20
Mai
2026
Regarder
De l’urgence que le marché unique produise des résultats, en garantissant sécurité et prévisibilité aux entreprises de l’Union, ainsi que des emplois de qualité (suite du débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Vice-président de la Commission, chers collègues, aujourd'hui je veux parler de folie, parce que 33 ans après la création du marché unique, nous nous imposons encore des droits de douane. C'est de la folie parce que la crise de la compétitivité de l'Europe est fondamentalement une crise du marché unique. Un autre signe de folie: Alors que 10 000 milliards d'euros restent inactifs sur les comptes bancaires européens, nos start-ups se déplacent aux États-Unis pour obtenir des financements, souvent avec de l'argent européen. L’Europe ne manque pas de capitaux: l’Europe fuit le capital. C'est donc une folie de ne pas achever l'union des marchés des capitaux. C'est aussi une folie que nos services commerciaux avec le reste du monde se développent plus rapidement qu'entre nos propres États membres. Et pourquoi? Parce que nos entreprises sont perdues dans un dédale de 27 juridictions nationales. C'est de la folie, et c'est parce que nous insistons pour résister à l'harmonisation. Et enfin, c'est une folie que cela se produise parce que certains gouvernements nationaux sont trop aveugles pour voir l'évidence: que leur intérêt national dépend de la réussite du projet européen, en particulier de la réussite du marché unique. C'est de la folie de ne pas voir ça. Donc, pour ceux d'entre nous qui ne sont pas fous, le choix est simple: un marché au lieu de 27 alibis.