15
Juin
2026
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Interventions d'une minute sur des questions politiques importantes
If you want. Trump prend la Coupe du monde en otage, la FIFA nous vole le sport populaire. La Coupe du monde de football masculin, organisée en partie par les États-Unis, est un modèle du genre dans la complaisance du «sport business» avec les régimes autoritaires. C’est la Coupe du monde du racisme et de l’impérialisme: l’arbitre somalien Artan s’est vu refuser son visa par les États-Unis; plusieurs équipes comme le Sénégal ont été fouillées au corps directement sur le tarmac des aéroports; l’équipe d’Iran a interdiction de dormir sur le sol états-unien et doit faire des allers-retours tous les jours. C’est aussi la Coupe du monde du sexisme: sur 150 journalistes accrédités, seulement 10 femmes et 0 commentatrice. C’est encore la Coupe du monde de l’aberration écologique: 9 millions de tonnes d’émissions de CO2, soit deux fois plus que l’édition de 2022 au Qatar. Bref, c’est la Coupe du monde de l’hypocrisie internationale, quand les États jurent que le football n’est pas politique, mais que la FIFA remet le «prix de la paix» à Trump, et que l’Union européenne se tait. Le sport, c’est l’unité du peuple, c’est le rassemblement, le partage, la fête. La FIFA, c’est la vampirisation de la joie populaire. Nous devons changer de modèle et, ainsi, comme le disait Sócrates, «gagner ou perdre, mais toujours en démocratie».