19
Mai
2026
Regarder
Cybersécurité et préparation de l’Union dans la perspective des systèmes d’IA avancés (débat)
Madame la Présidente, on a piraté votre vie. Regardez ce que nous, Européens, avons subi en à peine six mois. En France, le fisc s’est fait pirater vos déclarations d’impôts. L’URSSAF aussi, avec les adresses, les noms de vos enfants et de leur nourrice. Le ministère de l’intérieur aussi, avec le fichier des antécédents judiciaires de 16 millions de Français. Un adolescent de 15 ans a piraté l’État et offert 11 millions de cartes d’identité, de passeports et de permis de conduire à la criminalité. Et ici même, dans cette enceinte du Parlement européen qui prétend tout réglementer pour notre bien, les contrats de mariage, les fiches de paie et les données médicales des collaborateurs sont désormais en vente libre sur Internet. Le comble, c’est qu’il y a quelques semaines, Ursula von der Leyen présentait fièrement l’application européenne de vérification d’âge sur les réseaux sociaux; 24 heures plus tard, un simple consultant la faisait tomber. Le résultat est tragique: usurpation d’identité, comptes vidés, cambriolages. La France est devenue championne du monde d’un nouveau crime: l’enlèvement pour crypto-monnaie. Vos parents peuvent se faire séquestrer parce que vous possédez du bitcoin. Pourquoi? Parce que l’État vous a imposé de tout lui déclarer, vos noms et vos patrimoines, et il a laissé fuiter ces données. En France, c’est l’État qui donne l’adresse des victimes à leurs bourreaux. Pendant ce temps, ici, vous continuez d’exiger toujours plus de déclarations, toujours plus de contrôles. Mes chers collègues, la surréglementation numérique n’a pas seulement échoué à nous protéger, elle a chassé nos innovateurs, asphyxié nos entrepreneurs et nourri un mirage de sécurité qui nous a tous mis en danger. Aujourd’hui, l’Europe doit choisir: le contrôle ou la liberté. Nous choisissons la liberté.