté et de dignité pour les Palestiniens et du courage d'un nouveau récit qui n'alimente pas la haine et la déshumanisation, comme l'a rappelé le patriarche latin de Jérusalem. Pour Fratelli d'Italia, la ligne est claire: soutien au droit d'Israël à se défendre contre le terrorisme, mais demande tout aussi ferme de proportionnalité et de protection du peuple palestinien et des couloirs humanitaires. De plus, nous ne pouvons pas rester silencieux face à la souffrance des communautés chrétiennes, également affectées par cette spirale de violence, pourtant fondamentale dans l'équilibre de la région. L'Europe ne peut et ne doit pas se limiter à faire des proclamations, elle a le devoir d'agir. L'Italie fera évidemment sa part, car seuls deux peuples et deux États libres et sûrs peuvent ouvrir la voie à une paix durable.
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, après des années où Moscou ne demandait que la reddition de Kiev, aujourd'hui, à mon avis, il y a des ouvertures de dialogue, rendues possibles par la résistance du peuple ukrainien et le soutien uni de l'Occident, comme l'a souligné le président Meloni. Dans ce cadre, l'Italie a joué un rôle important lors du récent sommet de la Maison Blanche, proposant un système d'assurance de la sécurité inspiré de l'article 5 de l'OTAN. Il ne s'agit pas d'un déploiement de troupes, mais d'un engagement en faveur d'une réponse rapide et crédible contre de nouvelles agressions. Et pourtant, malheureusement, ahi nous, la réalité reste dramatique: La Russie vient de lancer une vaste frappe aérienne depuis le début de la guerre, avec des centaines de missiles et de drones sur Kiev, qui ont entraîné la mort et la dévastation. Face à cette férocité, nous ne pouvons pas céder au découragement. Comme l'a rappelé le pape Léon XIV, nous avons besoin du courage de sortir de la spirale de la haine et de suivre la voie du dialogue. C'est la boussole qui doit guider l'Europe: liberté, sécurité et dignité pour l’Ukraine.
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, ce rapport établit un équilibre entre les progrès réalisés par l'Albanie dans son adhésion à l'Union européenne. En particulier, alignement sur la politique étrangère commune, renforcement institutionnel et contribution à la stabilité régionale. Il demeure essentiel de continuer à mettre fortement l’accent sur l’indépendance de la justice, la protection des droits fondamentaux et la lutte contre la corruption, ainsi que de surmonter la polarisation politique, qui sont essentielles pour renforcer la confiance mutuelle et conclure les négociations d’adhésion. Entre autres choses, j'ai pu constater, également avec le rapporteur, M. Schieder, que des progrès significatifs ont également été réalisés dans ce domaine. Enfin, je voudrais souligner la valeur de la coopération en matière d'immigration. L'accord entre l'Italie et l'Albanie montre qu'il est possible de faire face à des défis complexes avec des outils concrets et partagés, dans le respect du droit européen et de la souveraineté nationale. L'Albanie est un partenaire stratégique et l'Union doit accompagner la voie européenne avec détermination et rigueur.
Implications institutionnelles et politiques du processus d'élargissement de l'Union et défis mondiaux (débat)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, Monsieur le Commissaire, l'élargissement de l'Union européenne est l'un des grands défis géopolitiques et politiques de notre époque. Il ne s'agit pas seulement des pays candidats. Il s'agit de l'avenir de l'Europe elle-même et de sa capacité à être un acteur mondial, à défendre ses intérêts et à assurer la stabilité. L'Italie a toujours fortement soutenu la voie européenne des Balkans occidentaux et des autres pays candidats. Mais il est juste que cette voie soit sérieuse, progressive, fondée sur des engagements concrets et une réelle volonté d'approcher les valeurs et les normes européennes. Parce que ceux qui demandent à adhérer à l'Union doivent montrer qu'ils veulent faire partie intégrante d'une communauté politique, pas seulement économique. Dans ce processus, des instruments tels que le jumelage, TAIEX et le Fonds INCE, que l'Italie finance intégralement, jouent un rôle clé. De vrais projets qui aident ces pays à bâtir des administrations fortes, capables et efficaces. Mais l'élargissement est aussi une question stratégique, compte tenu de la situation géopolitique dans laquelle nous vivons, pleine d'instabilité et de menaces hybrides. Le renforcement des liens avec les pays voisins est également un moyen de rendre l’Union européenne plus sûre et plus résiliente. L'Italie continuera à contribuer avec détermination à cette voie commune. Dans ce scénario, c'est toute l'Europe qui doit réaffirmer son rôle de chef de file, en promouvant un élargissement réellement utile, crédible et durable.
La situation au Proche-Orient (discussion commune)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, très aimable commissaire, la crise au Moyen-Orient impose l'équilibre et la responsabilité à l'Europe. Nous condamnons fermement le terrorisme du Hamas et réaffirmons le droit d'Israël à se défendre. Dans le même temps, nous appelons à la protection des civils palestiniens et à l'accès immédiat à l'aide humanitaire. L'Italie ne soutient pas la révision de l'accord UE-Israël. Il s'agirait d'un acte idéologique qui ne saurait être supplanté par la crédibilité européenne et qui entraverait tout effort diplomatique. L'escalade avec l'Iran, un régime qui nie le droit d'Israël à exister et alimente le terrorisme dans la région, suscite également de vives inquiétudes. Frères d'Italie est clair: jamais à l'arme nucléaire iranienne, oui à la solution politique qui évite les conflits régionaux. Le président Meloni a réitéré ce point lors du G7: Tu en as besoin d'un. détartrage, une trêve qui ouvre une fenêtre sur la paix. Comme l'a dit le pape Léon XIV: La paix se construit dans la justice, le dialogue respectueux et la sécurité pour tous. L'Italie est prête à faire sa part.
La réponse de l'UE pour faire face au projet du gouvernement israélien de prendre le contrôle de la bande de Gaza ainsi que pour garantir l'acheminement effectif de l'aide humanitaire et la libération des otages (débat)
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, la gestion du conflit israélo-palestinien exige équilibre, fermeté et humanité. Comme l'a rappelé le Président Giorgia Meloni, nous sommes amis d'Israël, mais nous ne sommes pas indifférents au drame qui se déroule dans la bande de Gaza. Nous avons été parmi les premiers à condamner fermement les attaques terroristes du Hamas et à défendre le droit d'Israël à se défendre, dans le plein respect du droit international. Mais précisément parce que nous sommes des alliés sincères, nous appelons à la clarté sur les objectifs à long terme et au respect maximum de la population civile palestinienne. Aujourd'hui, il est urgent d'obtenir la libération des otages, de parvenir à un cessez-le-feu immédiat, de vaincre définitivement le terrorisme du Hamas et de relancer un processus de négociation crédible conduisant à une solution basée sur « deux peuples et deux États », avec une reconnaissance mutuelle dans la coexistence pacifique de ces deux peuples. Parce qu’aujourd’hui, plus que jamais, c’est le temps du dialogue, de la responsabilité et du courage de construire des ponts avec l’amour du prochain – avec l’amour du prochain – et la fidélité à nos valeurs.
Soutien de l'Union européenne en faveur d'une paix juste, durable et globale en Ukraine (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Ministre, Mesdames et Messieurs, soutenir une paix juste, durable et globale en Ukraine signifie avant tout avoir le courage de la vérité. Et la vérité est que la guerre ne s'arrête pas à des proclamations, mais à une diplomatie sérieuse, à des interlocuteurs crédibles et à la volonté politique de construire un avenir stable. En ce sens, l'Europe ne peut pas rester un spectateur absolu, elle doit ouvrir de véritables voies diplomatiques même avec les partenaires qui joueront un rôle décisif dans les mois à venir: Je fais évidemment référence aux États-Unis d'Amérique et à Donald Trump, avec lesquels la première ministre italienne Giorgia Meloni a pu construire une relation solide et cohérente, fondée sur des valeurs communes et une vision stratégique. En outre, la récente visite officielle du président Zelensky à Rome témoigne de la reconnaissance internationale du rôle actif et crédible de l’Italie, grâce à la direction du président Meloni, qui continue de contribuer sérieusement et systématiquement – et je le souligne constamment – à la recherche d’une solution diplomatique et durable au conflit. Nous devons également être prêts non seulement à soutenir la défense de l'Ukraine, mais aussi à montrer notre solidarité avec le peuple ukrainien par des actes concrets, en l'accompagnant sur la voie de la reconstruction. L'Union européenne doit prendre l'initiative de restaurer les infrastructures, les services essentiels et l'espoir d'une nation durement touchée par le conflit. Le livre blanc est un outil utile pour la défense européenne, mais il doit être utilisé de la meilleure façon possible pour sécuriser notre industrie de la défense. Fratelli d'Italia est du côté de la paix mais d'une paix véritable fondée sur le respect de la loi, sur la sécurité des peuples européens et sur la liberté de l'Ukraine.
PESC et PSDC (article 36 TUE) (discussion commune)
Madame la Présidente, Madame la Haute Représentante, Mesdames et Messieurs, ce rapport appelle à la réflexion: Voulons-nous une Europe forte ou simplement plus bureaucratique? La coopération est nécessaire, mais elle ne peut pas sacrifier la souveraineté des États membres. L’accord avec l’Albanie, par exemple, sur les retours, est quelque chose de concret; Nous pouvons lutter contre l'immigration clandestine, nous avons besoin de courage et de pragmatisme. La Commission a confirmé qu’elle était pleinement conforme au droit de l’Union. Assez d'idéologies, des solutions concrètes sont nécessaires. Il est indispensable de soutenir l’Ukraine, mais n’oublions pas l’objectif: construire une paix juste et durable, sans alimenter un conflit sans fin. Et assez avec l'illusion d'une Europe alternative à l'OTAN, ou en opposition aux États-Unis: L'Occident se défend ensemble, avec équilibre et vision commune. L'Europe revient à être un protagoniste sans complexes, et sans renoncer à son identité.
Livre blanc sur l’avenir de la défense européenne (débat)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, le Livre blanc sur l'avenir de la défense européenne est une occasion cruciale d'élaborer une stratégie claire, réaliste et efficace. L'Europe doit renforcer sa capacité défensive, tout en évitant de dupliquer l'OTAN ou de créer de nouvelles superstructures bureaucratiques inutiles. L’Italie est favorable à une défense plus forte fondée sur des investissements ciblés et sur une industrie compétitive dans les secteurs stratégiques de l’espace, des communications et de l’innovation technologique. Investir dans la sécurité ne signifie pas alimenter une course au réarmement, mais donner de la stabilité, de l'autonomie stratégique et de la croissance économique. C’est pourquoi le plan présenté par la présidente von der Leyen doit, à mon avis, être rebaptisé en Défense Europe. La sécurité est la véritable garantie de la paix et c'est pourquoi je veux aussi stigmatiser le comportement de certains qui se disent pacifistes pour ne recueillir que quelques consentements sans penser aux intérêts nationaux. Le Livre blanc doit être l'occasion de construire une défense européenne forte, respectant les spécificités de chaque État membre, et de renforcer le rôle de l'Europe dans le monde.
Escalade de la violence dans l'est de la République démocratique du Congo (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, ce qui se passe en République démocratique du Congo est extrêmement inquiétant. La chute de Goma entre les mains des rebelles du M23 a déclenché une crise humanitaire très grave, tandis que la tension s'accroît également à Kinshasa, avec des épisodes qui témoignent d'une méfiance croissante de la population à l'égard de la communauté internationale. L'Union européenne doit donc tourner la page. Nous devons commencer à construire un nouveau partenariat avec l'Afrique, fondé sur le respect mutuel et une croissance partagée. En ce sens, le plan Mattei, cette brillante idée du Premier ministre italien Giorgia Meloni, représente un modèle concret pour renforcer la coopération, promouvoir le développement, la stabilité et la sécurité. Des choix politiques clairs sont également nécessaires. Nous devons soutenir fermement les processus de médiation menés par les pays africains, en reconnaissant leur rôle central dans la recherche de solutions durables. L'Afrique n'a pas besoin d'interventions descendantes, mais de partenaires fiables. Et bien sûr, je crois que l'Europe doit montrer qu'elle est à la hauteur de ce rôle.
Poursuivre le soutien sans faille de l’Union à l’Ukraine, après trois ans de guerre d’agression russe (débat)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, Monsieur le Commissaire, après trois ans d'attaque brutale de la Russie contre l'Ukraine, notre devoir est clair: L'Union européenne doit rester ferme dans son soutien à l'Ukraine, non seulement pour défendre sa souveraineté, mais aussi pour assurer la sécurité de l'ensemble du continent. Notre objectif doit être la paix, juste et durable. Cela signifie continuer à soutenir Kiev avec l'aide nécessaire, tout en intensifiant les efforts diplomatiques pour rechercher une solution politique au conflit, en soutenant toute initiative susceptible de porter à la table des négociations et de mettre fin aux souffrances de millions de personnes. Dans ce contexte, à mon avis, la coopération transatlantique est essentielle pour faire face à cette crise avec unité et détermination. Nous rappelons que le dialogue avec les États-Unis est essentiel, car ils restent notre principal allié et notre partenaire clé à l'ère des défis mondiaux et interconnectés. L'Union européenne ne peut se permettre d'hésiter. Nous devons continuer avec fermeté à aider Kiev, sans jamais perdre de vue l'impératif de paix et de paix.
Unir l'Europe contre les acteurs hostiles à l'Union européenne: il est temps de renforcer notre sécurité et notre défense (débat d'actualité)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, nous entendons souvent parler de paix, mais, comme l'a dit le Premier ministre italien, Giorgia Meloni, la paix n'est pas un droit acquis, ni quelque chose d'éternel: C'est une réalisation quotidienne qui exige de l'engagement et de la détermination. À ceux qui critiquent les dépenses de défense, je rappelle qu'elles servent à assurer la sécurité, à rétablir la stabilité dans les terres ravagées par le conflit et à dissuader nos communautés de faire face aux menaces. Parler de défense ne signifie pas adopter une logique guerrière, mais garantir la sécurité et le bien-être des citoyens européens. C’est pourquoi nous devons être aussi ambitieux et pragmatiques que possible et veiller à ce que, précisément, les investissements en matière de défense – et je mets l’accent sur les investissements – soient exclus du pacte de stabilité. Ce n'est qu'ainsi que nous pourrons construire une Europe mieux préparée à relever les défis mondiaux qui nous attendent. Une Europe forte et solidaire ne signifie pas une Europe qui renonce à sa souveraineté nationale, mais une Europe qui se tient garante de la paix et de la sécurité pour tous ses peuples. Nous devons le dire clairement et fièrement.
La chute du régime syrien, ses conséquences géopolitiques et la situation humanitaire dans la région (débat)
Monsieur le Président, Madame la Vice-présidente – meilleurs vœux pour votre nouveau poste – Mesdames et Messieurs, la chute du régime d'Assad représente un moment historique crucial non seulement pour la Syrie, mais pour l'ensemble du scénario géopolitique du Moyen-Orient. L'Europe a la responsabilité de mener cette transition, en évitant les erreurs commises par le passé en Irak et en Libye, où l'absence d'une stratégie claire a laissé ces pays dans le chaos. Aujourd'hui, il est essentiel de rappeler que la stabilité de la Syrie dépend également de la région environnante, en particulier de la Jordanie, qui est déjà confrontée aux conséquences de cette crise. La récente déclaration de la présidente von der Leyen, exprimant le plein soutien de l’Union européenne à la Jordanie, est un signe tangible de la manière dont l’Europe entend travailler en étroite collaboration avec les pays voisins de la Syrie pour assurer une transition politique ordonnée, conformément aux principes de la résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations unies. Une Syrie instable est une bombe à retardement non seulement en raison du risque réel d'explosion de la migration, mais surtout en raison de l'infiltration de groupes terroristes en Europe et au-delà. L'Union européenne doit fermement assurer la fourniture d'une aide humanitaire et la reconstruction d'infrastructures vitales à travers la Jordanie. Je suis convaincu que nous pouvons travailler avec cette Commission et ce Parlement pour faire en sorte que cette transition puisse avoir lieu de la manière la plus démocratique possible.
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, Monsieur le Commissaire, la coopération avec la Tunisie, consolidée par le protocole d’accord de 2023, est essentielle pour la stabilité et la sécurité de la Méditerranée. Cet accord a déjà conduit à une réduction des départs irréguliers, comme on vient de le dire, d'environ 80%, un résultat concret qui démontre l'efficacité de notre engagement. La récente conversation entre le Premier ministre italien, Giorgia Meloni, et le président tunisien, Kais Saied, a confirmé la volonté commune de renforcer le partenariat, en particulier dans le cadre du plan Mattei pour l'Afrique et de la coopération en matière de migration. L'intention d'organiser la deuxième conférence du processus de Rome en Tunisie l'année prochaine a été réitérée. Il est essentiel, selon moi, que les 150 millions d'euros alloués par l'Union européenne soient gérés de manière transparente et efficace. Bien que les ONG jouent un rôle important, nous devons veiller à ce que les fonds soient utilisés sans gaspillage, dans le respect des objectifs fixés. Nous appuyons donc fermement ce mémorandum, convaincus que partenariats Une relation forte entre la Tunisie et l'UE est cruciale pour l'avenir de la région.
Établissement du mécanisme de coopération sous forme de prêts en faveur de l'Ukraine et octroi d'une assistance macrofinancière exceptionnelle à l'Ukraine (débat)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, Monsieur le Commissaire, la proposition d'un mécanisme de coopération pour les prêts à l'Ukraine et d'une assistance macrofinancière exceptionnelle de 35 milliards d'euros n'est pas seulement une question économique, mais un acte de responsabilité envers la stabilité de l'Europe. L'agression russe a dévasté l'Ukraine avec des impacts directs sur l'économie et les infrastructures du pays. Sans action décisive, les conséquences se feront sentir dans toute l'Europe, menaçant notre sécurité collective. Le prêt est structuré avec des conditions évidemment avantageuses et financé également à travers le atout Il s'agit d'un message clair et fort adressé à ceux qui violent le droit international: Vous devrez payer la reconstruction à vos frais. En outre, l’enveloppe globale de 50 milliards d’euros jusqu’en 2027 comprend des subventions garantissant des services essentiels pour l’Ukraine elle-même. Ce n'est pas de la charité, mais un investissement dans la sécurité européenne, une déclaration de soutien aux valeurs de liberté et de démocratie. Aujourd'hui plus que jamais, nous devons agir avec détermination.
L'escalade de violence au Moyen-Orient et la situation au Liban (débat)
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, hier, nous avons commémoré le premier anniversaire des attaques du Hamas contre Israël. Un événement qui a laissé de profondes cicatrices et souligne l'urgence de rechercher une paix durable. Aujourd'hui, la crise au Moyen-Orient atteint des niveaux alarmants. Les affrontements entre Israël et le Hezbollah, les raids dévastateurs sur Gaza et l'intervention iranienne croissante menacent la stabilité de la région. Une escalade incontrôlée est inacceptable. La déclaration des dirigeants du G7, avec un engagement clair du Premier ministre italien Giorgia Meloni pour la sécurité d'Israël, condamne fermement l'attaque militaire iranienne. Il est crucial que l'Iran et ses alliés, y compris le Hezbollah et le Hamas, cessent immédiatement leurs actions déstabilisatrices. La situation humanitaire à Gaza est catastrophique. Nous avons besoin d'un cessez-le-feu immédiat, de la libération des otages et d'un accès humanitaire sans entrave. La protection des civils doit être une priorité. Au Liban, le respect des résolutions 1701 et 2735 de l'ONU est crucial. La mission de la FINUL doit être renforcée pour éviter une nouvelle escalade le long de la frontière. Ligne bleue, la ligne bleue. L'Union européenne joue un rôle décisif dans la promotion de la paix, en travaillant, bien sûr, avec les Nations unies et les partenaires régionaux. Il est donc essentiel de poursuivre la solution «deux peuples, deux nations» par la diplomatie, afin que nous puissions construire un avenir de stabilité au Moyen-Orient. Agir avec unité est essentiel car l'avenir de la région dépend des choix d'aujourd'hui.