8
Oct
2024
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La crise de l'industrie automobile de l'Union, les fermetures potentielles d'usines et la nécessité de renforcer la compétitivité et de maintenir les emplois en Europe (débat)
Madame la Présidente, la crise du secteur automobile n'est plus une menace. C'est une réalité absolue. Face à cette réalité, les citoyens, en particulier les millions de travailleurs du secteur automobile qui aujourd'hui ne voient pas clairement leur travail futur, exigent de nous tous des actions urgentes et énergiques. Par conséquent, il est absolument essentiel que nous nous mettions au travail pour promouvoir les réformes et réorienter nos politiques et nos stratégies, y compris le climat, si nous ne voulons pas être entraînés vers le bas par une concurrence étrangère dopée. La politique climatique extraordinairement ambitieuse est l'un des fardeaux du secteur automobile. Les objectifs de réduction des émissions que nous nous sommes fixés pour le secteur aujourd'hui sont loin d'être atteints. La réponse des institutions communautaires ne peut en aucun cas être de punir les producteurs et de leur infliger des amendes extraordinairement élevées et injustifiées. Le réexamen du règlement sur les émissions doit être entrepris dès à présent – avant 2025 – afin de réviser les objectifs intermédiaires et d’introduire honnêtement le rôle des biocarburants et des carburants de synthèse et de garantir ainsi le principe de neutralité technologique. Nous devons également aborder l'avenir en 2035 et au-delà de 2035 et le rôle que les hybrides rechargeables joueront par la suite. Si nous ne le faisons pas maintenant, si nous n'agissons pas de toute urgence et avec force, nous le paierons en termes d'emploi et de destruction de ce qui est encore aujourd'hui l'industrie phare de l'Union européenne.