21
Oct
2025
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Budget général de l'Union européenne pour l'exercice 2026 – toutes sections (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues, je voudrais d'abord féliciter les rapporteurs de ce projet de budget 2026, Andrzej Halicki pour le PPE, Matjaž Nemec pour le groupe S&D, ainsi que tous les rapporteurs fictifs qui sont là et qui ont œuvré à ce texte. Quel contraste avec le long cortège des reculs sur le pacte vert qui émaillent encore la semaine! Qu'il s'agisse de la lutte contre la déforestation, de la responsabilité sociale et environnementale des entreprises ou encore du devoir de vigilance, l'Europe se dissout dans la compromission et elle se renforce dans le compromis. C'est grâce à ce dialogue entre les Verts, Renew, S&D et le PPE, n'en déplaise à l'extrême droite, que nous avons pu aboutir à un projet de budget pour 2026 gagnant-gagnant. C'est un bon équilibre qu'il faut préserver. Mais soyons lucides, nous faisons ce que nous pouvons, mais nous ne faisons pas ce que nous devrions faire, car nous nous heurtons au plafond de verre du 1 % du PNB qui s'impose à nous comme un plafond de dépenses annuelles. À cause de ce plafond, pas plus tard que la semaine dernière, nous avons dû nous résoudre, en trilogue, à doter le Fonds européen pour les industries de défense d'un montant dérisoire de 1,5 milliard d'euros. Ce n'est pas avec cela que l'on va convaincre Poutine de renoncer à son entreprise meurtrière. Les années qui viennent seront celles d'un besoin d'investissements immense pour la transition énergétique, pour la souveraineté économique et pour la défense européenne. C'est la raison pour laquelle nous ne pouvons pas repartir, Monsieur le Commissaire, avec un nouveau CFP qui serait soumis au même carcan que le précédent. Briser le plafond de verre, nous avons su le faire: ce fut NextGeneration EU, ce grand emprunt commun pour traverser sans effondrement la pandémie de COVID. Nous devons le refaire. L'heure n'est plus à gérer la pénurie avec cette proposition de CFP de la Commission, que nous rejetons, d'un budget limité une nouvelle fois à 1 % du PNB ou à peine plus. Non, l'heure est à nous donner les moyens – et je termine, Monsieur le Président –, par de nouvelles ressources propres et par l'emprunt commun, de nous faire les architectes d'un monde plus juste, plus sûr et plus durable.