Présentation du plan d’action sur les engrais (débat)
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, les agriculteurs et les consommateurs européens sont de plus en plus confrontés aux conséquences de la guerre au Moyen-Orient. En avril 2026, les engrais azotés coûtaient 70 % de plus qu’en 2024. Cela signifie des coûts de production plus élevés pour nos agriculteurs et des prix plus élevés pour les consommateurs. Le plan d’action pour les engrais présenté aujourd’hui est une étape importante pour faire face à la hausse de leurs coûts, mais des mesures encore plus importantes sont nécessaires. À court terme, nous avons besoin de mesures européennes plus ciblées pour soutenir les agriculteurs, en utilisant tous les outils européens disponibles. Les engrais sont également directement liés à la sécurité alimentaire et à la capacité des consommateurs à accéder à des denrées alimentaires abordables. C'est pourquoi nous devons renforcer la production intérieure et réduire notre dépendance à l'égard des importations. Toutefois, nous avons également besoin d’une discussion approfondie sur l’incidence de la législation telle que le MACF et le SEQE, ainsi que d’une planification pour faire face à ses conséquences éventuelles. Enfin, la Commission doit aller encore plus vite dans la mise en œuvre de ce qui a été convenu lors du Conseil européen de mars afin de faire baisser les prix de l'énergie. Ce ne sont pas des problèmes techniques. Il s'agit de renforcer les agriculteurs et de réduire les prix payés par les consommateurs.
Interventions d'une minute sur des questions politiques importantes
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, le 19 mai est une journée de commémoration du génocide des Grecs pontiques. La présence continue de l'hellénisme dans la région pendant des millénaires a été violemment interrompue par le crime de génocide. Au cours de la période 1914-1923, plus de 353 000 Grecs pontiques ont été exterminés par les Turcs dans le cadre d'un plan organisé visant à exterminer les populations chrétiennes de la région. Les déportations, les marches de la mort, les persécutions et les massacres de masse n'étaient pas des incidents isolés. C'est un génocide, qui n'est pas seulement un chapitre tragique de l'hellénisme. C'est un crime contre l'humanité qu'il ne faut pas oublier. La mémoire historique n'est pas un acte de vengeance. C'est un acte de responsabilité. Le génocide des Grecs pontiques doit être reconnu par les pays, les organisations internationales et le Parlement européen. Ce sera une justification historique pour les victimes, mais aussi une réponse retentissante à ceux qui veulent essayer de telles politiques criminelles. "Never Again" sonnera encore plus fort.
Simplification de certaines exigences et certaines procédures applicables aux produits chimiques (A10-0104/2026 - Dimitris Tsiodras, Piotr Müller) (vote)
Madam President, I request referral back to the joint ENVI and IMCO committees for interinstitutional negotiations in accordance with Rules 61 and 75 of the Rules of Procedure.
Simplification de certaines exigences et certaines procédures applicables aux produits chimiques (A10-0104/2026 - Dimitris Tsiodras, Piotr Müller) (vote)
Madam President, dear colleagues, I'll be very brief. Today's vote has to send a clear message: Europe can deliver simpler and smarter rules without compromising our safety. From the start our target was clear: reduce unnecessary burden and ensure legal certainty while maintaining the highest level of protection for human health. This strong signal was only possible thanks to the constructive cooperation across political groups, and I would like to sincerely thank my co-rapporteur, Piotr Müller, and all colleagues for this.
Application du règlement sur les marchés numériques (débat)
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, à un moment où la part des marchés numériques ne cesse de croître, les citoyens veulent des règles claires et de nombreux choix. La mise en œuvre du règlement sur les marchés numériques n’est pas une question technique. Il s'agit de protéger les consommateurs tout en promouvant l'innovation et le développement de l'économie européenne. Malheureusement, nous ne voyons pas beaucoup d'entreprises européennes jouer un rôle de premier plan dans le monde numérique. Nous avons une législation qui établit un cadre strict. Le message doit être clair. Les règles sont là pour s'appliquer. C’est pourquoi nous avons besoin d’une application rapide, de sanctions réellement dissuasives et d’une adaptation des règles aux nouvelles technologies, telles que l’intelligence artificielle, qui crée constamment de nouvelles données. Les règles doivent donc être adaptées en conséquence pour répondre à l’environnement numérique en constante évolution. Et c'est un gros pari pour l'Europe.
Voyages à forfait et prestations de voyage liées: renforcer l'efficacité de la protection des voyageurs, et simplifier et clarifier certains aspects (débat)
Événements météorologiques extrêmes, en particulier au Portugal, dans le sud de l'Italie, à Malte et en Grèce: réponse européenne en vue de renforcer la réactivité, la préparation et les mécanismes de solidarité (débat)
Modification de règlements relatifs aux produits agricoles en ce qui concerne des règles du marché et mesures de soutien sectoriel dans le secteur vitivinicole et pour les produits vinicoles aromatisés (débat)
Présentation du règlement sur les réseaux numériques (débat)
Madame le Président, Mesdames et Messieurs, l'Europe est l'un des plus grands marchés du monde. Toutefois, le marché unique des télécommunications reste fragmenté. Différents prix, différentes qualité de service et différents niveaux d'investissement. Cette fragmentation nuit principalement aux consommateurs car elle a entraîné peu de choix, un déploiement plus lent de réseaux de haute qualité, une couverture inégale dans les zones rurales et, en fin de compte, des coûts plus élevés. Les rapports Letta et Draghi étaient clairs: L'Europe ne peut pas achever le marché unique sans achever le marché unique de la connectivité. À l'heure où nous parlons de l'importance de l'intelligence artificielle, notre infrastructure de base ne doit pas être inférieure aux circonstances. Nous avons la possibilité de changer cela avec le règlement sur les réseaux numériques, en simplifiant le cadre, en intégrant le marché et des règles strictes pour les consommateurs, et en particulier pour les personnes vulnérables, tout en maintenant la concurrence, des prix abordables et des garanties solides. Une meilleure connectivité, en particulier dans les zones rurales, les îles et les zones moins connectées. Encourager les investissements dans les réseaux de nouvelle génération pour couvrir l’ensemble de notre continent d’ici à 2035 et permettre à l’Europe de devenir un chef de file dans le domaine des nouvelles technologies et de l’intelligence artificielle. Bref, une meilleure connectivité, une meilleure protection et de meilleurs prix pour les consommateurs européens. Il est temps de veiller à ce que les réseaux européens répondent enfin aux besoins des consommateurs et à nos objectifs numériques.
PESC et PSDC (article 36 TUE) (discussion commune)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, le moment est venu de dire la vérité sur l'Union européenne. Pendant des décennies, nous sommes devenus des consommateurs de sécurité et aujourd'hui, à mesure que le paysage mondial change, nous observons simplement les développements. Nous ne les façonnons pas, nous ne les façonnons pas même sur le sol européen. Et cela se produit à un moment où l'Union européenne compte 450 millions de personnes et des économies fortes. Mais nous ne parlons pas unifiés. Nous parlons avec 27 voix. Nous ne profitons pas du pouvoir que nous pouvons avoir sur la scène mondiale. L'intégration européenne a toujours progressé à travers les crises. J'espère que cela se reproduira cette fois, que les défis mondiaux forceront l'Union européenne à faire un pas en avant. Considérer que les frontières extérieures des États membres sont des frontières de l'Union européenne et que les citoyens européens où ils se trouvent se sentent "..."
Monsieur le Président, les consommateurs sont quotidiennement confrontés à des pratiques commerciales déloyales, aux petits caractères des sites web, à la vente de produits dangereux en ligne et à des coûts inutilement élevés dans les biens de consommation courante. Le marché européen est inondé de produits faux ou dangereux grâce aux importations en provenance de plateformes asiatiques, telles que les jouets qui ne répondent pas aux normes de sécurité européennes. Le problème est double: risques pour la sécurité et la santé des citoyens et concurrence inégale pour les négociants et les producteurs européens. La suppression de l'exonération pour la présentation de petits colis aux droits de douane et la perception de frais de gestion sont des mesures positives. Mais ils ne résolvent pas le problème. Nous avons besoin d'une application stricte de la législation européenne et de combler toute lacune législative. Des mécanismes améliorés pour mieux contrôler ce qui est importé et ce qui est sur le marché. Renforcer les autorités nationales par une nouvelle autorité douanière européenne et supprimer les restrictions logistiques injustifiées qui permettent de vendre les mêmes produits à des prix différents, en fonction de la taille du marché et au détriment des consommateurs. Et tout cela doit être fait immédiatement.
Madame la Présidente, les enfants passent de plus en plus de temps devant un écran, car les médias numériques sont une forme de communication importante pour eux. Cependant, ils sont exposés à des contenus inappropriés ayant des effets irréparables sur leur développement et leur santé mentale. Les parents ne se sentent pas maîtres de ce que font les enfants dans le monde numérique. Nous n'avons pas de temps à perdre. Le moment est venu de prendre des mesures plus drastiques au niveau européen. Des mesures telles que l'introduction d'une ère numérique. Moins de 13 ans, aucun mineur ne devrait avoir accès aux médias sociaux, et pour les personnes âgées de 13 à 16 ans uniquement avec l'approbation des parents. Un système fiable de vérification de l'âge et davantage d'initiatives visant à autonomiser les parents et les enseignants sont nécessaires. Mais il faut préciser qu'une grande partie de la responsabilité incombe aux entreprises. Les outils et la gestion des activités en ligne ne devraient pas servir de prétexte aux entreprises pour transférer la responsabilité exclusivement aux parents et aux enseignants.
Conservation et utilisation durable de la diversité biologique marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale (débat)
Madame le Président, en tant que citoyen d'un pays entouré par la mer, la Grèce, je comprends parfaitement l'importance énorme de la question dont nous discutons. L'accord sur la conservation et l'utilisation durable de la diversité biologique marine au-delà de la juridiction nationale est une étape historique vers la protection de nos océans. La Grèce est le troisième État membre de l'Union européenne à ratifier l'accord, démontrant dans la pratique son engagement en faveur de la gestion durable des mers, et a procédé pour la première fois dans le cadre de la planification de l'espace maritime et de la création de deux grands parcs marins en mer Égée et en mer Ionienne, liant la protection de l'environnement à la croissance bleue. Mais comment pouvez-vous atteindre ces objectifs alors que d'autres États ne respectent pas les normes strictes que nous avons établies dans l'Union européenne et que leurs citoyens se livrent à des activités de pêche interdites aux pêcheurs européens, comme c'est le cas en mer Égée avec des pêcheurs de Turquie ou de pays tiers dans d'autres régions de la Méditerranée? Pour être en mesure de protéger la biodiversité, il est clair que ni la législation nationale ni la législation européenne ne sont suffisantes. La coopération internationale est nécessaire et l'Union européenne peut jouer un rôle encore plus actif dans cette direction.
Le récent accord de paix au Proche-Orient et le rôle de l’UE (débat)
Monsieur le Président, le Moyen-Orient a été et reste l'une des régions les plus troublées de la planète et se trouve dans notre voisinage. Cependant, nous ne voyons pas l'Union européenne jouer un rôle de premier plan dans toute tentative de s'y installer. Les protagonistes sont les États-Unis. On l'a vu récemment. Dans l'Union européenne, chaque État membre a sa propre politique. Malheureusement, nous ne parlons pas d'une seule voix. Le cessez-le-feu est un premier pas important. Mais il reste encore un long chemin à parcourir avant qu'un règlement global ne soit atteint au Moyen-Orient qui permettra à Israël d'exister en toute sécurité et de créer un État palestinien. J'espère que sur cette voie, l'Union européenne pourra intervenir de manière plus décisive, avoir une politique unique, parler d'une seule voix, former un cadre commun et enfin avoir une politique selon laquelle les États membres ont le sentiment que leurs frontières sont des frontières européennes. Si nous ne joignons pas nos forces, malheureusement, nous observerons les développements que d'autres façonnent et nous ne serons pas les protagonistes. J'espère que ce ne sera pas le cas, que nous pourrons avoir une politique unifiée et unir nos forces.
Un nouveau cadre législatif pour les produits adapté à la transition numérique et durable (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, dans leur vie quotidienne, les consommateurs sont confrontés à des produits qui ne répondent pas aux normes européennes. La plupart d'entre eux sont importés et beaucoup ont été achetés à partir de diverses plates-formes. Les dégâts sont doubles: des risques pour la santé des citoyens sont créés, tandis que les commerçants et les producteurs européens sont confrontés à une concurrence inégale. Un ensemble modernisé de règles est donc nécessaire pour garantir que les produits mis sur le marché dans l'Union européenne répondent à des normes élevées de sécurité et de qualité et que des informations suffisantes sur leur origine et leurs ingrédients sont fournies. Mais le cadre institutionnel ne suffit pas. Pour être efficaces, nous avons besoin d'une application stricte des règles, de mécanismes renforcés pour contrôler ce qui est importé et ce qui se trouve sur le marché, d'une meilleure surveillance pour faire fonctionner le marché sur une base concurrentielle et pour lutter contre les pratiques déloyales. À l'heure où l'augmentation du coût de la vie est le problème numéro un pour les citoyens de tous les pays européens et où le marché évolue rapidement, le nouveau cadre législatif doit veiller à ce que des normes européennes élevées soient respectées et que ceux qui les violent en subissent les conséquences.
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues, alors que nous clôturons ce débat, je voudrais remercier sincèrement tous mes collègues pour leurs remarques: en particulier les rapporteurs fictifs pour leur contribution, et la Commission et le Conseil pour la coopération constructive qui a rendu possible l'adoption du paquet "une substance, une évaluation". Avec ce train de mesures, je suis sûr que nous mettons en place un cadre plus solide, plus rapide et plus transparent pour les produits chimiques, un cadre qui préserve la santé et l’environnement, garantit la sécurité juridique et soutient l’industrie, les PME et les innovateurs européens. Mais comme vous le savez, ce n’est pas la fin, c’est le début d’une nouvelle phase. Le paquet Omnibus VI nous attend, une étape clé pour simplifier et harmoniser les règles en matière de produits chimiques. Ensuite, la révision du règlement REACH, pierre angulaire de la politique de l’UE en matière de produits chimiques. Ces dossiers à venir seront encore plus complexes. Pour réussir, nous devons nous appuyer sur le même esprit d'équilibre, de dialogue et de consensus qui nous a guidés ici, en veillant à ce que l'Europe reste à la fois un chef de file en matière de protection de la santé humaine et de l'environnement et un champion de la compétitivité et de l'innovation.
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues, le paquet "une substance, une évaluation" comprenant trois rapports législatifs n'est pas seulement une mise à jour technique. Il s'agit d'une réforme transformationnelle de la manière dont l'Europe évalue la sécurité des produits chimiques. Ensemble, ces trois lois forment l'épine dorsale d'un système réglementaire plus simple, plus rapide et plus cohérent, offrant une meilleure protection des citoyens et de l'environnement, une prévisibilité pour les entreprises et une sécurité juridique pour les régulateurs. Une réforme qui accélère l'action, renforce la transparence, renforce l'excellence scientifique et renforce la compétitivité et l'innovation de l'Europe. Dans cette Assemblée, nous avons travaillé dans un esprit constructif pour trouver le juste équilibre, en simplifiant les procédures et en réduisant la charge administrative sans compromettre la rigueur scientifique ou le niveau élevé de protection de la santé et de l'environnement qui définit notre Union. L'une des pierres angulaires de cette réalisation est la création de la plate-forme de données commune. Pour la première fois, les données provenant de sources européennes et nationales seront intégrées dans un système unique, ce qui améliorera la transparence, l’accessibilité et l’efficacité. Cette plateforme permettra d'éliminer les doubles emplois, d'accélérer les évaluations et de prendre de meilleures décisions plus rapidement. Elle encouragera également l’utilisation des données existantes, en réduisant les coûts et la charge administrative tout en contribuant à l’élimination progressive de l’expérimentation animale, un objectif éthique et scientifique de longue date que nous partageons tous. Dans le même temps, nous avons assuré la protection de la propriété intellectuelle et des données commerciales sensibles. La transparence doit suivre le principe d'être aussi ouverte que possible, aussi fermée que nécessaire. Les entreprises, en particulier les PME, ont besoin de la confiance que leurs investissements dans la recherche et le développement sont sûrs et que la concurrence loyale est préservée. Cette approche équilibrée fait de la plateforme de données commune non seulement un outil technique, mais aussi un instrument stratégique. Tout aussi important, le paquet OSOA renforce la coopération interagences entre l’Agence européenne des produits chimiques, l’Autorité européenne de sécurité des aliments, l’Agence européenne des médicaments et l’Agence européenne pour l’environnement. Il clarifie les rôles, évite les chevauchements et rationalise les évaluations scientifiques. Chaque organisme travaillera dans le cadre de son mandat principal dans un esprit de complémentarité et de transparence. Le troisième pilier tout aussi essentiel de ce paquet, à savoir la directive relative à l’Agence européenne des produits chimiques, consolide cette vision. Il renforce le rôle de l'ECHA en tant que pierre angulaire du système européen de gestion des produits chimiques. Nous reconnaissons tous que l'ECHA doit fonctionner dans un cadre juridique solide et adapté. Au cours des négociations, nous avons également tenu compte des réalités opérationnelles d'une telle réforme. Nous prolongeons la période transitoire de 12 à 20 mois afin que l'ECHA puisse s'adapter, réorganiser ses comités scientifiques et maintenir la qualité de son évaluation. En outre, nous avons introduit une garantie que la Commission surveillera la gouvernance et les ressources de la charge de travail de l'ECHA et, si nécessaire, proposera des ajustements législatifs. Chers collègues, le paquet OSOA renforce la protection des citoyens et de l'environnement et améliore la transparence et la cohérence des évaluations scientifiques. Il offre la sécurité juridique dont l'industrie a besoin pour investir et innover en Europe. C'est la preuve que l'ambition environnementale et la compétitivité peuvent aller de pair. Au nom du Parlement européen, je suis fier de ce que nous avons accompli ensemble grâce à un dialogue constructif et à des compromis. Je vous encourage donc vivement à approuver ce paquet. Merci.
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, dans un monde en mutation rapide, l'Union européenne doit redéfinir sa position. La coopération entre l'Europe et les États-Unis, bien qu'elle ne se présente plus sous la forme que nous connaissions, ne peut et ne doit pas, malgré les difficultés, être rompue. Dans le même temps, nous devons nous tourner vers d'autres régions du monde, où des forces émergent avec lesquelles une coopération mutuellement bénéfique peut avoir lieu. J'ai participé au début de l'année à la délégation de la commission du marché intérieur et de la protection des consommateurs du Parlement européen qui s'est rendue en Inde, où j'ai eu l'occasion de constater des progrès économiques dans divers domaines, l'importance que les entreprises européennes attachent au marché indien, mais aussi la volonté de la partie indienne de coopérer plus étroitement avec l'Europe. Le corridor économique Inde-Moyen-Orient-Europe et la signature d'un accord commercial profiteront aux entreprises et aux citoyens européens, mais cette coopération doit se faire dans le respect des normes européennes de qualité et de sécurité et avec un accès réel aux marchés.
Il est temps d'achever un marché unique pleinement intégré: la clé de l'Europe pour la croissance et la future prospérité (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, le marché unique est une grande réussite européenne. C'est le pouvoir qui peut nous donner de la croissance, de l'innovation et des emplois. C'est l'un des fondements de l'intégration européenne. Profitons-nous pleinement de ses avantages? La réponse est non. En fait, il ne s'agit pas d'un marché unique, mais de 27 marchés distincts. Cela signifie que nos citoyens paient pour plus d'électricité, des produits plus chers, des services plus chers. Cela signifie que nos entreprises n’exploitent pas pleinement le potentiel de l’Europe, même si elles sont confrontées à une concurrence inégale de la part des plateformes chinoises. Dans un monde plein d'incertitudes, l'achèvement du marché unique n'est pas seulement une option économique; C'est une nécessité stratégique. C'est la clé pour garantir une énergie moins chère, plus d'investissements, de meilleurs prix pour les ménages et de nouvelles opportunités pour nos petites et moyennes entreprises. Nous devons faire le pas que nous retenons. Le marché unique n'est pas un enjeu technique, c'est un vecteur d'unification de l'Europe.
Incendies dévastateurs dans le sud de l’Europe: la nécessité de renforcer l’aide de l’Union pour restaurer la perte massive de forêts et améliorer la préparation de l’UE (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, malheureusement, les incendies, les inondations et la sécheresse sont notre nouvelle réalité. Ce ne sont plus les menaces de l'avenir. La crise climatique est là. Ma patrie, la Grèce et les pays méditerranéens, connaissent ces phénomènes avec une intensité et un coût croissants. C'est pourquoi nous devons mettre encore plus l'accent sur la prévention et l'alerte précoce. Nous avons besoin d’une véritable Union de préparation, coordonnée aux niveaux européen et national, d’un financement renforcé au titre du prochain budget septennal de l’Union européenne et d’un RescEu renforcé, d’un accès plus rapide au Fonds de solidarité de l’Union européenne après les incendies et les inondations, de la création d’une plateforme européenne d’alerte précoce utilisant l’intelligence artificielle, d’actions coordonnées pour améliorer la résilience des villes et renforcer les zones touchées. La prévention, la préparation et la solidarité sont des conditions nécessaires pour faire face aux conséquences de la crise climatique.
L'union de la préparation dans la perspective de la prochaine saison des feux de forêt et des sécheresses (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, 2024 a été l’année la plus chaude de l’histoire. Les incendies et la sécheresse ne sont pas des menaces futures. C'est la nouvelle réalité. Les chiffres parlent d'eux-mêmes. 380 000 hectares ont été brûlés en Europe l'année dernière. La sécheresse touche 44 % des terres agricoles et les dommages climatiques dépassent 50 milliards d’euros par an. Mon pays, la Grèce, mais aussi la Méditerranée en général, connaissent cette situation avec une intensité croissante. Nous ne parlons pas de phénomènes naturels, mais de crises accélérées par le climat qui ne connaissent pas de frontières. Nous devons investir dans la prévention. Nous avons besoin d'une véritable Union de préparation, non pas en paroles mais en pratique. Coordination et actions au niveau européen, national, mais aussi meilleure coopération au niveau des autorités locales avec un rôle actif de la société civile. Renforcer rescEU avec des moyens plus nombreux et plus modernes. Révision et renforcement du Fonds de solidarité européen. Plateforme européenne d’alerte précoce dotée d’outils Copernicus et d’intelligence artificielle. Mise en œuvre intégrale de la stratégie de résilience dans le domaine de l’eau, avec des mesures pour une gestion efficace de l’eau, la réutilisation et la protection des écosystèmes aquatiques. L'Europe ne peut pas être un champion dans les proclamations et un retard dans la pratique. La crise climatique exige une action coordonnée et ambitieuse dès maintenant.
Les réseaux d'électricité: l'épine dorsale du système énergétique de l'UE (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, les prix de l'énergie en Europe restent particulièrement élevés par rapport à nos concurrents mondiaux, mais il existe également des différences importantes entre les États membres eux-mêmes. En particulier en Grèce et en Europe du Sud-Est, les coûts de l'énergie restent encore plus élevés, affectant de manière disproportionnée les citoyens et les entreprises. Cette fracture sociale et économique ne peut pas perdurer. Nous avons besoin de mesures ciblées pour réduire les prix et rétablir l'équilibre et la cohésion entre les États membres. En janvier 2025, le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a proposé la création d’un groupe de travail chargé de mieux coordonner la politique énergétique et d’accélérer l’union de l’énergie. Nous saluons sa recommandation du 16 juin. La modernisation et l'interconnectivité des réseaux sont essentielles à cet effort. Le plan d'action du réseau va dans la bonne direction, mais le défi est maintenant sa mise en œuvre rapide et cohérente. Dès le sommet de mars 2023, la Grèce a présenté des propositions concrètes visant à interconnecter, à accélérer l’octroi de licences et à créer un fonds de réseau européen unique. La Commission estime que 584 milliards d’EUR seront nécessaires d’ici à 2030 pour les réseaux de transport et de distribution. Les fonds d'aujourd'hui ne suffisent pas. Ils doivent être renforcés et l'investissement privé mobilisé. La stratégie de réseau n'est pas technique, elle est énergétique, industrielle, sociale et géopolitique et doit devenir une priorité politique de première ligne.