18
Juin
2025
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Sauvegarde de l'état de droit en Espagne, en garantissant l'indépendance et l'autonomie du Parquet pour lutter contre la criminalité et la corruption (débat)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, lorsque, dans un État, les pouvoirs sont retirés aux juges pour être remis à des procureurs contrôlés par le procureur général, mis au doigt par le président du gouvernement, nous ne parlons pas de réformes, nous parlons de démolition institutionnelle: la Cour constitutionnelle, la Cour des comptes, le Conseil général de la magistrature, rendent dépendant le procureur général de l’État, commandent le Conseil d’État, instrumentalisent le CNI, manipulent l’opinion publique avec la CEI, usurpent la Banque d’Espagne, colonisent la CNMC, la CNMV, l’AENA, Radiotelevisión Española, l’Agencia EFE, Red Eléctrica, Indra, Renfe, Correos, Hispasat, Telefónica et même Paradores. Ce qui se passe en Espagne n'est pas une crise ponctuelle, c'est un effondrement délibéré de l'équilibre des pouvoirs. Aujourd'hui, j'en appelle aux parlementaires de toutes les couleurs. La discipline du parti n'est pas un chèque en blanc, elle n'a jamais été, et encore moins maintenant, avec un président entouré de corruption qui utilise l'État comme s'il s'agissait d'un cortijo. La lutte contre la corruption est un acte individuel, et je le dis d'après ma propre expérience. De la société civile, nous ne pouvons pas comprendre qu'il n'y ait pas 176 députés honnêtes avec des valeurs et un sens de l'État pour arrêter cela. Et, alors qu'en Europe, quels sont les véritables mécanismes de l'Union pour mettre fin à une attaque frontale contre la Constitution d'un de ses États membres? Allons-nous garder les gestes symboliques ou allons-nous défendre une démocratie authentique? En outre, j'exprime mes sincères remerciements à l'UCO et à la Garde civile.