27
Nov
2024
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Législations récentes prenant pour cible les personnes LGBTQI et nécessité de protéger l’état de droit et une Union sans discrimination (débat)
Madame la Présidente, chers collègues, tout d'abord, je voudrais adresser un mot à l'extrême droite: nos enfants vont bien. Leur seul problème dans la vie, c'est votre haine. Aujourd'hui est un jour particulier pour l'Union européenne. Nous, LGBT, voyons le rempart que doit être l'Europe pour la garantie de nos droits fondamentaux être fragilisé par l'arrivée de l'extrême droite à la vice-présidence de la Commission. Nous, LGBT, savons plus que quiconque ce que signifie l'extrême droite au pouvoir, et les discours d'aujourd'hui nous l'ont encore montré. Cela signifie la remise en cause de nos familles, de la filiation de nos enfants; la stigmatisation, les violences, le recul de nos droits si durement conquis. Le néofascisme n'a pas sa place dans une Commission censée protéger nos droits. L'Agence européenne des droits fondamentaux a tiré la sonnette d'alarme cet été: les violences contre les minorités sexuelles et de genre ne font qu'augmenter en Europe. Alors je voudrais dire ici que je me battrai, pendant cinq ans, pour toutes les mères lesbiennes italiennes qui ont vu leurs droits remis en cause, pour les activistes hongrois victimes de législations anti-LGBT, pour celles et ceux qui subissent la torture des thérapies de conversion, et pour toutes les victimes de l'homophobie et de la transphobie. Nous ne baisserons pas la tête. La compromission avec l'extrême droite envoie un signal clair aujourd'hui: nos droits, nos vies ne sont pas votre priorité. Il est temps que l'Europe agisse pour nos droits.