Merci d'avoir essayé de parler dans ma langue. Je pense que nous devons considérer l'océan comme un tout. C'est un océan: ce qui se passe d'un côté de l'océan affectera l'autre. Cela affectera les communautés. Cela affectera les gens. Cela affectera nos moyens de subsistance. Par conséquent, nous devons le considérer non seulement comme une Union européenne, Nous devons regarder au-delà. Nous devons travailler avec différents pays, avec différentes régions afin de veiller à ce que nous protégions tous ensemble l'océan qui est là pour nos propres moyens de subsistance, et pour les générations à venir, mais aussi pour rassembler les communautés et protéger nos moyens de subsistance. C'est pourquoi nous avons besoin d'action. Monsieur le Commissaire, je vous prie de bien vouloir parler de la pollution et de veiller à ce que nous puissions éviter qu'elle ne provienne de sa source.
Madame la Présidente, pour nous maltais, la mer n'est pas seulement un arrière-plan photographique, c'est notre maison, c'est notre vie, elle nous donne l'air que nous respirons, elle nous nourrit et elle façonne notre identité. Mais aujourd'hui, les communautés côtières sont touchées par le fait qu'elles sont éloignées et détachées, par la pollution, par l'élévation du niveau de la mer, par des tempêtes plus violentes et par la disparition des poissons, et donc que le pacte pour l'océan devrait protéger la nature ainsi que ses habitants. Les communautés côtières et leurs pêcheurs devraient faire partie de la solution. Pas seulement le scénario. Monsieur le Commissaire, nous attendons et attendons toujours que des mesures soient prises pour lutter contre la pollution, de la source à la mer, afin de protéger nos océans. Pour ceux qui en dépendent, que ce pacte soit la promesse d'une loi globale sur les océans. Ce n'est pas un patchwork d'intentions, mais un plan audacieux et contraignant pour protéger notre océan, mettre fin à la surexploitation et livrer pour la nature, pour les pêcheurs, pour nos îles et nos côtes, et pour les générations à venir.
La réponse de l'UE pour faire face au projet du gouvernement israélien de prendre le contrôle de la bande de Gaza ainsi que pour garantir l'acheminement effectif de l'aide humanitaire et la libération des otages (débat)
Madame la Présidente, j'aimerais réserver quelques secondes de mon temps au silence. (L'orateur s'est arrêté pendant 15 secondes) Pourquoi l'Union était-elle si silencieuse et passive? C'est un génocide. Il s'agit d'une urgence: le meurtre de dizaines de milliers de personnes comme nous, Palestiniens, y compris des enfants; la mise en place d'une aide humanitaire à tant de personnes. Ce sont des atrocités criminelles. Je condamne les déclarations du gouvernement israélien et salue l'évolution de la situation au sein du Conseil. Mais nous devons faire plus. Nous devons être forts et nous devons agir. Il n'y a pas de vraie paix sans justice.
Contournement, par le biais du programme maltais de passeport doré, des sanctions prises par l'Union européenne contre la Russie (débat)
Merci pour la question parce qu'elle m'amène à quelque chose qui est très important et je vais répondre en anglais pour qu'il y ait de la clarté. Nous parlons de l'aide nécessaire pour notre pays, qui est détaché du reste du continent, afin de continuer à prospérer et à développer nos communautés et à investir dans leur bien-être. Ce que vous dites signifie que les politiques de l’UE doivent mieux tenir compte des réalités de notre détachement du continent et que nous pouvons continuer à investir dans nos communautés, car nous sommes détachés du marché unique, nous sommes détachés du continent, nous sommes détachés en matière de connectivité et nous devons poursuivre et renforcer les communautés de l’île de Malte, qui ne disposent pas de ressources et d’espace pour prospérer nos communautés et nos économies. (L'orateur a refusé de répondre à une question de Daniel Freund)
Contournement, par le biais du programme maltais de passeport doré, des sanctions prises par l'Union européenne contre la Russie (débat)
Monsieur le Président, Malte est une île sans ressources. Nous avons une longue histoire de souffrances pour devenir une nation. Dans les guerres armées et pendant la pandémie, nos îles ont trouvé le fort esprit de son peuple et un programme de citoyenneté qui l'a sauvé de la courbure. Un programme qui a sauvé des emplois, construit des logements sociaux et investi dans les communautés qui façonnent son identité. Un programme approuvé par la Commission et modifié le cas échéant. Et aujourd'hui, nous discutons d'une allégation selon laquelle des personnes utiliseraient ce programme pour contourner les sanctions à l'encontre de la Russie, sur laquelle des mesures ont été prises. Mais je me souviens que tout à coup, après l’invasion de l’Ukraine, Malte a fermé ce programme aux citoyens russes et biélorusses et l’a fait volontairement vingt-six jours avant que la Commission ne demande aux députés d’agir. Je suis convaincu que le gouvernement maltais améliorera ce programme en ce qui concerne la décision de la Cour européenne. Mais je demande à ce Parlement de ne jamais manquer de respecter la souveraineté et les réalités de l'un de ses plus jeunes députés. Parce que malgré notre petite taille, ce programme peut nous aider à continuer à progresser et à saisir les opportunités et à renforcer le bien-être de milliers de familles maltaises et gozitanes.
Politique de concurrence – rapport annuel 2024 (débat)
Monsieur le Président, l'Europe fait défaut à ses peuples isolés. Dans les îles européennes, la concurrence n'est pas un cas de nombres, mais un cas de réalités humaines. Il devient de plus en plus difficile d'améliorer les services de base pour le bien-être des peuples. La politique de concurrence doit être un moyen de protection sociale et de justice. Une plus grande flexibilité est nécessaire pour que les îles bénéficient d'une aide plus directe et plus ciblée, et donc plus efficace. Mes amis, parce que les régions, et donc les peuples, sont loin du centre économique européen, ils ne doivent pas être condamnés. Nous avons besoin de plus d'incitations pour attirer les investissements, en particulier dans le domaine de la connectivité. Pour les régions isolées d'Europe, la dépendance à l'égard des voyages à bas prix, qui sont souvent peu coûteux ou inexistants pendant les mois d'hiver, s'accroît. C'est pourquoi nous avons besoin d'alternatives de connectivité abordables et fiables, sinon les habitants des îles européennes resteront de plus en plus éloignés du continent, loin des opportunités et loin de l'Europe.
Stratégie européenne de résilience pour l’eau (débat)
Monsieur le Président, chers collègues, merci aux rapporteurs fictifs et aux collègues qui se sont engagés dans ce travail important et global. Les inondations dévastent les communautés, les sécheresses assèchent les moyens de subsistance, la demande en eau continue d'augmenter. Ce ne sont pas des menaces abstraites, ce sont des réalités vécues. Pour répondre à certains commentaires formulés, oui, les barrages sont nécessaires lorsqu'ils sont respectueux de l'environnement et correctement gérés, mais notre lutte contre les inondations et les sécheresses est plus efficace lorsqu'elle est combinée à des solutions fondées sur la nature afin de stocker l'eau, de protéger contre les inondations et d'améliorer l'atténuation du changement climatique. Mes amis, nous devons même aller plus loin. Le stockage de l'eau ne suffit pas. Nous devons l'utiliser plus intelligemment. Nous ne pouvons pas simplement extraire de plus en plus d'eau. Et la réponse est l'efficacité, la réutilisation et l'innovation, l'irrigation moderne, le recyclage de l'eau, la régénération des sols, les cultures moins gourmandes en eau. Ce ne sont pas des mots à la mode. Ce sont des outils que nous devons déployer dans toute l'Europe. Ce sont des solutions pratiques pour aider nos communautés et nos agriculteurs à faire la transition vers notre résilience partagée. Et à côté de la quantité, nous devons également aborder la qualité. Nous ne pouvons pas parler de résilience de l'eau tout en fermant les yeux sur la pollution. Aujourd'hui, l'état écologique de nos eaux reste loin d'être acceptable. La pollution chimique menace la biodiversité, la sécurité alimentaire et notre santé publique. Nous avons besoin d'une application plus stricte et nous devons arrêter la pollution à sa source. Et nous devons mettre à jour nos normes pour refléter la réalité. C'est-à-dire que les PFAS sont partout. C'est pourquoi je vous demande de soutenir les amendements en faveur d'une élimination progressive plus ambitieuse des PFAS. Et à cette fin, je tends la main pour dire que tous ces biens essentiels ont besoin d'un financement ciblé. Un financement pour nos citoyens, pour nos familles, pour nos enfants, pour nos parents – comme les miens qui sont ici dans la galerie des visiteurs – merci – pour les habitants des villes, des îles et des montagnes. Où que vous soyez, vous ne devez pas être laissé pour compte. Il s'agit de la vie de toutes ces personnes qui ont besoin d'eau pour leur propre vie. Parce que l'eau, c'est la vie. Et, Monsieur le Commissaire, j'ai fait de mon mieux pour y parvenir. Après demain, la balle est dans votre camp.
Stratégie européenne de résilience pour l’eau (débat)
Madame la Présidente, l'eau, c'est la vie, pour notre population, notre économie et notre environnement. Mais dans toute l'Europe, cette ressource vitale est sous pression. Les eaux souterraines et les rivières s'assèchent, les sécheresses s'intensifient, les inondations deviennent plus fréquentes et notre politique de l'eau reste encore dispersée, sectorielle et peu réactive. C’est la raison pour laquelle le Parlement a présenté de manière proactive sa position en faveur d’une stratégie européenne pour la résilience dans le domaine de l’eau. Il s’agit d’un outil concret pour proposer des solutions centrées sur les personnes, car nous parlons ici de la vie des Européens. Premièrement, nous devons être révolutionnaires dans la façon dont nous valorisons l'eau: elle n'est pas infinie, mais elle est essentielle. Nous proposons des objectifs sectoriels d’efficacité hydrique et de captage à l’échelle de l’UE, fixés au niveau des bassins, fondés sur des données et adaptés aux réalités locales. Nous devons être économes en eau et donner la priorité à ce qui compte le plus: l’eau potable, la santé publique et l’alimentation durable. La responsabilité doit être partagée. Aucune région ne devrait être laissée à elle-même. C'est ainsi que nous transformons la solidarité en action. Des agriculteurs modernisant l'irrigation aux villes réparant les fuites, les industries déployant des technologies d'eau circulaires nettoient la pollution pour un océan meilleur et une eau plus sûre. C’est pourquoi nous appelons à la création d’un fonds spécifique pour la résilience dans le domaine de l’eau dans le prochain CFP, car la résilience dans le domaine de l’eau n’est pas un coût, mais un investissement dans notre sécurité, notre compétitivité et notre équité. La technologie doit être au cœur de la gestion moderne de l'eau. Nous devons exploiter tout le potentiel de la numérisation et de l’innovation et, à cette fin, soyons audacieux. Systèmes intelligents, données en temps réel, modélisation prédictive – ce ne sont pas des produits de luxe, mais l’épine dorsale de services de l’eau efficaces et pérennes. Ici, je vais parler un peu dans ma langue maternelle. Nous sommes du sud, c'est-à-dire les peuples de la Méditerranée, nous avons vécu des décennies avec des pénuries d'eau, des sécheresses, des eaux souterraines qui ne se régénèrent pas. Les réalités locales à partir desquelles nous avons vécu et grandi. Nous en avons beaucoup parce que nous avons innové et investi pour compter chaque goutte, parce que chaque goutte compte. Et le moment est venu de partager avec vous ce que nous avons appris, les solutions que nous avons trouvées. Parce que les réalités de la Méditerranée ne sont plus seulement notre problème mais celui de beaucoup d'autres peuples européens. Soutenons donc nos villes, nos régions et nos îles. En adoptant ces outils, équipons nos systèmes pour réagir plus rapidement, gaspiller moins et mieux planifier. Et pour que cela fonctionne, nous devons commencer par le sommet. Nous devons intégrer l'eau dans chaque décision politique de notre Union. Aucune réglementation, aucun plan d’investissement et aucune stratégie nationale ne devraient être mis en œuvre sans demander: «Comment cela a-t-il une incidence sur l’eau — la ressource dont nous avons besoin pour nos moyens de subsistance, pour l’épanouissement de notre industrie et pour le renforcement de notre économie?». L'eau traverse les secteurs, les frontières et les générations. Donc, chers amis, nous devons intégrer l'eau dans toutes nos décisions. C'est la définition de la résilience. Notre avenir, la stabilité, la prospérité et la santé de l'Europe, dépend de l'eau. Le temps d'agir n'est pas demain. C'est maintenant, et de manière ambitieuse. L'eau est la vie et c'est notre responsabilité partagée de la protéger. Construisons ensemble une Europe résistante à l'eau.
Un budget à long terme rénové pour l’Union dans un monde en mutation (débat)
Monsieur le Président, c'est le début d'un processus important par lequel nous déciderons comment des milliards d'euros seront dépensés pendant sept ans. Nous déciderons à quoi ressembleront notre avenir et celui de nos enfants. Et c'est un moment crucial pour faire une Europe plus juste et plus proche de tous, avec plus de justice sociale, un environnement plus durable et une politique qui tienne compte des réalités des gens. Nous devons donc nous concentrer sur la vie des gens; une énergie propre et abordable, une éducation de qualité, la santé, l'accès à la nourriture et un toit sur la tête de tous. Et pour ce faire, nous devons continuer à investir massivement dans les personnes. C'est pourquoi je reste ferme sur mon principe: Les investissements dans la défense ne devraient jamais se faire au détriment des besoins sociaux et environnementaux. Et lorsque ces dépenses sont effectuées, elles doivent l'être dans le plein respect du principe de neutralité qui est adopté au plus près des cœurs des différents peuples européens. Ils ne peuvent pas être ignorés, merci.
Monsieur le Président! Qu'est-ce que l'océan pour moi? L'océan n'est pas seulement une ressource pour moi. C'est l'élément vital de communautés entières. Tout cela concerne nos réalités quotidiennes. À Malte, la mer définit notre économie, notre culture, notre alimentation, notre identité. Nous sommes à la frontière de l'impact de la pêche illégale et des agressions de pays tiers et de l'impact du changement climatique. Nous savons ce qui doit être fait et espérons que non seulement vous nous écouterez, mais que vous nous donnerez ce dont nous avons besoin. Nous avons besoin d'un pacte pour les océans qui soit juste, durable et ambitieux. Mais cela ne peut être fait que si l'être humain est au centre de cette alliance: le citoyen; Cela dépend d'une mer propre. Monsieur le Commissaire, nous nous sommes exprimés à de nombreuses reprises. J'ai confiance en vous et je crois en vos intentions. Mais maintenant donnez-nous de l'ambition. Le commissaire Kadis et le commissaire Roswall s'attaquent à la pollution d'une source à l'autre. Le moment est venu. Ça nous donne de l'action. Monsieur le Commissaire, nous nous sommes exprimés à de nombreuses reprises. J'ai confiance en vous et je crois en vos intentions. Mais maintenant donnez-nous de l'ambition. Le commissaire Cadix et le commissaire Roswall s'attaquent à la pollution d'une source à l'autre. Le moment est venu. Donnez-nous de l'action.
Réunions du Conseil européen et sécurité européenne (discussion commune)
Président, voulons-nous la paix ou poursuivons-nous la guerre? En tant que socialiste et en tant que représentant d'un pays, d'un État membre neutre, j'ai des inquiétudes traumatisantes, ne travaillant qu'à créer une économie de guerre. À partir d'un marché unique européen des peuples, des biens, des services et des capitaux, nous sommes transformés en un marché de munitions et d'armements de destruction et de non-combinaison. Oui, il est clair qu'il y a un besoin et une crainte sérieuse d'invasion sur le territoire de l'Union. Surtout maintenant avec l'incertitude venant de l'autre côté de l'Atlantique. Je comprends donc que les gouvernements européens doivent unir leurs efforts lorsqu'il s'agit d'investir personnellement dans la défense. Un argument raisonnable, mais nous ne pouvons pas le faire au détriment des ambitions et de l'espoir des citoyens européens. Amis, en même temps et avec la même force, investissons dans les gens, dans la vie des gens et ne les réduisons pas. Fondons l'économie européenne sur le bien-être et non sur la guerre, la paix et non sur la destruction.
Programme de travail de la Commission pour 2025 (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, la compétitivité européenne devrait être un concept qui renforce la position de l'Union, mais aussi qui élève nos citoyens, nos communautés et nos familles, des villes métropolitaines à notre plus petite île. La compétitivité et l'environnement vont de pair, en effet, avec une simplification qui renforce le bien-être des citoyens et non une simplification sans une responsabilité écologique qui en résulte, ce qui met en péril notre marché unique et notre humanité. Le manque d'ambition et de régression est une attaque contre les générations futures. Soyons ambitieux en matière de résilience hydrique dans le pacte océanique et le pacte méditerranéen. Travaillons ensemble pour résoudre nos problèmes économiques, assurer la justice sociale et lutter pour un meilleur bien-être pour les générations futures.
Lutte contre la désertification: 16e session de la Conférence des parties (COP16) de la Convention des Nations unies (débat)
Monsieur le Président, la désertification n'est pas une histoire de loin, de loin. Ses graves implications affectent depuis longtemps la région méditerranéenne en raison de ses écosystèmes uniques, de ses dépendances économiques et de ses ressources naturelles limitées. Dans le sud de l'Espagne, la surirrigation a entraîné une érosion des sols. En Crète, les aquifères ont été surexploités, entraînant une salinisation. Dans la région voisine du Sahel, la désertification a déplacé des millions de personnes, augmentant les pressions migratoires vers l'Europe. Et à Malte, la pression accrue exercée sur les usines de dessalement a augmenté la consommation d’énergie et les coûts, qui sont répercutés sur les ménages et les entreprises. Aujourd'hui, ce n'est pas seulement une histoire pour les Européens du Sud. C'est aussi une histoire partagée avec d'autres Européens de climats tempérés et humides comme la Bulgarie. En fait, l'année dernière, 45 % du territoire de l'UE a été confronté à la sécheresse, ce qui a menacé la production alimentaire et la sécurité de l'approvisionnement en eau. La désertification concerne l'humanité, notre dépendance à l'eau pour survivre et notre besoin de sécurité de l'eau et de sécurité alimentaire. Par conséquent, notre réponse doit être centrée sur les personnes. La lutte contre la désertification exige une coopération mondiale, mais elle commence aussi chez nous, au sein même de cette Assemblée. Nous devons renforcer considérablement notre engagement politique en faveur de l’eau – nous devons préserver nos terres, aider notre nature à récupérer et à conserver notre eau. Et, cher commissaire, nous devons agir maintenant, avec une stratégie européenne ambitieuse de résilience dans le domaine de l'eau avant qu'il ne soit trop tard. En tant que rapporteur de l'initiative du Parlement, j'appelle à une action décisive pour protéger nos populations et nos ressources et construire un avenir durable d'un monde vivable pour les générations futures.
Records de chaleur en 2024 - nécessité d'une action climatique pour lutter contre le réchauffement planétaire (débat)
Monsieur le Président, il s'agit d'une discussion sur la population, sur le pêcheur maltais qui voit moins de poissons dans les pièges en raison des changements dans la migration des poissons, sur l'agriculteur des îles grecques qui voit ses oliviers enterrés sous une chaleur constante, sur la famille en Sardaigne forcée de rationner l'eau, même pendant les mois d'hiver. Pour ceux qui considèrent la Méditerranée comme leur maison, la situation est très grave car la région se réchauffe 20% plus vite que la moyenne mondiale. C'est l'histoire actuelle de la Méditerranée. Une crise qui nécessite des décisions sur la résilience de l'eau, sur nos agriculteurs et nos pêcheurs, sur nos moyens de subsistance. L'année dernière a été l'année la plus chaude de l'histoire. Il s'agit d'une menace existentielle qui appelle une action mondiale immédiate et rapide dans une rhétorique politique infondée. Chers collègues, la coopération n'est pas négociable. Se souviendra-t-on de nous comme des dirigeants qui ont renversé la marée ou comme ceux qui l'ont laissée nous balayer? L'horloge tourne et le thermomètre monte. Ne tardons pas davantage.
Relance de la compétitivité de l'Union - nécessité d’une analyse d’impact sur les politiques du pacte vert pour l’Europe (débat d'actualité)
Monsieur le Président, une compétitivité européenne forte devrait aller de pair avec un pacte vert à la fois ambitieux et équitable pour tous. Le pacte vert reflète notre engagement collectif en faveur d’un avenir durable pour nous et nos enfants. Mais nous ne pouvons ignorer le fait que son impact existe sur les petites économies et les communautés vulnérables. Les petits pays et les îles sont confrontés à des défis uniques. Les analyses d’impact sont un outil essentiel, mais elles ne reflètent malheureusement souvent pas les réalités spécifiques de Malte: notre espace et nos ressources limités, notre dépendance à l'égard des importations par voie aérienne, maritime et l'effet direct des éléments extrêmes. C’est pourquoi, Monsieur le Commissaire, plusieurs Maltais et Gozitans estiment que le pacte vert nous a ignorés. Et donc, en regardant vers l'avenir, je demande que des analyses d'impact complètes et équitables soient réalisées pour chaque État membre afin de refléter véritablement les réalités du pays. Un pacte vert pour tous signifie l'inclusion, l'équilibre et la sauvegarde de nos communautés locales. Construisons une Europe avec un avenir, durable et compétitif où personne n'est laissé pour compte.
La mésinformation et la désinformation sur les plateformes de médias sociaux telles que TikTok, ainsi que les risques connexes pour l'intégrité des élections en Europe (débat)
Monsieur le Président, expliquez-moi quelques-uns d'entre vous: Est-ce dire que le droit à la liberté d'expression ne devrait avoir aucune structure de responsabilité pour nos actions sur les plateformes sociales? Dites-moi, voulez-vous avoir un droit sans responsabilité pour vos actions? Voulez-vous qu'un faux profil ait le droit, sans responsabilité, de répandre des mensonges, de répandre des vérités à moitié manipulatrices et de se répandre à distance sans aucune comptabilité? Pensez-vous que nos jeunes gens ont été ruinés comme je l'étais quand j'étais plus jeune? Cyberintimidation tout au long de l'enfance! C'est ce que tu veux?
Le droit à l’eau potable dans l'Union européenne (débat)
Madame la Présidente, l'accès à l'eau potable est un droit de l'homme. Pourtant, ce droit est de plus en plus menacé. Dans toute l'Europe, la pollution, le changement climatique et l'aggravation des inégalités mettent ce droit en péril. Nous devons agir maintenant pour améliorer l'accès à l'eau potable tout en préservant la durabilité et l'équité pour tous les citoyens de l'UE. La recherche révèle désormais la présence alarmante de PFAS – les «produits chimiques éternels» – dans 94 % des échantillons d’eau potable de l’UE. Malte, comme d'autres îles et périphéries, tente d'équilibrer les défis uniques tout en maintenant les normes de l'UE. Nous sommes confrontés à un stress hydrique et nous devons reconnaître que nous avons des régions de l'UE qui ne disposent pas du tout d'eau potable propre ou d'eau potable. Monsieur le Commissaire, je l'ai déjà dit et je le répéterai: nous avons besoin d’une stratégie européenne globale et juridiquement contraignante pour la résilience dans le domaine de l’eau. Le moment est venu d’établir des normes européennes solides, mais avec les flexibilités nécessaires pour s’adapter aux réalités locales. Nous devons agir avec audace, lutter contre la pollution à la source, mettre en œuvre efficacement les normes de qualité de l’eau de l’UE dans tous les États membres, tant pour les eaux de surface que pour les eaux souterraines, investir dans des infrastructures résilientes et garantir un prix abordable. Personne ne devrait avoir à choisir entre payer son loyer ou sa facture d’eau. Personne ne devrait avoir à choisir entre l’eau et sa santé. L'eau n'est pas un profit, c'est une bouée de sauvetage pour les gens. L'Europe doit jouer un rôle de premier plan dans la sauvegarde de ce droit fondamental.
Nécessité d’adopter un accord international ambitieux et juridiquement contraignant sur la pollution par les plastiques, y compris dans le milieu marin
Monsieur le Président, le plastique est partout: C'est dans la nourriture que nous mangeons, l'eau que nous buvons et les mers qui symbolisaient autrefois la liberté et la pureté. Le monde se noie dans le plastique et nous manquons de temps pour agir. Je viens de déjeuner avant ce débat, et je ne peux même pas être sûr que ce que j’ai mangé est exempt de plastique. Chaque jour, l'équivalent de 2 000 camions de déchets plastiques est déversé dans l'océan. D'ici 2050, notre océan pourrait avoir plus de plastique que de poisson. C'est là que nous en sommes, en ce moment. Pensez-y un instant. Il ne s'agit pas seulement de litière visible, il s'agit de poison invisible. Il s'agit des produits chimiques toxiques qui se lixivient dans nos sols, notre océan et, oui, notre circulation sanguine. Il s'agit également des émissions de carbone provenant de la production de plastique, qui sont aujourd'hui encore plus élevées que celles de l'aviation. Nous devons prendre des mesures concrètes dès maintenant: le traité mondial sur les matières plastiques, qui est en cours de négociation en Corée du Sud, est notre chance de renverser la vapeur. Ce n’est pas seulement une réunion, c’est le moment décisif pour notre monde. Mais il ne peut en être ainsi que si nous prenons des mesures audacieuses et concrètes. Nous avons besoin d'objectifs ambitieux et juridiquement contraignants pour réduire la production de plastique. Nous devons mettre fin aux plastiques à usage unique à l'échelle mondiale, interdire les produits chimiques nocifs et demander des comptes à ceux qui profitent de cette crise et j'appelle les quelques États qui empêchent cela à être ambitieux et à réfléchir à notre avenir commun et à celui des générations à venir. Et oui, une approche universelle ne fonctionnera pas, mais je crois qu'une bonne gouvernance et des mécanismes durables doivent guider ce traité. Nous devons garantir l’égalité d’accès aux solutions de remplacement et éviter de créer des charges supplémentaires pour nos consommateurs et nos entreprises, en particulier nos PME. Une approche en amont est essentielle, couvrant l'ensemble du cycle de vie des plastiques, de la production à l'utilisation, en passant par leur élimination. Et comme vous l'avez dit, Monsieur le Commissaire, en mettant l'accent sur la conception des produits et en liant la production à la pollution, nous pouvons prévenir le gaspillage avant même qu'il ne se produise, et nous ne pouvons le faire qu'ensemble et pour tout le monde. Une transition juste doit garantir que personne ne soit laissé pour compte: des récupérateurs, qui collectent environ 60 % du plastique recyclé, aux communautés touchées qui supportent le fardeau de nos déchets et à nos militants qui luttent pour la bonne lutte, tels que le nageur maltais Neil Agius, qui bat le plastique d'un seul coup à la fois. Ce n'est pas un problème européen, c'est une crise mondiale, mais l'Europe a le pouvoir de diriger et nous avons montré qu'une action audacieuse sur le climat est possible. Chers collègues, il ne s'agit pas seulement de protéger notre océan, il ne s'agit pas de nettoyer nos plages, il s'agit de protéger notre avenir, notre santé, notre humanité. Luttons pour un traité mondial qui ne se contente pas de gérer la pollution plastique, mais qui y met fin.
Protéger nos océans: menaces persistantes pour les zones marines protégées dans l'UE et retombées positives pour les communautés côtières (débat)
Madame la Présidente, c'est embarrassant. Nous discutons de l'avenir de notre océan alors que la plénière est pratiquement déjà terminée, alors que la plupart des députés sont déjà partis. Est-ce l'attention que notre avenir mérite? C'est une déclaration claire que notre océan, notre avenir, n'est pas une priorité pour les dirigeants de ce Parlement. Chers collègues, quel qu’il soit, l’océan est en péril, avec le changement climatique, la destruction indisciplinée de notre biodiversité et nos pêcheurs qui tentent désespérément de survivre. Il est essentiel de disposer d'un réseau international d'aires marines protégées bien géré, non seulement pour la biodiversité, mais aussi pour la survie de nos communautés côtières qui dépendent d'un océan sain pour leur subsistance. Nous ne pouvons pas laisser cet échec continuer. Le moment est venu d'agir. Mettons en place un pacte pour les océans qui protège véritablement nos océans et nos moyens de subsistance. Les promesses vides ne le couperont pas. Nous avons besoin d'objectifs contraignants tels qu'un financement réel et la volonté politique internationale d'assurer, par l'intermédiaire des aires marines protégées, la protection de nos océans, de nos communautés et de notre avenir.
Sept ans après l'assassinat de Daphne Caruana Galizia: absence de progrès dans le rétablissement de l'état de droit à Malte (débat)
Madame le Président, quand un journaliste meurt, une partie de la démocratie meurt. Tels sont les mots de mon collègue, l'honorable Ruotolo. C'est parce que le journalisme fait partie intégrante de la défense de la droite. Malte est le premier État membre à adopter des règles anti-poursuites-bâillons et a fait des progrès visant à protéger les journalistes. Mais nous ne pouvons jamais dire que suffisamment a été fait. Il y a toujours quelque chose à renforcer. Il y a toujours quelque chose à améliorer. Malte devrait donc continuer à renforcer son action afin que la liberté d'expression ne soit jamais menacée, et ce aussi longtemps qu'il le faudra. L'Union européenne doit également protéger les journalistes, et nous pouvons le faire en promouvant un journalisme factuel et digne qui est menacé dans un contexte mondial. Chers collègues, mon appel est d'améliorer nos outils dans un contexte de réalité capable de saper le journalisme sérieux. Autant les médias sociaux aident à diffuser les nouvelles, augmentent le risque de désinformation, et dans le contexte de l'intelligence artificielle, nos efforts doivent regarder de nouvelles réalités afin que la vérité soit transmise, afin que la vérité soit notre justice.
Journée mondiale de la santé mentale - Nécessité d'une stratégie globale de l'UE sur la santé mentale (débat)
Monsieur le Président, nous nous sentons souvent à l'aise de parler de santé mentale seulement quand c'est loin de nous et de notre famille. Mais aujourd'hui, je voudrais vous dire que je traverse des moments de tristesse et d'anxiété. Si tu te sens comme moi, si tu souffres en silence, je te comprends. Mais nous devons apprendre à parler. Plusieurs fois, je pensais que j'étais seul, mais les chiffres disent le contraire. Selon l'Eurobaromètre de cette année, deux personnes sur trois à Malte ont estimé qu'elles avaient des problèmes émotionnels ou psychosociaux. Ensuite, plus de la moitié d'entre eux n'ont pas demandé l'aide d'un professionnel. Pourquoi? Parce qu'il y a encore de la honte, il y a encore de la peur. Soyons la voix de ceux qui ont peur de parler. Donnons un coup de main à ceux qui souffrent en silence, et je vous appelle donc, mes amis, à assurer la prévention. Comment? En légiférant dans tous les secteurs, nous plaçons le bien-être de chaque individu au centre de notre travail. En légiférant pour créer un monde meilleur pour les générations futures.
Sécheresses et événements météorologiques extrêmes en tant que menace pour les communautés locales et l'agriculture de l'Union en des temps de changements climatiques (débat)
Monsieur le Président, je suis le fils de Gozo, une petite île au milieu de la mer Méditerranée. Les Maltais et les Gozitans sont directement touchés par l'impact du changement climatique. Les phénomènes météorologiques extrêmes ne sont plus seulement des problèmes environnementaux, mais ont maintenant également un impact social majeur. Le changement climatique a un impact disproportionné, en particulier sur les personnes vulnérables. Les droits fondamentaux auxquels nous sommes habitués, tels que l'accès à l'eau et à l'électricité, ne sont plus garantis. Et cette situation évolue vers une crise sociale qui affecte gravement nos communautés à travers l'Europe et au-delà, en particulier nos agriculteurs et nos pêcheurs. Malte n'est pas seule dans cette situation. Toutes les îles et régions périphériques européennes se trouvent dans une situation très précaire, car nos ressources déjà limitées sont désormais beaucoup plus touchées par le changement climatique. En tant que Gozitan, je lance un appel à l'Union européenne pour qu'elle ne laisse aucune île seule dans cette situation.
Réponse de l'Union à l'épidémie de Mpox et nécessité d'une action continue (débat)
Monsieur le Président, nous sommes aujourd'hui confrontés à un défi urgent en matière de santé publique. Celui qui ne connaît pas de frontières et appelle à une réponse européenne commune. La propagation de la variole a été déclarée une urgence de santé publique de portée internationale. Cette situation ne doit pas être négligée, même si les experts affirment actuellement que le risque en Europe est encore faible. Nous avons déjà vu l'impact dévastateur de ce virus dans d'autres régions, en particulier au Congo, où les enfants représentent plus de 70% des cas signalés. Cela devrait nous rappeler la vulnérabilité des populations marginalisées et le besoin urgent de solidarité mondiale. Nous devons faire plus en Europe. Les cas européens de variole sont un avertissement que nous devons agir maintenant pour assurer notre préparation et prévenir la propagation. Les enseignements tirés de la COVID-19 sont clairs. Des mesures proactives et coordonnées sauvent des vies et même des ressources. L'Union assure la transparence et facilite la coopération entre tous les États membres. En outre, nous devons lutter contre la stigmatisation des patients. Ce virus ne devrait pas devenir une source de discrimination ou de peur, en particulier au sein de la communauté LGBTIQ+. Nous voulons assurer un soutien à tous ceux qui cherchent un diagnostic et un traitement. C'est plus qu'un défi médical. Il s’agit d’un défi européen de solidarité, de résilience et de respect.