28
Nov
2024
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Ingérence étrangère et espionnage par des acteurs de pays tiers dans des universités européennes (débat)
Monsieur le Président, Madame la Commissaire, nous nous attaquons aujourd'hui à une menace réelle pour la souveraineté européenne: l'ingérence étrangère et l'espionnage dans nos universités par des pays comme la Chine, la Russie et l'Iran pour acquérir des connaissances stratégiques et sensibles. Des cas récents ont mis en évidence ce problème, tels que des partenariats universitaires dans nos pays qui ont abouti à l'accès à des technologies sensibles dans des domaines tels que l'intelligence artificielle, la biotechnologie et la cybersécurité. Une étude de l'Institut d'études de sécurité de l'Union européenne lui-même a révélé comment les régimes autoritaires utilisent les universités pour infiltrer et influencer les réseaux, collecter des données sensibles et même recruter des agents. Ces actions vont au-delà de l'espionnage académique, elles représentent une menace directe pour notre sécurité et notre souveraineté. Nous devons agir maintenant. Je propose des mesures concrètes. Un: renforcer la sécurité des projets financés par l’UE grâce à des audits justes et à des vetos sur les collaborations suspectes. Deux : superviser des chercheurs étrangers dans des domaines sensibles en coordination avec les services de renseignement nationaux. Trois : établir une liste européenne des établissements étrangers à haut risque, mettant en garde les universités contre les menaces potentielles. Quatre : promouvoir des partenariats au sein de l'espace européen et du monde libre avec les pays qui partagent nos valeurs démocratiques. Les universités européennes sont des piliers de l'innovation et de notre indépendance. Protéger les connaissances qu'ils génèrent, c'est préserver notre liberté et l'avenir de l'Europe.