23
Oct
2024
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Sept ans après l'assassinat de Daphne Caruana Galizia: absence de progrès dans le rétablissement de l'état de droit à Malte (débat)
Madame la Présidente, le meurtre brutal de Daphne Caruana Galizia et d'autres journalistes, tels que Ján Kuciak et de Vries, est répréhensible dans tous les sens du terme. Il n'y a aucune excuse pour ce qui s'est passé. Mais soyons clairs. Ce débat d'aujourd'hui n'est rien d'autre qu'un exercice politique visant à jeter une ombre sur Malte. Depuis lors, outre les arrestations, Malte a modifié le système judiciaire, renforcé l'indépendance de la police et introduit des réformes qui peuvent franchement servir d'exemple à d'autres. Mais bien sûr, les faits ne signifient rien pour ceux dont l'histoire a déjà été écrite. Ce que je ne peux accepter, c'est l'hypocrisie, car si cette Assemblée ne manque pas une occasion d'inspecter Malte, elle reste silencieuse sur les 130 journalistes tués à Gaza. Parlez de Malte, alors non, peut-être parce que nous sommes jeunes. Mais par souci d'équité, parlons aussi de la façon dont ce Parlement a donné un vote de confiance à ceux qui sont aujourd'hui accusés de violence contre l'humanité. Nous ne pouvons pas dire que nous défendons la presse libre tout en restant silencieux, sinon discriminatoires à l'égard d'autres journalistes qui ont été tués dans d'autres pays, en Europe et au-delà. Ce n'est pas un problème avec Malte. C'est une question de cohérence. Si nous voulons être crédibles, cette farce doit cesser.