11
Mars
2026
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La détention arbitraire du président Mohamed Bazoum par la junte au Niger
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues, nous voterons demain pour une résolution d'urgence qui me tient particulièrement à cœur, la demande de libération du président nigérien Mohamed Bazoum, que je présente pour la quatrième fois. Depuis le coup d'État du 26 juillet 2023, Mohamed Bazoum est détenu avec son épouse par la junte militaire qui a pris le pouvoir, privé de téléphone et totalement coupé du monde extérieur. 950 jours se sont écoulés depuis ce coup, 950 jours de détention injustifiée. Il convient de rappeler que le président Bazoum, démocratiquement élu, a été le principal partenaire des forces européennes au Sahel, contribuant à la lutte contre le terrorisme islamiste, contre le trafic d'armes, contre le trafic d'êtres humains, et à la stabilité régionale. Nous ne pouvons rester plus longtemps silencieux alors qu'un allié-clé de l'Europe est emprisonné. Quel exemple de loyauté l'Union européenne donnerait-elle à ses partenaires? Sa libération est urgente pour deux raisons majeures. Son mandat prendra fin le 2 avril 2026. Ne pas obtenir sa libération avant cette date constituerait un échec grave. Un signal clair doit être envoyé à nos partenaires et à leurs opposants. L'Europe est un allié assumant ses engagements envers ceux qui ont coopéré avec elle pour plus de sécurité et plus de liberté. Cette résolution rappelle le caractère inacceptable de la détention d'un dirigeant démocratiquement élu, partageant nos valeurs, renversé puis emprisonné par une junte militaire toujours au pouvoir aujourd'hui. Elle appelle à la libération immédiate de Mohamed Bazoum et de son épouse, au rétablissement de l'ordre constitutionnel et à l'organisation de nouvelles élections démocratiques. Depuis le coup d'État, le Niger s'enfonce dans une spirale de violence et d'insécurité. La junte militaire laisse son territoire en proie à des groupes djihadistes responsables de nombreuses attaques meurtrières, notamment contre des minorités religieuses. Nous ne pouvons nous y résigner. Je compte sur votre soutien pour cette résolution qui porte bien son nom, une résolution d'urgence.