11
Mars
2025
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Livre blanc sur l’avenir de la défense européenne (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, avec la réalité que nous vivons aujourd'hui, il est indéniable et indéfectible de promouvoir davantage d'investissements dans notre sécurité et notre défense communes. Nous devons veiller à ce que l'Union soit prête à faire face à toutes sortes de menaces, qu'elles soient hybrides ou conventionnelles, en instaurant une forte dissuasion, en réduisant nos dépendances et en renforçant notre autonomie. Mais toute idée d'essayer de choisir entre les investissements dans la sécurité et la défense, ou la cohésion sociale, ou la cohésion, entraînerait une certaine défaite sur les deux fronts. Toute stratégie d'investissement doit être globale, elle doit tenir compte à la fois de nos vulnérabilités en matière de capacités militaires et de celles de notre tissu social. Il s'agit de décisions stratégiques pour l'Union et son avenir. Cela signifie que le Parlement européen ne devrait pas être exclu des processus décisionnels en ce qui concerne les programmes de dépenses qui sous-tendent les choix faits pour l'Union européenne. La récente proposition de ReArm comprend de nouveaux prêts conjoints sur la base de l’article 122 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne – et nous ne pouvons que regretter l’utilisation, une fois de plus, de cet article, qui exclut le Parlement de la décision. Le Parlement européen est la seule institution dotée de pouvoirs législatifs, budgétaires et de contrôle, avec une légitimité démocratique conférée par l'élection directe de ses membres. Nous sommes ici pour décider au profit des citoyens européens.