Garantir la souveraineté et la résilience numériques de l’Europe, à la lumière des évolutions récentes touchant l'accès aux technologies d'IA avancées (débat)
Cybersécurité et préparation de l’Union dans la perspective des systèmes d’IA avancés (débat)
Madame la Présidente, Madame la Ministre, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, je crois que le plus grand défi auquel l'Union européenne est confrontée aujourd'hui est de savoir comment adapter nos sociétés à l'intelligence artificielle, comment mettre l'intelligence artificielle au service de nos démocraties, comment réduire nos dépendances extérieures et comment parier sur une stratégie industrielle numérique européenne. Cela implique – de mon point de vue et du point de vue de S&D – action, vision et stratégie. Action, vision et stratégie parce que nous parlons de sécurité économique, de défense numérique, de souveraineté technologique dans l'Union européenne. L’intelligence artificielle et les menaces transforment profondément nos sociétés, la sécurité, l’économie et le fonctionnement de nos démocraties. Et les attaques ne visent plus seulement les infrastructures critiques, mais aussi nos systèmes électoraux, l’espace public européen, ce qui, à mon avis, crée une méfiance à l’égard des institutions, ce qui est d’ailleurs l’objectif de ceux qui promeuvent ces attaques. C’est pourquoi nous devons faire de l’intelligence artificielle un partenaire de notre développement et de notre démocratie, car la cybersécurité européenne est une question de démocratie, de sécurité, de protection des données, mais aussi de compétitivité. C’est pourquoi cette stratégie doit investir dans ses propres capacités européennes, dans la cybersécurité, l’intelligence artificielle digne de confiance, les semi-conducteurs et le calcul à haute performance. cloud La protection des infrastructures européennes et critiques, absolument essentielle pour protéger les consommateurs, protéger notre économie, protéger nos démocraties. Et je reviens sur ce point: La souveraineté numérique est une stratégie industrielle numérique européenne combinant réglementation, gestion des risques, protection des droits fondamentaux, renforcement de la cyberrésilience et coordination institutionnelle. Ce dont nous parlons, Mesdames et Messieurs, c'est vraiment de valoriser notre démocratie et de défendre l'autonomie stratégique numérique dans l'espace européen.
Débat d’actualité demandé par un groupe politique (PfE) (article 169 du règlement intérieur) - Ingérence de la Commission dans le processus démocratique et les élections (débat d'actualité)
Situation des droits fondamentaux dans l’Union européenne en 2024 et 2025 (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, les droits fondamentaux sont notre terrain d'entente et même notre identité politique. Et ce n'est pas un détail. Je tiens à féliciter le rapporteur et les rapporteurs de ‑sombra pour l'excellence du rapport, mais il constate qu'il y a une pression croissante sur l'état de droit. L’espace civique se réduit, les discours de haine se multiplient et les droits essentiels des femmes, des personnes LGBTIQ+ et des migrants sont remis en question. Soit dit en passant, mon pays ne fait pas exception: vous étiez récemment au Portugal. Ne nous trompons pas en disant qu'il y a des gens dans cette Assemblée et dans les gouvernements européens qui utilisent la liberté pour attaquer la démocratie elle-même. Il y a ceux qui, au nom de la sécurité et de la tradition, veulent remonter des décennies en arrière sur les réalisations européennes. Mesdames et Messieurs, les valeurs des droits fondamentaux ne sont pas négociables. La dignité humaine, la liberté, l'égalité et les droits de l'homme ne sont pas négociables, et le choix est donc simple. C'est un choix de défense sans compromis des droits de l'homme. Je voudrais donc demander à tous les démocrates de ne pas revenir sur l'engagement pris à la Commission et à cette Assemblée de ne pas revenir sur l'excellence de ce rapport.
Éliminer les obstacles au marché unique de la défense - Projets phares de défense européens d’intérêt commun
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, face aux menaces extérieures et à l'instabilité géopolitique, défendre une Europe plus sûre, c'est défendre une politique de défense véritablement européenne. Cela signifie, à mon avis, deux choses: éliminer les obstacles qui continuent de fragmenter notre marché de la défense et investir dans des projets communs qui renforcent nos capacités. Aujourd'hui, l'industrie européenne de la défense est particulièrement fragmentée. Trop d'obstacles administratifs, de règles divergentes, d'approches nationales qui limitent la coopération et augmentent les coûts. Un véritable marché unique de la défense se traduira par une plus grande efficacité, davantage d'innovation et une meilleure utilisation des ressources publiques. Mais, Mesdames et Messieurs, l'élimination des barrières ne suffit pas. Et, Monsieur le Commissaire, nous devons également avoir des projets européens ambitieux, capables de développer des capacités stratégiques communes, de renforcer la base industrielle et technologique de défense européenne, d'investir dans la connaissance, l'innovation, la création d'emplois et de meilleurs salaires. « Plus de coopération européenne en matière de défense n'est pas une option, ‑ est même devenue une nécessité.
Rétablir le contrôle des migrations: retours, politiques en matière de visas et coopération avec des pays tiers (débat d'actualité)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, défendre une vision humaniste de la migration, c'est rejeter une vision simpliste de «nous contre eux» et de cette nécessité de réguler la pression migratoire. La migration fait partie de l'histoire de l'Europe, de son avenir, de son présent, et elle fait partie de la réalité humaine qui exige responsabilité, solidarité et solidité. Chers collègues, S&D a approuvé et soutenu et travaillé dur pour avoir un pacte de migration qui soit raisonnable, respectable et adapté aux voies de migration légales. Les voies légales de migration ne sont pas compatibles avec la suspicion permanente sur tous les flux migratoires - et elles ne sont pas compatibles avec ce que la Commission nous a proposé. Monsieur le Commissaire, je comprends vos paroles et je comprends celles de mon collègue M. Tobé, mais je m'éloigne complètement du choix de la Commission sur la liste des pays tiers et sur l'examen des pays tiers sûrs, alors que même la possibilité d'un lien entre les personnes et le pays vers lequel elles sont envoyées n'est pas possible, car elle a été retirée par votre proposition. Le pacte doit donc être respecté, mais il n'est pas juste que ce mandat aille au-delà du pacte. Au-delà du pacte! Et, Monsieur le Commissaire, le retour est un mécanisme qui exige le respect des droits de l'homme, le respect de la dignité. Lorsque la Commission européenne accepte de s'engager hubs de retour Pour les pays tiers, qui n'ont que des labels d'assurance, il s'agit d'une violation des principes fondamentaux de respect des droits de l'homme. Il s'appuiera donc sur S&D pour continuer à créer et à avoir des flux migratoires légaux. Il s'appuiera sur S&D pour lutter contre la traite des êtres humains, pour lutter contre les routes d'immigration clandestine. Il ne comptera pas sur le soutien de S&D pour continuer à aller au-delà du pacte ou pour regarder ce pacte, non pas avec la sensibilité qu'il mérite (je vais terminer maintenant, Monsieur le Président), mais comme le Portugal, par exemple, qui rejette la solidarité et paie 8 millions d'euros pour envoyer des réfugiés dans d'autres pays. C'est inacceptable en Europe.
Le 28e régime: un nouveau cadre juridique pour les entreprises innovantes (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, il s'agit d'un jour important dans ce Parlement, où nous discutons de la compétitivité et de l'autonomie stratégique de notre marché intérieur et, surtout, de cesser d'avoir un marché intérieur fragmenté et où il n'est pas possible de stimuler toute l'innovation, les connaissances et les talents que nous avons dans les États membres. start-up — qui est un mouvement, qui est un marché et une niche très importante. Il est important pour la compétitivité de notre économie, il est important que les entreprises innovantes soient une priorité stratégique de notre marché intérieur, mais il est essentiel que cette harmonisation qui est requise ici et que notre rapporteur nous recommande ici - harmonisation au sein de l'espace européen - ne se fasse pas au détriment de la déréglementation. Il est donc très important que ce rapport, que je souhaite saluer ici, souligne l'importance de garantir les droits des travailleurs dans une économie plus développée, innovante et numérique. L’Europe a vraiment besoin d’une économie solide et numérique, mais cela ne se fait qu’en restant fidèle aux valeurs du passé: Les valeurs européennes.
Bouclier européen de la démocratie – algorithmes des très grandes plateformes en ligne, ingérence étrangère et propagation de la désinformation (débat)
L'urgence de lutter contre les discriminations dans l'Union grâce à la directive horizontale anti-discrimination (débat d'actualité)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Monsieur le Ministre, Mesdames et Messieurs, il s'agit d'un débat très important, absolument essentiel. L'Union européenne est fondée sur les valeurs fondamentales que sont la dignité humaine, l'égalité, le respect des droits de l'homme et la non-discrimination. Et pourtant, malgré cet engagement solennel, nous assistons aujourd'hui à une augmentation inquiétante de la discrimination dans toute l'Europe, affectant les personnes en raison de leur âge, de leur handicap, de leur religion, de leurs convictions ou de leur orientation sexuelle. C’est dans ce contexte qu’il faut rappeler l’importance de la proposition de directive anti-discrimination de 2008 présentée par la Commission européenne, mais qui, après plus de 15 ans – 17 ans pour être précis – reste bloquée au Conseil de l’Union. Je voudrais ici remercier la présidence danoise d'avoir donné la priorité à la discussion et à l'adoption (même si nous n'avons même pas pu obtenir la discussion) de cette directive, et je voudrais remercier la commissaire pour son engagement. Cette directive, souvent appelée directive horizontale, a pour objectif clair et ambitieux d’étendre la protection contre la discrimination au-delà de l’emploi en garantissant l’égalité de traitement dans l’accès aux biens et aux services, la protection sociale, les soins de santé, l’éducation et le logement. Il s’agit de combler une lacune manifeste du droit de l’Union, où la protection dépend encore, à ce jour, du motif de discrimination en cause. Une personne est aujourd'hui plus protégée contre la discrimination raciale ou ethnique que contre la discrimination fondée sur le handicap, l'âge, la religion ou l'orientation sexuelle, en dehors du contexte de travail. Cette hiérarchisation implicite des droits est incompatible avec le droit à l'égalité dans l'Union européenne. Le blocage de cette directive devient encore plus grave à un moment où l'Europe est confrontée à la croissance des discours de haine, à la normalisation de l'exclusion sociale, à la marginalisation des minorités et à l'instrumentalisation politique de la peur et de la différence. L'absence d'un cadre juridique commun et contraignant affaiblit la réponse européenne à la discrimination et laisse des millions de personnes dépendantes de niveaux de protection inégaux, en fonction de l'état dans lequel elles vivent. C'est pourquoi la non-adoption de cette directive n'est pas seulement une impasse technique ou juridique. C’est un message politique – et un message politique dangereux – qui suggère une hésitation à défendre systématiquement les valeurs fondatrices de l’Union européenne. À l'heure où la discrimination s'accroît et où la confiance des citoyens dans les institutions est mise à l'épreuve, le report de cette directive retarde l'égalité; Approuver cette directive, c'est approuver une Europe qui n'accepte pas que les droits fondamentaux dépendent du contexte, du lieu ou de l'identité de la personne. Le Parlement européen a fait tout ce qui était en son pouvoir: a adopté sa position en 2009, l’a renforcée à plusieurs reprises et a plaidé en faveur d’une protection contre les discriminations multiples et intersectionnelles. L'Agence des droits fondamentaux a mis en garde. La société civile est sous pression. Le Parlement a progressé, et le blocus reste au sein du Conseil. Donc, Mesdames et Messieurs, nous ne pouvons plus dire aux victimes de discrimination d'attendre. Attendre n'est pas une option. L'égalité retardée est refusée à l'égalité. Et l'adoption de cette directive est une question de cohérence, de courage politique et de respect des valeurs fondatrices de l'Union européenne. Pour S&D, ce combat n'est pas négociable, et nous continuerons ici à défendre la lutte contre toutes les discriminations dans l'Union européenne.
Communication sur le bouclier de la démocratie (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, au nom de S&D, je tiens à saluer la communication de la Commission européenne sur la résilience de nos démocraties, car elle recense les menaces, propose un moyen de renforcer les institutions et la participation civique. Mais, Monsieur le Commissaire, comme je vous l'ai dit hier, nous avons besoin d'engagements clairs en faveur de l'égalité, de la cohésion sociale, de la finance durable et de la responsabilité démocratique. Je vous demande donc si la participation volontaire des États membres au nouveau Centre européen pour la résilience démocratique ne remet pas en cause l’objectif de coordination et de coopération entre les États membres souhaité dans ce centre; la manière dont ce centre sera géré et le rôle que le Parlement européen jouera dans l'examen de ce centre de travail. Je termine par une note personnelle, parce que la démocratie est un système en construction permanente qui vit dans l'espace public. La note personnelle est qu'aujourd'hui est marqué au Portugal le 25 Novembre, qui a consolidé le 25 Avril. Avec Mário Soares, un grand démocrate, ils ont perdu les extrémistes de gauche et de droite, ils ont gagné la démocratie et la liberté. Et nous continuerons ici, au Parlement européen, à lutter pour la démocratie, la liberté et nos citoyens.
Le premier rapport européen annuel sur l’asile et la migration et établissement de la réserve annuelle de solidarité (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, Monsieur le Ministre, Mesdames et Messieurs, S&D est très clair sur le fait que le pacte sur la migration a été présenté comme une étape historique, mais malheureusement, le rapport est en retard et toutes les nouvelles qui arrivent, y compris votre discours (je suis désolé, Monsieur le Commissaire), sont encore enveloppées d'opacité, sans clarté quant aux valeurs, sans clarté quant au mécanisme de solidarité et sans garantie qu'il sera appliqué équitablement. Je vais vous donner un premier cas: estime que la baisse de 35 % de l’immigration irrégulière est très bonne, et je suis d’accord avec vous; la question est de savoir s'il est garanti que le respect des droits de l'homme dans ce domaine a été respecté. Deuxièmement, la réduction elle-même n'est pas un succès si elle se fait au détriment des droits et au détriment de la vie des gens. Je vous demande, Monsieur le Commissaire, à quel point nous parlons ici de solidarité. Lorsque nous parlons de solidarité, je voudrais demander si le gouvernement portugais, lorsqu’il annonce l’expulsion d’étudiants bénéficiant d’une protection temporaire de l’Ukraine de la guerre en Ukraine, considère qu’il s’agit d’une solidarité et quelles mesures il prend pour veiller à ce que les États membres n’excluent pas les citoyens ukrainiens de leurs États. Enfin, Monsieur le Commissaire, le nouveau mécanisme de solidarité propose que les États membres puissent choisir entre accueillir des immigrants ou payer des frais pour chaque être humain refusé ou offrir d'autres formes de soutien. Pourquoi les valeurs que chaque être humain vaut dans ce nouveau mécanisme restent-elles confidentielles? Je vous le dis, Monsieur le Commissaire, la discussion d'aujourd'hui porte, une fois de plus, non seulement sur la politique migratoire, mais aussi sur l'Europe que nous voulons continuer d'être: l'Europe des valeurs de solidarité et de responsabilité partagée ou l'Europe de ceux qui paieront pour les êtres humains parce qu'ils ne les veulent pas dans leurs États membres?
Certaines obligations relatives à la publication d’informations en matière de durabilité par les entreprises et au devoir de vigilance des entreprises en matière de durabilité (A10-0197/2025 - Jörgen Warborn) (vote)
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, vous n'avez pas besoin d'envoyer des messages à S&D, car S&D est bien conscient que le compromis atteint dans le cadre de la plate-forme démocratique n'est pas parfait, mais garantit l'essentiel: les droits de l'homme, la protection de l'environnement et les garanties de stabilité pour nos entreprises. Les Socialistes & Démocrates ont été à l'avant-garde de ces négociations, et nous nous sommes battus pour une loi plus juste, plus équilibrée et plus proche du peuple. Et même face aux résistances et aux blocages qu'il nous a imposés, nous agissons de manière responsable, car le progrès vaut mieux, même imparfait, que la paralysie. Rejeter ce mandat serait une grave erreur politique, cela signifierait quitter la table des négociations et ouvrirait la voie à l'incertitude, à l'instabilité et à la perte de crédibilité des institutions européennes. Approuver ce texte, c'est faire en sorte que l'Europe reste un espace de confiance, de responsabilité et d'ambition collective. Mais je le dis très clairement: Les socialistes continueront à se battre dans les trilogues pour un résultat plus fort, plus juste et véritablement européen. Et c'est pourquoi nous serons ici pour construire et non pour créer des blocages, comme l'a fait le PPE tout au long de ce processus.
Programme de travail de la Commission pour 2026 (débat)
Monsieur Oliveira, je viens de dire qu'il s'agit d'un programme avec de bonnes intentions et peu de réalisations. Mon chef de parti l'a dit ici il y a un instant, mais je voudrais être d'accord avec vous. Nous avons besoin d'un programme de logement réel, concret et réalisable. Nous savons que le logement n'est pas seulement un problème pour nos États membres. Au Portugal, nous avons une crise en ce moment très important. L'augmentation du prix du logement est de 35% l'année dernière, ce qui génère de nombreuses inégalités. Ainsi, une fois de plus, tout comme en 2022, nous avons demandé au Portugal que l’Europe dispose d’un programme de logement, je réitère ici cet appel en faveur d’un véritable programme de logement pour tous les États membres.
Programme de travail de la Commission pour 2026 (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, j'ai trois notes très brèves. Le président de la Commission a parlé de compétitivité et je voudrais avertir que cette compétitivité n'est pas au détriment de nos valeurs fondamentales, mais qu'elle est guidée par une boussole sociale et démocratique claire. Cela signifie ne pas confondre simplification et déréglementation, réduisant ainsi nos normes sociales et environnementales élevées. Deuxièmement, je laisse une alerte. De jolis mots ne suffisent pas pour dire que vous voulez que le pacte sur la migration soit mis en œuvre. La vérité, Mesdames et Messieurs, c'est qu'il existe aujourd'hui de profondes divisions dans les États membres pour adopter une réponse commune et solidaire en matière de migration, et le fait que la Commission n'ait pas présenté le premier rapport annuel sur la migration et l'asile est inquiétant et inacceptable, car si la Commission ne se conforme pas, elle ne peut pas demander aux États membres de s'y conformer. Enfin, la promesse de créer un centre européen pour la résilience démocratique est loin d’être réalisée, et nous avons besoin d’une structure solide et bien financée pour faire en sorte que l’extrémisme et le populisme soient combattus, car cela, oui, constitue une menace pour nos démocraties.
Nécessité d’un bouclier européen de la démocratie fort pour améliorer la démocratie, pour protéger l’Union des ingérences étrangères et des menaces hybrides et pour protéger les processus électoraux dans l'Union (débat)
Madame la Présidente, Madame la Ministre, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, ne doutons pas que notre démocratie est attaquée. Et il est attaqué par la croissance inquiétante des attaques hybrides contre l'Union européenne, par la désinformation Online, qui a atteint des niveaux alarmants dans pratiquement tous les États membres, ce qui sape la confiance des citoyens, mais aussi parce que les citoyens ne croient souvent pas en ce que l'État-providence peut leur donner et en ce que sont les réponses à leurs problèmes. Mais il est absolument essentiel que la Commission européenne agisse. Aujourd'hui, le président de la Commission a fait un bon discours sur la nécessité de défendre la démocratie, mais j'ai deux questions très précises, Monsieur le Commissaire. Le premier: il n’y a pas de démocratie sans un état de droit fort et un respect scrupuleux de l’état de droit. À quel stade se trouve le suivi des recommandations du rapport sur l’état de droit qui ont été adressées aux États membres, afin que nous puissions évaluer la santé de nos démocraties? Et deuxièmement, Monsieur le Commissaire: comment pouvons-nous travailler ensemble – le Parlement, qui dispose de la commission de la défense de la démocratie, avec la Commission – et rendre nos institutions plus fortes et plus sensibles à la confiance de nos citoyens?
Après 10 ans, il est temps de mettre un terme maintenant à la migration de masse - protégeons nos femmes et nos enfants (débat d'actualité)
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, la première remarque que je veux faire est que ce débat est contraire à la construction du projet européen, contraire aux valeurs de l'Union européenne, parce que c'est, en soi, un titre et un débat - comme nous l'avons entendu ici de la présentation du proposant - qui suscite la division, la haine et les préjugés, et cela va à l'encontre de toutes les valeurs de l'Union européenne. Et contre les perceptions et contre les perceptions, ce que le promoteur est venu faire ici était de dire un ensemble de perceptions, de généraliser les situations. Premièrement, l'état de droit existe pour tous, et quiconque commet des crimes, qu'il s'agisse de ressortissants ou d'immigrants, doit être puni devant la loi et le système judiciaire. Deuxièmement, Eurostat et l'OCDE ont déclaré au fil du temps qu'il n'y avait pas de lien direct entre l'immigration et la criminalité. Troisièmement, il est prouvé que, dans l'écrasante majorité des États, la violence domestique ou le viol sont principalement perpétrés par des nationaux. Dernière note, Madame la Présidente, l’immigration irrégulière a chuté de 38 % en 2024, ce qui signifie que, face aux perceptions, nous aurons toujours les faits et la vérité.
Enseignements de la Marche des fiertés de Budapest: adopter d'urgence une législation à l'échelle de l'Union en matière de lutte contre la discrimination et défendre les droits fondamentaux contre les attaques de la droite (débat d'actualité)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, chers citoyens européens, aujourd'hui plus que jamais, il est de notre devoir de nous souvenir avec fermeté et espoir que l'Union européenne est née des cendres de l'intolérance et de la division. Elle est née de l'engagement collectif de veiller à ce que les générations futures ne vivent plus jamais sous le poids de la haine, de l'exclusion ou de la peur. C'est pourquoi, en ce moment, nous ne pouvons pas rester silencieux. Le 28 juin, des milliers de personnes sont descendues dans les rues de Budapest, non seulement pour célébrer qui elles sont, mais pour revendiquer quelque chose de fondamental et d'essentiel: Le droit d'exister avec dignité, d'aimer dans la liberté, de vivre sans peur. Ils ont marché avec courage, avec fierté, avec joie et avec la conviction que l'Europe leur appartient aussi. Le courage du maire de Budapest est un symbole de la lutte pour la liberté et la démocratie. La marche de Budapest est plus qu'un défilé de couleurs. C'est un cri pour l'égalité. C'est un appel à la solidarité européenne. C'est un rappel que, même à l'intérieur de nos frontières, la discrimination n'a pas encore été éradiquée. C'est aussi la dénonciation d'un gouvernement qui, sous prétexte de protéger les enfants, a censuré les voix dissidentes, attaqué la liberté de la presse, affaibli la justice et fait des personnes LGBTQI+ une cible politique. Mesdames et Messieurs, il n'est pas acceptable au XXIe siècle que les citoyens européens voient leurs droits restreints sur la base de leur identité. Il n'est pas acceptable que des lois soient adoptées pour réduire au silence les voix LGBTQI+. Il n'est pas acceptable que les discours de haine trouvent encore refuge dans les parlements nationaux. C'est pourquoi nous réaffirmons ici notre engagement, l'engagement de S&D en faveur de la directive européenne sur l'égalité de traitement, également connue sous le nom de directive anti-discrimination. Cette directive est un élément clé de notre construction juridique et politique. Mais plus qu'un document juridique, c'est une déclaration morale qu'il n'y aura pas de citoyens de seconde classe en Europe, que chacun a droit à l'égalité d'accès à l'emploi, à l'éducation, à la santé, à la participation civique; Aucun enfant d'une école de l'Union ne devrait avoir honte de ce qu'il est. Et c'est parce que c'est une obligation morale que la Commission, Monsieur le Commissaire, ne peut et ne doit pas retirer la proposition de directive contre la discrimination. Si vous le faites, vous serez complice d'une attaque contre les valeurs européennes les plus élémentaires. Construire une Europe libre et juste exige une vigilance constante. Nous ne pouvons pas laisser les revers démocratiques, souvent déguisés en valeurs traditionnelles, éroder les piliers de l'Union européenne. La liberté n'est pas négociable. La dignité n'est pas relative. Les droits de l'homme ne sont pas soumis à la volonté de la majorité, car ils sont universels. Et, Mesdames et Messieurs, n'oublions pas que la diversité est l'âme de l'Europe. Des langues que nous parlons aux façons dont nous aimons, des cultures que nous célébrons aux vies que nous choisissons de vivre. Nous sommes nombreux et c'est exactement ce qui nous rend plus forts. À tous les citoyens, de tous les coins de l'Europe, où ils sont encore confrontés à une discrimination institutionnelle, nous disons: Ils ne sont pas seuls. Votre combat est notre combat. Votre liberté est la mesure de notre démocratie. Et je conclus par une promesse: Nous continuerons à travailler pour qu'aucun Européen ou Européen n'ait à marcher pour prouver qu'ils méritent les mêmes droits. Mais tant qu'il faudra marcher, nous serons à vos côtés, pas à pas, rue par rue, pays par pays. Parce que la liberté en Europe n'est pas un privilège pour certains; Oui, tout le monde a raison.
Adhésion du Royaume-Uni à la convention du 2 juillet 2019 sur la reconnaissance et l'exécution des jugements étrangers en matière civile ou commerciale (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, je pense que le sommet du 19 mai 2025 entre l'Union européenne et le Royaume-Uni marque une nouvelle étape dans notre relation post-Brexit visant à renforcer notre coopération dans divers domaines. Qu’il s’agisse de renforcer dans le domaine de la sécurité et de la jeunesse, ce qui devrait même être fait, qu’il s’agisse de renforcer dans le domaine de la politique de défense et de sécurité – nous savons comment le contexte international l’exige – ou de renforcer les relations historiques avec le Royaume-Uni. Donc, de ce point de vue, et de la part de S&D, je voudrais souligner ici mes félicitations pour le succès de ce sommet, mais aussi pour le retour à de bonnes relations de coopération, de solidarité et de voisinage, si nous le voulons, avec le Royaume-Uni. C'est dans ce contexte que s'inscrit le souhait exprimé par le Royaume-Uni d'adhérer à la Convention de La Haye, que je voudrais également saluer ici au nom de S&D. Ce qui est attendu, comme l'a dit le collègue précédent, c'est de savoir quelle est la position de la Commission et si celle-ci accepte, dès que possible, cette volonté exprimée et confirme dès que possible son appréciation favorable de l'acceptation de l'adhésion du Royaume-Uni à la Convention de La Haye. Toutefois, comme l'a également dit le précédent collègue, Monsieur le Commissaire, les relations institutionnelles doivent être respectées; L'article 218, paragraphe 6, indique très clairement que ce Parlement a également un rôle à jouer dans ce contexte, non seulement pour applaudir, non seulement pour accueillir, mais surtout pour s'engager et s'engager à renforcer cette relation. C'est pourquoi, Monsieur le Commissaire, mon discours vise à appeler à la poursuite d'une bonne coopération institutionnelle et à ne pas ignorer le rôle extraordinaire que le Parlement européen peut également jouer dans la ratification de cette convention par le Royaume-Uni, ce que, je le répète, je salue avec une grande joie.
Liberté de réunion en Hongrie et nécessité que la Commission agisse (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, il est extraordinaire que le jour où nous adopterons un nouveau rapport sur l'état de droit, nous parlions une fois de plus de l'une des violations les plus grotesques de l'état de droit. Mesdames et Messieurs et Mme Anderson, je suis désolé, mais il est décevant de défendre le respect des droits de l'homme. Il est décevant de se rendre compte que la Hongrie est entrée dans l'Union européenne pour respecter les droits de l'homme, respecter l'État de droit, respecter la démocratie. Ce que nous voyons d'Orbán est une énorme violation des droits de l'homme, interdisant le droit de manifester, le droit d'association, le droit d'être, le droit de choisir qui je suis. C'est de cela dont nous parlons, les droits de l'homme. Et c'est au sein de ce Parlement et de cette Commission que nous devons à nouveau demander l'application de l'article 7. Parce que ceux qui sont les transgresseurs, ceux qui ne respectent pas les lois européennes, ne peuvent pas faire partie de cet espace.
La situation au Proche-Orient (discussion commune)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, dans quelques années, nous dirons tous que nous avons fait tout notre possible pour empêcher le génocide qui se déroule en Palestine. Nos choix d'aujourd'hui diront si c'était vrai ou non. Je prends donc cette minute pour demander à la Commission de conclure rapidement le rapport sur les valeurs consacrées à l'article 2 et d'évaluer si elles sont violées ou non. Clairement, oui. Je vous invite à regarder ce qui se passe à Gaza, dans les territoires palestiniens occupés. Je vous demande de regarder, de voir et d'agir. Compte tenu des décisions de la Cour internationale de Justice, du travail inlassable du Rapporteur spécial des Nations Unies sur les territoires palestiniens occupés et des images qui nous reviennent chaque jour, il est difficile d'affirmer que nous ne traitons pas de violations flagrantes des droits de l'homme. L'Union européenne ne peut pas garder le silence, elle ne peut pas rester impatiente, elle doit agir et elle doit suspendre tout ou partie de l'accord d'association avec Israël. Je l'ai dit ici il y a quelques mois. Dans quelques années, je le répéterai, nous dirons tous que nous avons tout fait. L'histoire sera là pour nous juger. Aujourd'hui est le jour pour agir.
Rapport 2024 de la Commission sur l’état de droit (débat)
Madame la Présidente, je voudrais tout d'abord remercier tous les rapporteurs fictifs qui ont participé à ce rapport et à sa construction, en particulier ceux qui font partie du domaine démocratique. Mesdames et Messieurs, je m'excuse, mais l'État de droit n'est pas un concept vague, ni un concept idéologique. C'est en effet la base fondamentale de notre Union européenne. C'est le respect des droits, des libertés et des garanties, c'est le respect de la séparation des pouvoirs, c'est le respect de la démocratie. Ce que nous voyons ici, c'est, une fois de plus, ne pas considérer ce rapport comme un instrument d'évaluation de la santé démocratique de nos États membres, ce qui nécessite une coopération, une solidarité et des améliorations entre nous tous afin d'avoir une Europe plus forte. Ceux qui sont légitimement élus dans cette Assemblée, la chambre la plus démocratique de l'Union européenne, sont ceux qui veulent attaquer les fondements de l'Union européenne, les fondements de notre démocratie et la raison pour laquelle il y a une Union européenne aujourd'hui. Donc à ceux que je ne cesse de dire: la désinformation ne peut pas passer, car face à la désinformation, à la manipulation et aux mensonges, nous devons répondre par des faits, la vérité et ce qui est essentiel. Nous devons répondre chaque jour à ceux qui nous ont élus pour résoudre leurs problèmes. Mesdames et Messieurs, j'ai entendu dire aujourd'hui, à mon grand étonnement, que la démocratie est un danger. Je termine en disant: dangereux sont ceux qui attaquent chaque jour les fondements démocratiques, parce qu'il n'y a pas de meilleur système que celui dans lequel nous vivons, c'est-à-dire que nous vivons dans la liberté et la démocratie. Merci beaucoup, Monsieur le Commissaire, de compter sur ce Parlement pour poursuivre la coopération institutionnelle que nous devons poursuivre afin de répondre aux citoyens. C'est ce qu'ils attendent de nous; Ce n'est pas de la haine, ce n'est pas de la violence, mais de la solidarité et de la coopération.