19
Sept
2024
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La possible extradition de Paul Watson: le danger de la criminalisation des défenseurs de l’environnement et des lanceurs d'alerte, et la nécessité de leur protection dans l'Union (débat)
Monsieur le Président, c'est une première depuis 1976. La semaine dernière, un rorqual commun a été capturé, chassé, dépecé puis congelé par petits morceaux avant d'être exposé comme un trophée sur les étals d'un marché de Tokyo. Un terrifiant retour en arrière pour une espèce de baleine que l'UICN juge vulnérable. Le coupable? Le Kangei Maru. Ce nom vous rappelle quelque chose? Le 21 juillet dernier, Paul Watson a été arrêté au Groenland justement parce que lui et son équipage s'apprêtaient à stopper la route de ce navire-usine japonais destiné à commettre le massacre que nous contemplons désormais impuissants. Voilà les conséquences de l'arrestation de Paul Watson, voulue par le Japon et exécutée par le Danemark. Oui, le Danemark a joué un rôle actif dans ce guet-apens. De l'aveu de son ministre de la Justice, c'est bien la police des Îles Féroé qui a alerté le Groenland de l'escale de Paul Watson. Les Îles Féroé et le Danemark ne supportent visiblement pas que Sea Shepherd s'oppose aux massacres de dauphins qui y sont commis chaque année. Et les voilà unis par un lien de sang avec le Japon pour mener une opération de vengeance politique et faire taire à tout jamais un infatigable défenseur du vivant. Que le gouvernement danois l'entende bien: les écologistes du monde entier vous regardent, et ils ne vous pardonneront jamais de jeter l'un des leurs en pâture à un pays qui ne respecte pas les droits de l'homme. Nous ne défendons pas seulement Paul Watson, mais aussi, à travers lui, l'ensemble des activistes écologistes menacés, réprimés, criminalisés en Europe et dans le monde. Les soulèvements de la mer ont commencé et ils ne sont pas près de s'arrêter. Contre les ravages de la pêche industrielle et les pratiques de chasse cruelles, pour la biodiversité marine, pour l'océan, free Paul Watson!