Situation tragique à Gaza et nécessité de revenir immédiatement à une mise en œuvre intégrale de l'accord de cessez-le-feu et de libération des otages (débat)
Que le Hamas cesse de prendre comme boucliers humains les civils à Gaza, et Israël pourra cesser de bombarder les hôpitaux et les écoles! On ne pourra pas trouver de solution négociée à deux États tant que le Hamas continuera à refuser aux Gazaouis toute possibilité d’être représentés démocratiquement. Je n’ai aucune leçon à recevoir de vous, Madame, ni de groupes comme les vôtres, qui, sous prétexte d’antisionisme, sont ouvertement antisémites!
Situation tragique à Gaza et nécessité de revenir immédiatement à une mise en œuvre intégrale de l'accord de cessez-le-feu et de libération des otages (débat)
Madame la Présidente, Madame la Haute Représentante, depuis une semaine des milliers de Gazaouis manifestent pour pouvoir décider de leur avenir démocratiquement, hors du joug islamiste et terroriste du Hamas, le même qui s’est arrogé, sans élections depuis 2006, le monopole de la représentation, a fait de la mort un plan de communication et utilise des civils comme boucliers humains dans des écoles et dans des hôpitaux servant de centres d’intelligence au terrorisme. Cette tragédie se déroule avec la complicité active de l’UNRWA, agence de l’ONU infiltrée de longue date par le Hamas, qui couvre des tunnels au lieu de creuser des puits et participe à l’endoctrinement des enfants dans des manuels scolaires, au détournement de l’aide humanitaire et à la détention d’otages, collaborant ainsi avec ceux qui ont assassiné de sang froid les plus jeunes otages du monde, les bébés de la famille Bibas. Madame la Haute Représentante, j’exige, avec mon groupe du PPE – et je serai très attentive à vos réponses: premièrement, la fin du financement de l’UNRWA par l’Union européenne; deuxièmement, la libération immédiate des otages israéliens comme condition préalable à tout cessez-le-feu; troisièmement, des élections libres à Gaza, hors de l’emprise des terroristes du Hamas.
Assistance macro-financière à l'Égypte (A10-0037/2025 - Céline Imart) (vote)
Monsieur le Président, conformément à l’article 60, quatrième alinéa, du règlement intérieur du Parlement européen, je vous demande de soumettre au vote le renvoi pour démarrer les négociations interinstitutionnelles du rapport portant sur l’assistance macrofinancière à l’Égypte.
Une vision pour l'agriculture et l'alimentation (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, merci d'avoir évité l'écueil d'un «De la ferme à la table» bis. Le ton est volontariste, vous parlez de souveraineté alimentaire et vous remettez la production au cœur de la vision et la vache au milieu du champ. Toutefois, des intentions, il faut passer aux actes. Sur le terrain, les agriculteurs transpirent et il est temps que les administrations fassent transpirer dans les textes ce vrai changement de cap, qu'elles comprennent que nous avons changé de mandat et qu'elles-mêmes ont changé de commissaire, et non pas qu'elles fassent semblant d'être un peu sourdes pour ne pas abolir les textes dangereux issus du mandat antérieur: le règlement sur le transport des animaux, qui ne ferait qu'imposer aux éleveurs des contraintes insurmontables, sans aucun bénéfice économique, social ni environnemental; le cadre sur l'évaluation des forêts, qui propose une usine à gaz pour accabler nos forestiers, sans aucune garantie de résultat; le programme LIFE, qui doit cesser de financer des ONG écologistes extrémistes, qui s'acharnent à fragiliser notre agriculture sous couvert d'altruisme opaque et militant. Voilà une piste d'économie à reflécher vers les budgets agricoles. Monsieur le Commissaire, cette vision est la première pierre pour enrayer la machine infernale. Il faut maintenant remettre du bon sens au cœur des textes européens et au cœur des administrations de la Commission.
Monsieur le Président, l'intérêt géostratégique d'arrimer le Mercosur à l'Europe dans un contexte de guerre commerciale est incontestable. Mais l'enfer est pavé de bonnes intentions et nos agriculteurs goûtent déjà trop au parfum du souffre: inflation normative galopante qui, sous couvert d'écologie, les prive de facteurs de production; manque de compétitivité qui pèse sur leur santé mentale et financière; concurrence de puissances agricoles qui pensent à produire avant de penser à réglementer. Monsieur le Commissaire, que ferez-vous pour assurer la réciprocité des normes environnementales lorsque l'Argentine, comme annoncé, sortira des accords de Paris? Que ferez-vous lorsque ce funeste mécanisme de rééquilibrage menacera directement la souveraineté juridique de l'Union européenne et des États membres? Que ferez-vous pour faire avaler le coup de force démocratique lorsque vous scinderez cet accord, refusant ainsi aux parlements nationaux leur droit légitime à le ratifier? Et que ferez-vous pour nos agriculteurs européens en souffrance? Un dérisoire fonds d'indemnisation de 1 milliard d'euros pour vous acheter une bonne conscience en leur disant «Mourez tranquilles, nous vous payons pour disparaître»? Éclairez-nous donc sur votre partition avant d'écrire le requiem de nos agriculteurs tombés au front de la concurrence déloyale.
Financement par l'UE, via le programme LIFE, d'entités exerçant des activités de lobbying auprès des institutions de l'UE - besoin de transparence (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, pendant que les États-Unis partent à la conquête de Mars, l’Union européenne finance des ONG pour faire du lobbying. Cinq milliards et demi d’euros pour diffamer les agriculteurs, déjà accablés de normes déconnectées du terrain, pour attaquer nos entreprises déjà asphyxiées par les charges et obligations en tout genre, pour dénigrer notre fleuron nucléaire, pourtant décarboné et fiable. Les ONG ont un but lucratif. Elles sont devenues des professionnelles de la captation de l’argent public. Qui sont-elles? Quels sont leurs objectifs, à part dénoncer ceux qui créent, produisent et innovent sur notre sol? La Commission ne le sait pas, comme elle ne savait pas que des fonds Erasmus étaient attribués à des entités islamistes. La gauche et les Verts ne le savaient pas non plus. Eux, pourtant si prompts à dénoncer les ingérences étrangères, semblent accepter sans difficulté celles des ONG, notamment environnementales, qui sont leur bras armé et s’amusent à casser du flic dans certaines manifestations en France. J’exige urgemment des données consolidées des fonds européens attribués à toutes les ONG qui ont pour seule raison d’être la destruction de nos forces vives. Deuxièmement, une grille d’évaluation précise pour attribuer ces fonds. Enfin, si on manque d’inspiration, on pourra toujours demander conseil aux contrôleurs de la PAC de la transparence dans leurs comptes. Nous sommes tous soumis à la transparence. Ils doivent l’être aussi. L’Europe doit être une puissance au service de ses concitoyens et non un club philanthropique décérébré.
Défis auxquels les agriculteurs et travailleurs agricoles de l'UE sont confrontés: amélioration des conditions de travail, y compris le bien-être mental (débat)
Monsieur le Président, merci. Et merci à vous, Monsieur le Commissaire, d’écouter en personne ce débat sur la santé mentale dans le monde agricole, une thématique qui m’est plus que chère puisqu’elle explique la raison même de mon engagement en politique et de ma présence aujourd’hui dans cet hémicycle: me battre pour ceux avec qui j’étais, il y a moins de un an, sur les barrages; me battre pour mes frères d’armes, mes frères d’inquiétude, qui travaillent plus que toutes les autres professions – entre cinquante-cinq et soixante-dix heures par semaine –, qui gagnent moins que tous les autres – puisqu’un tiers des agriculteurs en France gagnent moins que le revenu de solidarité active –, qui se suicident plus que tous les autres – un tous les deux jours, en France –, et qui subissent l’«agribashing» permanent des «y a qu’à-faut qu’on». La question de la santé mentale est fondamentalement liée au manque de considération et de reconnaissance que subissent les agriculteurs – dans le discours des médias, notamment sur les chaînes d’information publiques, où des journalistes militants ont pignon sur rue. C’est pour porter leur voix que, chaque semaine, je quitte ma ferme et ma terre. Voulons-nous plus d’ONG? Voulons-nous plus de militants? Ou voulons-nous plus d’agriculteurs? Les associations qui s’autoproclament écologistes jettent en pâture nos agriculteurs, pourtant les plus vertueux au monde, pour faire le buzz, pour capter des subventions et pour déposer des recours juridiques sans fin. Ils sont pour cela dans ma ligne de mire. Mon action parlementaire s’articulera donc en trois points: l’obtention de budgets forts pour soutenir la production; la suppression des normes liées, notamment, au funeste pacte vert, pour revenir à une logique de confiance; le contrôle strict des financements européens dont bénéficient les ONG que j’évoquais précédemment. Ce sont là les premiers instruments de mon combat parlementaire pour améliorer la santé mentale de ceux qui veulent nourrir, et non pas mourir.
Protéger le budget de l’UE et veiller à ce que les fonds de l’UE ne profitent pas à des entités ou des personnes liées à des mouvements terroristes ou islamistes (débat)
Madame la Présidente. Monsieur le Commissaire, chers collègues, la Commission européenne envisagerait-elle de se lancer dans le mécénat envers les organisations terroristes? Ma question attend une réponse. Malgré l'opposition des groupes de gauche et de Renew à l'organisation de ce débat, malgré l'aveuglement face à l'islamisme, qui a tué près de 1 000 civils en Europe ces 50 dernières années, malgré la dérive constatée dans le déploiement des programmes Erasmus: 250 000 euros à l'université de Gaziantep dans le cadre de ce programme, alors que le recteur tenait des discours antisémites et ouvertement pro-Hamas, organisation reconnue, faut-il le rappeler, comme terroriste par l'Union européenne; près de 2 millions d'euros à l'Université de Gaza entre 2014 et 2019, malgré ses liens avérés avec le Hamas; plus de 100 000 euros à l'ONG Al Sharq Forum dans le même cadre, alors qu'elle a appelé à rendre hommage au chef du Hamas tué en 2024. Comment l'Union européenne, qui s'est construite pour la paix, qui a été touchée dans sa chair, à Paris, à Bruxelles ou encore à Madrid, peut-elle être la banquière des islamistes ou des terroristes? Comment peut-elle financer des organisations dont la terreur essaime jusque dans les rédactions de nos journaux, nos salles de concert et nos cours d'écoles? L'incurie coupable de la Commission jette le déshonneur sur la grande réussite de notre Union qu'est le programme Erasmus. Enfin, comment tolérer de tels manquements dans la protection des fonds européens dont nous devons être les garants? En effet, il ne s'agit pas de fonds abstraits sortis d'un tableur informatique, mais bien de l'argent des Européens. Il s'agit du même argent que l'on refuse à nos agriculteurs lorsqu'ils ont mal compris une réglementation ou mal complété un formulaire, du même argent que l'on devrait dépenser pour protéger nos frontières et nos populations, du même argent qui devrait permettre à notre jeunesse d'accéder au logement ou d'être mieux protégée face au fléau de la drogue. Avec mes collègues du PPE, nous attendons un mea culpa extrêmement clair et des engagements immédiats. Nous ne voulons pas de mots, nous voulons des actes. Stop au financement du crime, stop au financement de la barbarie, stop au financement du terrorisme! Monsieur le Commissaire, il est temps de remettre l'Europe à l'endroit.
Résultat du dialogue stratégique sur l'avenir de l'agriculture de l'UE (débat)
Monsieur le Président, Madame la Commissaire, chers collègues, chers agriculteurs européens, on prend les mêmes et on recommence. Vous avez eu «De la ferme à la fourchette» et vous n'en vouliez pas? Eh bien, ce n'est pas grave. Le dialogue stratégique sur l'avenir de l'agriculture est là pour reprendre le flambeau – en moins pire. Réduction assumée de l'élevage et plan social pour les éleveurs européens, verdissement accru de l'agriculture avec des objets budgétaires non identifiés, remise en cause à peine voilée des aides à l'hectare destinées pourtant à soutenir la production: voici le programme. La compétitivité en Europe est au cœur de ce nouveau mandat, mais les agriculteurs semblent ne pas y avoir droit. Leur seul cap stratégique est celui de l'entretien des paysages et de la nature. Finalement, un rôle de garde-champêtre 2.0 ou de manager du paysage. On en oublierait presque la noblesse de l'acte de produire, sacrifié sur l'autel unique de la gestion durable des écosystèmes. Les agriculteurs sont pourtant descendus dans les rues, partout en Europe, pour demander plus de considération, pour demander de la dignité pour le métier qu'ils exercent, pour demander aussi de vrais outils économiques pour leur avenir. Les progrès mentionnés, il faut les saluer et s'en réjouir, même si la répartition équitable dans la chaîne de valeur et l'accès à l'innovation sont malheureusement noyés dans une vision générale qui porte trop encore la décroissance de l'agriculture et la dépendance accrue aux importations. Je m'opposerai fermement à ce que ma famille politique du PPE et la Commission européenne participent à une politique agricole commune qui aurait pour fondement ce document. Sinon, les agriculteurs qui s'impatientent déjà auront toutes les raisons de redescendre dans la rue.