17
Juin
2025
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Rapport 2024 de la Commission sur l’état de droit (débat)
Monsieur le Président, nous sommes les héritiers de générations qui ont lutté contre la dictature, contre la peur et contre l'abus de pouvoir. L'état de droit n'est pas une formalité. C'est ce qui empêche le plus fort d'écraser le plus faible, le pouvoir de devenir oppression, la liberté de devenir privilège. Mais cette base n'est pas donnée. Nous continuons de voir des tentatives de conditionner les tribunaux, la persécution des journalistes et des enseignants, et des réformes législatives qui sapent la liberté. La Hongrie est aujourd'hui un exemple de la manière dont, au sein de l'Union elle-même, un gouvernement peut saisir la justice, faire taire la presse et éroder la démocratie. Le tout sous prétexte de légalité. Et ces menaces ne sont pas uniques à l'Est. Ils apparaissent également là où on s'y attend le moins, même dans les démocraties consolidées d'Europe occidentale, comme c'est le cas dans l'Espagne voisine. Défendre l'État de droit n'est pas une question idéologique, c'est le devoir de chacun. Parce que lorsque l'État de droit échoue, l'Europe échoue, nous échouons tous.