Activités du Médiateur européen – rapport annuel 2024 (débat)
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, le rapport dont nous débattons aujourd'hui est censé porter sur le travail du Médiateur européen. Malheureusement, le texte sur lequel nous sommes appelés à voter ne reflète ni le contenu réel des enquêtes ni son rôle. Au lieu de cela, il cible la société civile. La Médiatrice n’accuse pas les ONG de porter atteinte à la démocratie, elle souligne la nécessité d’une transparence et d’une participation significative des citoyens à la prise de décision. Cependant, le rapport présente les organisations de la société civile comme un problème qui doit être contrôlé ou réduit. Dans le même temps, aucun événement critique n’est signalé dans les enquêtes de 2024. Ces enquêtes faisaient clairement référence aux milliers de morts en Méditerranée et appelaient à la création d'une commission d'enquête indépendante. Ces références ont disparu du texte. Au lieu de parler de vies humaines, l'accent est mis exclusivement sur la protection des frontières. Le Médiateur a pour mission de défendre les droits des citoyens et la bonne administration dans l'Union. Ne déformons pas son rôle à des fins politiques.
L'urgence de lutter contre les discriminations dans l'Union grâce à la directive horizontale anti-discrimination (débat d'actualité)
Madame le Président, l'égalité n'est pas un slogan, elle n'est pas appliquée de manière sélective. Il s’agit d’un engagement fondamental de l’Union européenne, consacré par les traités et la charte des droits fondamentaux. Et pourtant, aujourd'hui, cet engagement reste incomplet, simplement parce que certains le bloquent. Depuis plus de 15 ans, nous sommes assis et discutons de la question de savoir si nous devons aller de l'avant, exposant ainsi des millions de personnes en Europe à la discrimination et à la discrimination. Ces distinctions prennent une forme très spécifique. C’est la pauvreté qui exclut, la précision qui noie, les inégalités qui privent les droits et les perspectives, en particulier pour les jeunes et les groupes les plus vulnérables de la société. Aujourd'hui, des millions de personnes sont confrontées à des obstacles à l'éducation, au logement, à la santé et aux services de base, non pas parce qu'elles ne font pas assez d'efforts, mais parce que le système social et économique les désavantage dès le départ. Les jeunes en font l’expérience tous les jours: travail précaire, manque d’accès à un logement décent, exclusion de l’éducation et de la culture en raison des coûts. Pour les personnes handicapées, les personnes âgées, les communautés LGBTIQ et les personnes vivant en marge, la pauvreté et l’exactitude multiplient la discrimination et aggravent l’exclusion. Les preuves sont claires. Sans cette directive, l'Union ne peut pas offrir une protection complète contre la discrimination dans des domaines critiques de la vie. Dans le même temps, les analyses d’impact montrent que la grande majorité des citoyens européens en bénéficieront, tandis que les coûts de mise en œuvre sont proches de zéro. Si nous croyons vraiment en une Europe sociale de dignité, de solidarité et de justice, alors le report doit cesser. Cette directive doit être adoptée ici et maintenant.
Madame la Présidente, nous sommes appelés aujourd'hui à voter sur un rapport qui touche à l'une de nos responsabilités les plus urgentes. Veiller à ce que les enfants puissent grandir, apprendre et participer au monde numérique sans être exposés à des risques. Les espaces numériques font désormais partie intégrante de leur vie quotidienne et l’Union européenne doit définir les normes d’un environnement numérique sûr et centré sur l’humain. Toutefois, la protection des mineurs en ligne ne peut pas reposer uniquement sur des solutions techniques et des mécanismes de filtrage. Une approche pédagogique holistique est nécessaire pour donner aux enfants les connaissances et les compétences nécessaires pour se protéger. Et dans cette entreprise, les écoles et l'éducation jouent un rôle très crucial. Les enfants doivent avoir une éducation numérique appropriée, apprendre à connaître les risques, comprendre les algorithmes qui les affectent et penser de manière critique. Nous ne pouvons pas laisser les grandes plateformes déterminer par elles-mêmes ce qu'elles voient ou comment leur perception du monde est façonnée. Nous avons la possibilité de défendre le droit de chaque enfant à grandir dans un environnement numérique sécurisé.
Délibérations de la commission des pétitions en 2024 (débat)
Monsieur le Président, le rapport annuel de la commission des pétitions nous rappelle quelque chose de fondamental: que les citoyens européens se tournent vers notre commission lorsqu'ils estiment que le droit européen est violé dans leur propre pays. Quand ils sentent que les institutions au niveau national ne les écoutent pas, ils se tournent vers nous comme la dernière ligne de défense de leurs droits. La commission PETI doit répondre à ces attentes avec équité, transparence et impartialité. Il ne doit pas devenir un champ de petits jeux politiques ou une extension des conflits de partis. Nous devons défendre le peuple, pas les partis. Un exemple typique est le rapport des familles des victimes du crime Tempi dans mon pays. Leur voix a clairement montré à quel point il est crucial d'avoir un comité, un comité européen, qui donne de l'espace et de la dignité à ceux qui recherchent la justice. Tant que la commission des pétitions existe, les citoyens ont des raisons de croire qu'en Europe, la vérité et le droit peuvent encore gagner.
Promotion des règles de l'Union dans le domaine du numérique: protéger la souveraineté européenne (débat)
Monsieur le Président, dans un environnement international de pressions géopolitiques croissantes, il est essentiel de protéger le modèle réglementaire européen pour l'économie numérique. Défendre notre droit d'établir nos propres règles et normes. L’Union européenne doit utiliser pleinement tous ses outils pour garantir des normes élevées aux citoyens et aux entreprises, mais aussi pour stimuler les investissements dans les infrastructures numériques. Nous avons besoin d'une souveraineté numérique avec transparence et orientation sociale, et non d'une Europe phobique vis-à-vis du progrès technologique et dépendante des géants de la technologie en dehors de ses frontières. Le développement numérique ne peut exister sans la protection de nos droits et l'utilisation claire d'algorithmes. Nous appelons à investir dans les infrastructures publiques et les technologies ouvertes, à soutenir les petites et moyennes entreprises et les entreprises innovantes, afin de rendre la transition numérique équitable et inclusive. La technologie doit servir les gens et créer des opportunités, pas veiller sur eux.
Rôle des politiques de l'Union dans la définition du modèle européen du sport (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, je voudrais tout d'abord remercier et féliciter notre rapporteur pour la coopération excellente, étroite et efficace que nous avons eue. Nous sommes tous d'accord pour dire que le sport n'est pas seulement amusant, ce n'est pas un spectacle, ce n'est pas seulement une affaire. Le sport est un bien social, porteur de valeurs et un outil de cohésion. Le modèle sportif européen doit être au service de la société, promouvoir l’inclusion et être fondé sur la solidarité. Avec notre rapport, nous faisons le premier pas pour protéger et renforcer le modèle européen du sport, tout en veillant à ce que le sport reste accessible à tous, sans discrimination, avec l'égalité des chances pour les femmes et les personnes handicapées. Mais pour mettre tout cela en pratique, ce que nous demandons dans notre rapport, c’est davantage de financements, en particulier dans le cadre du programme Erasmus+, ainsi que des investissements dans les infrastructures sportives locales. Dans le même temps, nous devons garantir la transparence, ainsi que les droits des athlètes, en prévenant la corruption, la manipulation des matchs et l'exploitation financière. Le sport est un pont entre les peuples et les cultures. C'est un domaine de coopération, pas d'exclusion. Défendons donc un modèle européen de sport juste et inclusif, au service des valeurs de l’Union, de la démocratie, de la solidarité et du respect des personnes. Permettez-moi de le répéter une fois de plus: Le sport n'est pas un privilège pour quelques-uns, mais un droit pour tous.
Détention de citoyens de l’Union dans les zones occupées de Chypre
Monsieur le Président, je viens de Chypre, ma mère a vécu et grandi à Varosha, Famagouste, jusqu'à ce qu'elle ait 12 ans, jusqu'à ce qu'elle soit forcée de quitter sa maison pour sauver sa vie après l'invasion illégale des Turcs. Ni ma grand-mère ni mon grand-père n'ont cessé de me parler de la douleur du déracinement et de l'injustice qu'ils ont vécue. Dites-moi aussi, si vous étiez illégalement ramené à la maison, comment vous sentiriez-vous? Cette douleur a maintenant été ravivée par l'arrestation illégale des cinq Chypriotes grecs. Ces gens ne sont pas des criminels, ces gens sont des victimes, ils sont les otages d'un jeu qui viole tous les principes du droit international et de la dignité humaine. Ne nous taisons pas. Leur détention arbitraire n'est pas seulement une blessure pour Chypre, mais pour l'ensemble de l'Union. J'appelle donc cette Assemblée, la Commission européenne et la communauté internationale à exiger leur libération immédiate et inconditionnelle.
État d'avancement de la mise en œuvre du règlement européen sur la liberté des médias dans les États membres (débat)
Monsieur le Président, la liberté des médias n'est pas un luxe, c'est le fondement de notre démocratie. Et quand il brise cette fondation, il brise notre propre démocratie. La réglementation de la liberté des médias est là pour rétablir l'ordre. L'Union européenne établit des règles, des obligations et des mécanismes de protection clairs. Que dit-il en mots simples? Cette publicité d'État ne peut être partagée sous le tableau des listes de critères politiques. Que les journalistes ne peuvent pas être surveillés simplement parce qu'ils font leur travail. Que les médias publics doivent être indépendants et non pas un porte-parole de l'autorité en question. Et que les grandes plateformes ne peuvent pas télécharger le contenu à leur guise sans responsabilité. Et, bien sûr, c'est très bien, mais ne nous laissons pas berner. De nombreux États membres, et en particulier mon propre pays, la Grèce, sont très loin de ces principes. Que le règlement ne soit pas simplement un autre texte juridique, mais un outil pour défendre la liberté de la presse et la même démocratie en Europe. Il est temps de passer des mots aux actions. Soit nous protégeons l'information, soit nous la voyons perdue dans l'ombre et les intérêts. Et, dans ce choix, nous ne pouvons pas être spectateurs. Nous attendons avec intérêt sa mise en œuvre.
Mettre fin au génocide à Gaza: il est temps pour l'UE de prendre des sanctions (débat d'actualité)
Madame le Président, nous sommes confrontés à une disgrâce historique, qui restera un exemple à éviter pour les générations futures. Des villes entières ont été rasées, des familles entières ont été anéanties, 90% de la population a été déplacée. Depuis tant de mois que ce crime a eu lieu, vous, la plupart d’entre vous, êtes indifférents. Ces gens n'ont-ils aucune valeur pour vous? Ne les comptez-vous pas? Ne les comptez-vous pas? Qu'est-ce que c'est? Sont-ils inférieurs? Chaque fois que je prends la parole pour parler de la Palestine, à chaque marche que je fais, que ce soit à Athènes, à Bruxelles ou sur le chemin de Gaza, je n’ai l’impression de représenter personne; Je représente ma conscience, criant de colère, d'indignation, face à l'injustice, pour tout ce que ces gens vivent là-bas en Palestine. Il est donc hypocrite de parler des valeurs européennes lorsque des milliers de personnes sont tuées et affamées. Et l'Europe, au lieu d'essayer d'arrêter le massacre, discute avec les auteurs. Nous ne demandons pas seulement la solidarité. Nous demandons une punition.
Lutte contre les abus sexuels et l’exploitation sexuelle des enfants, ainsi que contre les matériels relatifs à des abus sexuels sur enfants, et remplaçant la décision-cadre 2004/68/JAI du Conseil (refonte) (débat)
Madame le Président, cette directive est un pas très important dans la bonne direction, mais cela ne suffit pas. Il ne s'agit pas seulement de punir les coupables. Il s'agit aussi de libérer les victimes du fardeau du silence et de la honte. Pour ce faire, nous devons veiller à ce que ces crimes ne soient jamais prescrits. Pas pour la vengeance, mais pour la justice. L'enfant qui est maltraité ne doit pas porter le traumatisme à vie sans espoir de justification. La prévention est notre autre grande dette. Il est nécessaire de mettre en place des programmes d'information systématiques dans les écoles afin que les enfants soient conscients de leurs droits, reconnaissent les risques et s'expriment en temps utile. Si nous voulons vraiment protéger les enfants, nous devons leur donner voix, connaissance et justice. L'Europe doit protéger ses enfants de manière efficace et globale. Le silence n'est pas un choix. C'est ce que la directive devrait garantir.
La boussole culturelle européenne comme force motrice de la compétitivité économique et de la résilience (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, la culture n'est pas seulement une boussole pour l'Europe. C'est son âme. Il nous unit, nous enseigne et nous aide à rêver et à construire un avenir meilleur. Malheureusement, aujourd'hui, les valeurs qu'elle représente, telles que la liberté, la diversité, la diversité et le dialogue, sont menacées. Les voix extrêmes cherchent à diviser plutôt qu'à s'unir. Par exemple, dans mon propre pays, un député a vandalisé des œuvres et des images à la Galerie nationale. D'autres extrémistes intimident et menacent les acteurs dans leurs performances, dans les théâtres. La liberté d'expression n'est pas négociable. C'est le fondement de la démocratie et de la création artistique. Nous devons donc protéger les artistes, les professionnels de la culture et les institutions de la censure, de la pression politique et de la précarité professionnelle. La culture n'est pas un luxe. Il y a un besoin de résilience démocratique. C'est un droit pour tout le monde. Alors que nous façonnons la boussole culturelle de l'Europe, n'abordons pas la culture uniquement comme un outil de compétitivité. Assurons-nous, tout d'abord, qu'il défende la liberté et la créativité en tant que patrimoine commun.
Union des compétences: multiplier et améliorer les possibilités d'étude, de formation ou de travail dans l'Union et faire revenir nos cerveaux (débat)
Monsieur le Président, bonsoir. La proposition relative à une Union des compétences visant à améliorer les possibilités d’étudier, de se former et de travailler dans l’Union européenne est sans aucun doute nécessaire. Mais l'Union européenne présente souvent le concept de compétitivité et de croissance comme une panacée pour notre société. Mais nous ne pouvons pas ignorer le fait qu'il y a une inégalité toujours croissante. L'objectif devrait être non seulement de renforcer la compétitivité, mais aussi de garantir la justice sociale, l'égalité et la solidarité. L'avenir et les rêves des jeunes ne doivent pas être sacrifiés sur l'autel du système financier et aux exigences des grandes entreprises. Les jeunes ayant un niveau d'éducation élevé sont contraints de quitter leur pays à la recherche d'un avenir meilleur, car les possibilités dans leur pays d'origine sont limitées. L’Union des compétences doit donc être l’occasion de ramener ces jeunes dans leur pays d’origine, de renforcer la cohésion sociale et la démocratie. Les compétences ne sont pas seulement un moyen pour l'économie, mais une force pour la société. Merci beaucoup.
Détérioration de la situation à Gaza à la suite de la non-prolongation du cessez-le-feu (débat)
Madame la Présidente, bonsoir. Ne pas prolonger le cessez-le-feu n'était pas seulement un échec diplomatique. C'était la condamnation de milliers de civils à Gaza. Israël continue de bombarder sans pitié, détruisant des quartiers entiers, des hôpitaux, des écoles, des camps de réfugiés. Et, bien sûr, le nombre de morts augmente, les enfants payant le prix le plus élevé. Ce n'est pas de la légitime défense, messieurs, ne faisons pas semblant, ne nous moquons pas. C'est une punition collective, une violation flagrante du droit international. Le siège de Gaza s'est transformé en une campagne génocidaire, où les gens sont maintenant privés des droits et des biens les plus fondamentaux: l'eau, la nourriture, les soins médicaux, même, et surtout, l'espoir de survie. La communauté internationale doit cesser de fermer les yeux. L'impunité d'Israël doit cesser. Nous exigeons un cessez-le-feu immédiat, la levée du blocus et une solution juste pour le peuple palestinien. Le temps des déclarations neutres est révolu. Soit nous sommes avec la justice, soit nous sommes complices du crime. Il n'y a rien entre les deux. Notre humanité est mise à l'épreuve. Ne laissons pas le silence devenir une complicité.
Stimuler l’enseignement et la formation professionnels en période de transitions sur le marché du travail (débat)
Madame le Président, dans le monde de l'économie moderne, les bouleversements technologiques et économiques constants ont un impact dramatique sur le marché du travail. L’utilisation de l’intelligence artificielle et la numérisation nécessitent de nouvelles formes d’enseignement et de formation professionnels pour répondre aux besoins réels des travailleurs. L'orientation professionnelle depuis le lycée, l'enseignement et la formation professionnels doivent devenir un moyen d'autonomiser les travailleurs. Les travailleurs ont besoin de nouvelles compétences pour résister aux pressions de l'évolution du marché du travail. Renforcer l'apprentissage tout au long de la vie et améliorer l'enseignement professionnel public est un droit fondamental pour garantir la sécurité de l'emploi et l'accessibilité indépendamment du sexe, de l'âge ou de la classe sociale. Erasmus+ et le corps européen de solidarité devraient être renforcés et l’acheminement des fonds devrait être plus transparent. Soutenir réellement l'accès et la transition vers des emplois de qualité pour la jeune génération. L'éducation et l'apprentissage tout au long de la vie sont un droit social et non un bien commercialisable.
Relever les défis démographiques de l’Union: vers l'utilisation de la panoplie d'instruments en matière de démographie de 2023 (débat)
Monsieur le Président, permettez-moi de vous parler non pas en tant que politicien, mais en tant que jeune homme. Dans une Europe de l'insécurité économique, de la ponctualité et de la crise du logement, comment un jeune peut-il prendre la décision de fonder une famille? Permettez-moi de vous donner un exemple de mon pays, la Grèce, qui fait face à un grave problème démographique. Un bon salaire satisfaisant est de 1 200 euros. Louer une petite maison dans une zone modeste coûte 600 euros. Le prix du carburant est de 2 euros. Les prix dans les supermarchés sont inabordables, l'électricité a doublé, même les produits de base sont trop chers. Comment, alors, une personne dans ces circonstances peut-elle rêver de créer une famille? Laisse-moi te le dire. Il ne peut pas. Cessons donc de souhaiter et de prendre des décisions pour la promotion immédiate des politiques sociales, des politiques de logement, garantissant l'accès à une éducation de qualité avec des services de garde d'enfants et un équilibre entre vie professionnelle et vie privée. La démographie de l'Europe est mise en danger par le capitalisme, pas par les immigrants.
Nécessité de mettre à jour la stratégie européenne en faveur des droits des personnes handicapées (débat)
(EN) Madame la Présidente, nous discutons de la stratégie européenne en faveur des personnes handicapées depuis de nombreuses années et, bien que l'Union européenne s'engage à promouvoir leurs droits, la mise en œuvre de ces engagements reste à la traîne dans de nombreux États membres et les règles ne sont pas les mêmes dans toute l'Europe. Mais permettez-moi de m'attarder sur un domaine que je connais bien, le domaine du sport. La stratégie européenne en faveur des personnes handicapées met fortement l’accent sur la promotion du sport et souligne la nécessité d’améliorer l’accessibilité des installations sportives pour les personnes handicapées. Mais les mots ne suffisent pas. Nous appelons les États membres à améliorer immédiatement les infrastructures. Nous appelons à faire en sorte que tous les stades sportifs, gymnases, zones de fitness, vestiaires soient accessibles à tous les types de handicaps. Nous insistons sur le financement de la modernisation de l'infrastructure et demandons que l'équipement nécessaire soit fourni gratuitement. Comme je n'arrête pas de le dire, le sport est un droit pour tout le monde, pas un privilège pour quelques-uns.
Renforcer les droits de l’enfant dans l’UE – 35e anniversaire de l’adoption de la convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant (débat)
Madame la Présidente, malgré les progrès que nous avons réalisés, des millions d'enfants dans le monde continuent de faire face à de grandes difficultés; Des zones de conflit aux quartiers, des effets du changement climatique à la discrimination systématique, les enfants continuent de souffrir. On ne peut pas se reposer sur nos lauriers. Le contrat n'est pas seulement un document. C'est un appel à l'action pour que nous puissions tous défendre et protéger les enfants, où qu'ils soient, d'où qu'ils viennent. Par exemple, en Palestine, après une année de génocide et de barbarie indicible, les enfants sont privés de leurs droits fondamentaux, piégés dans des cycles de pauvreté, de guerre et d'analphabétisme. Il est donc de notre devoir de veiller à ce que tous les enfants aient la possibilité de vivre et de réaliser leurs rêves. Protéger les enfants n'est pas seulement une obligation morale. C'est un droit humain fondamental.
Renforcement de la capacité de réaction et de l'état de préparation de l'Europe dans le domaine civil et militaire (débat)
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, vous nous dites donc que l'Union européenne devra consacrer environ 20 % de son budget total - actuellement équivalent à 1 000 milliards d'euros - à la défense et à la sécurité. Une fois de plus, nous disposons d'un financement de l'Union européenne pour les dépenses militaires. D'autre part, dans un nombre croissant de pays européens, les seuils de pauvreté et les projets d'infrastructure diminuent, les indicateurs de pauvreté augmentent, les systèmes de santé sont sous-financés et l'État-providence est un souvenir du passé. Je vous appelle donc à gouverner la logique, à reconsidérer, à repenser comment construire la paix par la voie diplomatique, et à ne pas dépenser imprudemment pour la guerre. Il vaut mieux se battre autour d'une table que sur le champ de bataille.