Propositions récentes pour lutter contre la pauvreté dans l’Union (débat)
Je vais vous répondre simplement: laissez-nous les manettes des responsabilités et vous nous verrez à l’œuvre. Nous redresserons la barre et nous permettrons justement au peuple européen, et notamment, en tant que Français, au peuple français, d’avoir de l’oxygène et de pouvoir vivre décemment.
Propositions récentes pour lutter contre la pauvreté dans l’Union (débat)
Madame la Présidente, Madame la Commissaire, vous prétendez aujourd’hui lutter contre la pauvreté en Europe. Mais comment ne pas voir que ce sont précisément les politiques menées par l’Union européenne depuis des années qui ont appauvri nos peuples? Vos traités de libre-échange ont désindustrialisé nos pays, détruit des milliers d’emplois et mis nos travailleurs en concurrence avec le monde entier. Votre pacte vert a ensuite aggravé cette situation en imposant à nos entreprises des contraintes toujours plus lourdes, pendant que des puissances étrangères produisent moins cher, sans respecter aucune des règles que vous imposez aux Européens. Et comme si cela ne suffisait pas, votre politique migratoire organise une pression permanente sur les salaires et fragilise les travailleurs les plus modestes. Voilà la réalité de votre modèle. Vous parlez de lutte contre la pauvreté, mais vous refusez de voir que le travail lui-même ne protège plus de la précarité. La pauvreté ne se combat pas avec davantage de bureaucratie ou de communication. Elle se combat en protégeant nos frontières, nos emplois et nos industries. Car les peuples européens n’ont pas besoin d’une union qui les fragilise davantage; ils ont besoin d’une Europe des nations qui les protège enfin.
Drones et nouveaux systèmes de guerre – nécessité pour l’Union de s’adapter pour être prête à relever les défis actuels en matière de sécurité (débat)
Monsieur le Président, chers collègues, la guerre en Ukraine a tranché le débat. Les drones sont devenus un outil central des conflits modernes – peu coûteux, massifs, décisifs. Mais ce constat ne doit pas servir de prétexte pour ressusciter une illusion: celle d’une défense européenne. Nous y sommes opposés. La défense relève des nations, de leur armée, de leur souveraineté. En revanche, il est indispensable d’investir dans la recherche et la production de drones: pour nos armées nationales, pour la protection de nos frontières, pour la sécurité de nos infrastructures. Aujourd’hui, l’Europe dépend de puissances étrangères pour des technologies militaires essentielles. C’est une vulnérabilité stratégique majeure. La réponse n’est pas la centralisation bruxelloise, mais la réindustrialisation, le soutien aux PME, la préférence européenne dans les achats et la fin des normes qui étouffent notre industrie. La souveraineté ne se délègue pas: elle se construit et elle se défend.
Condamnation de l’attaque terroriste ayant ciblé les célébrations de Hanouka à Sydney et solidarité avec les victimes et leurs familles (débat)
Monsieur le Président, chers collègues, partout en Occident, les célébrations religieuses et les fêtes de Noël se tiennent désormais derrière des blocs de béton et sous protection militaire. Ce qui ne devrait jamais être nécessaire s‘impose aujourd‘hui comme une norme. À Sydney, lors des célébrations de Hanouka, une attaque islamiste a fait seize morts, dont un ressortissant français, et de nombreux blessés. J‘adresse notre solidarité aux victimes et à leurs familles, et je salue le courage des citoyens australiens qui ont stoppé les assaillants. Ces actes ne sont pas des faits isolés, malheureusement: ils s‘inscrivent dans une idéologie, l‘islamisme, qui prêche la haine et la violence et qui vise nos concitoyens. Avant même que les victimes de Sydney ne soient enterrées, un projet d‘attentat contre un marché de Noël était déjoué en Allemagne. La compassion ne suffit plus. Il faut de la fermeté: expulser les criminels étrangers, déchoir les terroristes de leur nationalité lorsque cela est possible et appliquer de réelles peines. Protéger nos peuples et nos libertés est un devoir.
Manifestations d’éleveurs à la suite de l’apparition d’un foyer de dermatose nodulaire contagieuse en France: implications de l’approche de l’UE en matière sanitaire et de santé animale (débat)
Madame la Présidente, aujourd’hui, grâce à Jordan Bardella, ce Parlement débat enfin de la dermatose nodulaire contagieuse. Je viens d’Occitanie, d’une ruralité en colère et en détresse. Jeudi dernier, aux Bordes-sur-Arise, en Ariège, j’étais seul parlementaire aux côtés des éleveurs, face aux gendarmes mobiles, aux drones, à un hélicoptère, aux gaz lacrymogènes, pour empêcher l’exécution de près de 200 vaches. Quand un pouvoir en vient à envoyer ceux qui nous protègent affronter ceux qui nous nourrissent, ce n’est plus une gestion de crise, c’est une impasse humaine et politique. Ce soir encore, la ministre française de l’agriculture était à Toulouse. Les agriculteurs en sont ressortis avec un sentiment clair: elle est restée sourde. Le message du terrain est sans appel: c’est une catastrophe, le mouvement va s’amplifier. Dès la semaine dernière, ils ont pris leurs responsabilités: unité syndicale, propositions concrètes, solutions crédibles. Je soutiens aujourd’hui une solution claire en quatre points: quarantaines, vaccination, refus de l’abattage intégral, désinsectisation. Cessons l’hypocrisie: il faut protéger la santé animale, oui; sacrifier des exploitations, des familles et des territoires ruraux, non! Car sans agriculteurs il n’y a ni souveraineté alimentaire ni avenir.
Élevage d’animaux à fourrure et mise sur le marché de produits en fourrure provenant d’animaux d’élevage (débat)
Madame la Présidente, chers collègues, nous débattons aujourd'hui d'une possible interdiction européenne de l'élevage d'animaux à fourrure et des produits issus de ces élevages. C'est un sujet sensible et personne ici ne conteste l'importance du bien-être animal. Mais il faut des mesures réellement efficaces. Premièrement, ne pas confondre interdiction et progrès. Les élevages européens sont soumis à des règles strictes et contrôlés. Les fermer ne ferait pas disparaître la demande, cela la déplacerait simplement vers des pays où les conditions d'élevage sont largement inférieures aux standards européens. Ce serait un contresens: on ne réduit pas la souffrance animale en délocalisant la production hors de l'Union. Surtout, nous ne pouvons pas prétendre améliorer la situation mondiale en affaiblissant les seuls acteurs qui respectent déjà les normes les plus exigeantes. Deuxièmement, la cohérence économique. Interdire une filière chez nous tout en continuant d'importer des produits fabriqués dans des conditions inacceptables mettrait encore une fois nos producteurs en situation de concurrence déloyale. L'Union ne peut pas se contenter d'imposer des normes internes sans appliquer les mêmes exigences aux frontières. La voie raisonnable existe: harmoniser vers le haut les standards à l'importation, renforcer les contrôles et accompagner nos filières pour qu'elles restent exemplaires et compétitives. L'étiquetage, la traçabilité et la transparence valent mieux que les interdictions. Le bien-être animal mérite mieux que des symboles. Il mérite des décisions cohérentes qui protègent à la fois nos standards et nos producteurs.
Mettre fin aux changements d’heure saisonniers (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, chers collègues, deux fois par an, les Français, comme des millions d'Européens, avancent ou reculent leur montre. Deux fois par an, on nous impose une mesure que personne ne comprend et que tout le monde rejette. Voilà, à mes yeux, l'illustration parfaite de ce qu'est devenue l'Union européenne, une machine technocratique sourde aux peuples, obsédée par des décisions absurdes, inutiles et toujours décidées d'en haut. Le changement d'heure, c'est le symbole d'une Europe déconnectée, une Europe qui dérègle les horloges comme elle dérègle les nations. Rappelez-vous, en 2018 la Commission européenne avait promis de mettre fin à ce système après une grande consultation. Près de 5 millions d'Européens avaient répondu et une immense majorité demandait la suppression du changement d'heure. Et que s'est-il passé depuis? Rien. Rien, sinon de nouvelles discussions sans fin, de nouveaux reports, de nouvelles excuses bureaucratiques. C'est toujours la même histoire. Bruxelles écoute, consulte, débat, mais ne décide jamais dans le sens des peuples. Et pendant ce temps, les Français, les Européens continuent de subir. Troubles du sommeil, fatigue, effets sur la santé, désorganisation des rythmes de travail et de vie. Tout ça pour quoi? Pour une prétendue économie d'énergie qui n'existe plus depuis longtemps. Pire encore, on en arrive à des situations ridicules, des enfants qu'on réveille en pleine nuit pour aller à l'école dans le noir, des travailleurs qui partent au boulot avant le lever du jour. Des journées décalées artificiellement. Quelle absurdité! Alors oui, le changement d'heure peut sembler un petit sujet, mais il dit beaucoup. Il dit l'incapacité de cette Union européenne à se réformer. Il dit le mépris avec lequel elle traite les citoyens. Il dit cette gouvernance lointaine, technocratique, qui impose sans écouter. La politique, c'est l'art de la répétition. Alors, nous le répéterons autant de fois que nécessaire. Les peuples européens veulent reprendre la main. Ils veulent une Europe des nations libres, respectueuse des choix de chacun. Pas une Europe qui uniformise, qui infantilise, qui déracine. Si la Commission européenne veut enfin prouver qu'elle peut entendre la voix des peuples, qu'elle le montre par un acte concret, qu'elle renonce au changement d'heure et qu'elle laisse enfin aux nations le droit de régler leurs propres horloges.
Les attaques continues contre les institutions démocratiques et l'état de droit en Bulgarie (débat d'actualité)
Madame la Présidente, chers collègues, il y a quelque chose de profondément ironique à voir aujourd'hui le groupe Renew, fondé par Emmanuel Macron, prétendre donner des leçons d'état de droit et de démocratie à la Bulgarie. Car enfin, qui, en France, concentre le pouvoir entre quelques mains? Qui contourne la volonté populaire? Qui gouverne dans le mépris du peuple? Eh bien c'est le même Emmanuel Macron. Et voilà que ses représentants, ici à Strasbourg, s'érigent en gardiens de la morale démocratique, tout en soutenant un système européen qui piétine les votes des nations quand ils ne vont pas dans le bon sens. Nous, les patriotes pour l'Europe, avec Jordan Bardella, nous affirmons que la véritable démocratie ne se décrète pas depuis les couloirs de la Commission européenne. Elle s'enracine dans la souveraineté des peuples et dans le respect de leurs choix. L'Europe ne se sauvera pas contre les nations, mais avec elles. Voilà le sens de notre combat: défendre une Europe des peuples libres, fidèle à ses racines, à ses voix et à la dignité démocratique de chacun de ses États.
Risques pour la santé publique dans une Europe touchée par le réchauffement climatique: la lutte contre la propagation des maladies transmises par les moustiques et les tiques (vote)
Madame la Présidente, Madame la Commissaire, chers collègues, l’Europe découvre aujourd’hui qu’elle n’est plus protégée. Des maladies venues d’ailleurs se propagent, portées par des moustiques et des tiques, que la mondialisation sans frontières que vous avez créée a fait venir. En France, en Italie, au Portugal, en Roumanie, chaque été devient un calvaire: les habitants se barricadent, les touristes fuient et les maladies avancent. Voilà le vrai visage d’une Europe ouverte à tout, sauf à la protection de ses peuples. Et que fait Bruxelles? Des études, des rapports, des programmes pilotes. Pendant ce temps, les infections explosent et les Européens les plus modestes restent sans défense. Nous demandons donc une vraie stratégie de lutte antivectorielle et d’éradication des espèces invasives dans tous nos territoires et les zones touchées. Protéger nos peuples, nos terres et nos écosystèmes: c’est cela, la vraie écologie.
L'avenir automobile de l'Europe - annulation de l'interdiction de vente des véhicules à combustion dans l'UE (débat d'actualité)
Monsieur le Président, chers collègues, l’Union européenne s’apprête à renier l’un de ses plus grands succès industriels: l’automobile. L’interdiction des moteurs thermiques en 2035 n’est pas un progrès, c’est une folie stratégique. Sous prétexte d’écologie, vous fragilisez nos constructeurs, vous détruisez des centaines de milliers d’emplois et vous livrez nos marchés à la Chine, plus grand pollueur mondial. Voilà la réalité. Partout sur le terrain, ouvriers, ingénieurs, entrepreneurs le disent, le calendrier von der Leyen est irréaliste. Les coûts explosent, les infrastructures ne suivent pas. Cette transition brutale n’est plus une ambition écologique, c’est une punition sociale. Elle frappe les classes populaires et rurales, celles qui ont besoin de leur voiture pour vivre et travailler, pendant que Bruxelles sacrifie notre compétitivité sur l’autel de l’idéologie. Nous, les patriotes pour l’Europe, avec Jordan Bardella, nous proposons un autre chemin, celui de la liberté technologique, des biocarburants, de l’hydrogène et de l’innovation. L’avenir de l’automobile européenne doit se bâtir avec nos nations et nos travailleurs, et non contre eux.
Une réponse unie aux récentes violations par la Russie de l'espace aérien et d'infrastructures critiques d'États membres de l'UE (débat)
Madame, l’ensemble des dirigeants européens et du monde doivent se réunir pour s’engager dans la désescalade et empêcher la guerre. Car ce ne sont pas les personnes assises sur ces bancs, dans ces salons feutrés, qui iront sur le terrain prendre des balles. Ce sont nos enfants, les enfants de France, d’Italie et de toute l’Europe, qui iront sur le terrain et prendront des balles dans le buffet, contrairement à vous. Nous devons tout faire pour préserver la paix et, surtout, nous engager sur la voie de la désescalade.
Une réponse unie aux récentes violations par la Russie de l'espace aérien et d'infrastructures critiques d'États membres de l'UE (débat)
Madame la Présidente, madame von der Leyen, chers collègues, les récentes intrusions de drones russes dans l’espace européen doivent nous alerter, mais elles ne doivent pas nous précipiter dans une logique d’escalade. Pendant que Bruxelles s’agite et rêve d’une Europe de la défense, elle est incapable de protéger nos frontières et d’empêcher plus de 380 000 entrées illégales en une seule année. Mon pays, la France, sait que la paix se construit par la raison, le dialogue et l’indépendance. Aujourd’hui, l’Union européenne est devenue un jouet dont les grandes puissances mondiales s’amusent. Un pantin qui s’agite sans direction, sans stratégie, sans profondeur. La vraie autonomie stratégique ne se décrète pas à Bruxelles. Elle se forge à Paris, à Rome, à Budapest, à Vienne, à Helsinki, dans le respect de la souveraineté des nations libres. Madame von der Leyen, nous ne voulons pas de la guerre et nous refusons d’être entraînés dans un engrenage dangereux. Car ce ne sont pas les commissaires européens ni les technocrates de Bruxelles qui iront sur le front; ce sont les peuples, les petites gens, nos enfants et ceux de nos villages qui paieront de leur sang les conséquences de vos décisions. Notre devoir n’est pas de les exposer à l’irréparable, mais de les protéger et de préserver la paix. Cela doit être notre seule boussole.
Madame la Présidente, chers collègues, l'attribution des fonds européens est aujourd'hui un véritable scandale. La France contribue massivement au budget de l'Union et pourtant nos territoires sont trop souvent oubliés. Chez moi, en Occitanie, la réalité est simple. Les infrastructures de transport se dégradent. Nos zones rurales restent enclavées. L'eau manque chaque année un peu plus et, chaque été, nos campagnes brûlent, tandis que nos pompiers manquent de moyens pour protéger les habitants. Voilà la vraie vie de nos concitoyens. Dans ce contexte, on nous présente le Fonds pour une transition juste comme un outil de justice sociale. Mais la réalité est tout autre. Ce fonds, financé par les Européens eux-mêmes, est noyé sous la complexité administrative. Résultat: les collectivités locales, les agriculteurs et les associations se retrouvent face à une jungle de procédures. L'aide arrive trop tard ou n'arrive jamais. Il y a plus grave encore. Ce fonds n'a pas pour objectif de répondre aux besoins urgents des Européens. Il sert avant tout à accompagner une transition écologique imposée, qui détruit nos industries, qui sacrifie nos emplois et qui plonge nos territoires dans la précarité. Bruxelles trouve toujours des milliards pour financer des projets pharaoniques à l'autre bout du monde, pendant que nos paysans, nos pêcheurs, nos ouvriers luttent pour survivre. Notre position est claire: l'argent des Européens doit rester en Europe. Il doit servir nos nations, nos régions, nos travailleurs, nos agriculteurs, et non financer une transition écologique punitive ni arroser des projets extérieurs. C'est une question de justice. C'est une question de bon sens. Il est temps de bâtir une Europe au service de ses peuples et non une Europe au service du reste du monde.
L'union de la préparation dans la perspective de la prochaine saison des feux de forêt et des sécheresses (débat)
Monsieur Pellerin-Carlin, nous ne rentrerons jamais dans vos délires écologistes, qui tuent nos territoires. Les premiers écologistes sont les agriculteurs, et nous, contrairement à vous, nous les défendons, et, face aux feux de forêt, les viticulteurs sont les premiers défenseurs.
L'union de la préparation dans la perspective de la prochaine saison des feux de forêt et des sécheresses (débat)
Monsieur Allione, effectivement, je connais votre combat et votre soutien aux pompiers. Vous-même, vous avez été pompier dans votre carrière, et ce combat est fort et remarquable. Mais, vous le savez aussi bien que moi: vous êtes ici, dans cet hémicycle, le représentant d'Emmanuel Macron. Vous savez aussi bien que moi que le parc est vieillissant et qu'il y a trente ans de retard en France. Aujourd'hui, les pompiers sont en première ligne et ils ont besoin de moyens, ils ont besoin d'un investissement fort – chose que vous n'avez pas su faire depuis maintenant de nombreuses années. Donc, quand nous en arriverons à devoir, nous, prendre ce type de responsabilités, croyez bien qu'avec Marine Le Pen nous donnerons des moyens aux pompiers.
L'union de la préparation dans la perspective de la prochaine saison des feux de forêt et des sécheresses (débat)
Madame la Présidente, comme chaque été, l’Europe du Sud et le sud de la France s’embrasent. Et comme chaque été, l’État français, pourtant obnubilé par la question du réchauffement climatique, est dépassé. Chez moi, en Occitanie, en une semaine, 4 000 hectares sont partis en fumée dans l’Aude, malgré le courage héroïque de nos pompiers. À Marseille, c’est la même tragédie. Et que fait le gouvernement français? Il constate, il promet, mais il n’agit pas. Nos moyens aériens, autrefois puissants, sont de nos jours dramatiquement insuffisants. L’an dernier, nous n’avions que deux Canadair disponibles en pleine saison, faute d’entretien. D’ailleurs, notre flotte est vieillissante et la promesse d’Emmanuel Macron de la renouveler est déjà enterrée, avec seulement deux avions supplémentaires – au mieux – d’ici à 2028. Pis encore, la France a refusé un financement européen pour des hélicoptères bombardiers d’eau, qu’elle loue désormais à prix fort. Pendant ce temps, le voyage en absurdie continue. On subventionne l’arrachage des vignes, qui sont de véritables pare-feu naturels, pour laisser place à des friches inflammables. On bloque des aménagements hydrauliques au nom d’un écologisme dogmatique alors que les territoires brûlent. Alors non, le feu n’est pas une fatalité. C’est une faute, une faute d’État.
Interventions d'une minute sur des questions politiques importantes
Madame la Présidente, chers collègues, dans nos montagnes, les éleveurs n’en peuvent plus. Ours, loups, vautours: les prédateurs se multiplient, et l’Union européenne détourne le regard. Elle finance la prédation et laisse mourir le pastoralisme. Cet après-midi, dans les Pyrénées, deux veaux ont été dévorés vivants par des vautours sous les yeux de leur éleveur, et pendant ce temps les ours prolifèrent (83 adultes, 16 oursons cette année), et les loups colonisent le sud-ouest de la France. Résultat: des centaines de bêtes massacrées, des éleveurs traumatisés, des enfants qu’on ne laisse plus sortir seuls. Certains osent parler de stabilisation des attaques. La vérité, c’est que la fièvre catarrhale a tué des milliers de bêtes. Il y avait moins d’animaux attaqués: voilà l’explication. Nous demandons à la Commission de réviser les statuts de protection de ces prédateurs, d’autoriser des effarouchements encadrés, de financer des indemnisations rapides, y compris un soutien psychologique, et de reconnaître le pastoralisme comme un patrimoine européen vivant. Le Rassemblement national et le groupe Patriotes pour l’Europe se battront toujours pour nos paysans, nos montagnes et notre identité rurale. Ce sont eux les vrais écologistes!
Derniers développements concernant la révision des règlements relatifs aux droits des passagers aériens et à la responsabilité des compagnies aériennes (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, chers collègues, une fois encore, la Commission européenne agite des promesses pour masquer ses échecs et nous imposer de nouvelles normes. Elle nous parle de révision des droits des passagers, mais, comme toujours, elle oublie l'essentiel: protéger les citoyens européens face aux abus d'un système libéralisé à outrance. Le ciel unique européen a échoué. L'ouverture incontrôlée du marché a conduit à l'abandon des passagers, entassés comme du bétail dans des avions à bas coûts, traités sans respect, sans recours efficace en cas de retard ou d'annulation. Pendant ce temps, la Commission continue de favoriser les intérêts des grandes compagnies au détriment des compagnies nationales et des usagers. Soyons clairs: cette réforme cache en réalité une nouvelle étape de la dérégulation orchestrée sous couvert de rationalisation. Avec le groupe des Patriotes pour l'Europe et Jordan Bardella, nous refusons cette Europe du mépris technocratique. Nous défendons une Europe des nations qui protège. Nous exigeons une protection réelle des voyageurs, la fin de l'impunité pour les compagnies aériennes fautives et le soutien à nos compagnies nationales. Voyager ne doit plus être synonyme d'humiliation, mais de liberté, de respect et de dignité.
Conditions-cadres de l'UE pour des services de transport public compétitifs, efficaces et durables à tous les niveaux (débat)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, chers collègues, cela fait des années que la Commission européenne nous promet un avenir radieux pour les transports publics. Mais pour nos concitoyens, notamment en France, la réalité, c'est l'abandon. Dans les métropoles, les projets prennent un retard chronique. Et dans nos campagnes, rien. Dix millions de Français n'ont pas accès aux transports en commun. Les Français des zones rurales n'ont d'autre choix que de prendre leur voiture, payer plus cher pendant que Bruxelles subventionne des lubies écologistes hors sol. Et parlons-en des écologistes radicaux. Ce ne sont pas de simples militants qui tentent de bloquer des projets comme l'A69 chez moi en Occitanie, ce sont des extrémistes qui sabotent des voies ferrées, attaquent des chantiers à coups de cocktails Molotov et mettent en danger des vies humaines. Et ici, dans cet hémicycle, on se tait par lâcheté ou par complicité. La vérité, c'est que la Commission ne défend pas le bien commun. Elle obéit à une minorité militante et radicale. Nous, au Rassemblement national, avec Jordan Bardella au sein du groupe Patriotes pour l'Europe, nous voulons des transports publics modernes, accessibles partout pour tous, que vous soyez travailleur, étudiant ou retraité. Et surtout, nous refusons l'écologie punitive, les logiques libérales déconnectées et la violence extrémiste.
Neuvième rapport sur la cohésion économique et sociale (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire Fitto, chers collègues, ce neuvième rapport sur la cohésion économique et sociale ne peut passer sous silence l'une des urgences vitales pour nos territoires: l'eau. En France, chez moi, en Occitanie, comme dans tant d'autres régions européennes, les sols s'assèchent, les nappes s'épuisent et les conflits d'usage se multiplient. L'agriculture est menacée, la santé publique est fragilisée et nos villages perdent leur souffle, car, oui, l'eau, c'est la vie. Cependant, au lieu d'aider les peuples à faire face à cela, les technocrates imposent une vision centralisée, hors sol et obnubilés par le réchauffement climatique. À chaque urgence concrète, ils répondent par des rapports abstraits. Ils freinent les retenues d'eau, ils entravent les initiatives locales et ils accablent ceux qui nourrissent nos nations, nos paysans. Cela n'est pas notre Europe. L'Europe que nous voulons, c'est l'Europe des peuples, celle qui défend les nations – les nations gardant la maîtrise de leurs ressources – et où les décisions sont prises au plus près du terrain et non imposées par une bureaucratie lointaine et idéologique. L'heure est venue de redonner aux nations leur souveraineté hydraulique, de protéger l'eau comme un bien commun, nécessaire au développement urbain et touristique, indispensable à notre agriculture, à notre industrie et à nos territoires. Sans eau, il n'y aura ni renaissance rurale, ni cohésion, ni avenir pour nos enfants.
Création d'une journée européenne des justes (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues, c’est non sans émotion que je prends la parole pour évoquer la mémoire des Justes, ces hommes et ces femmes qui, au péril de leur vie, ont sauvé d’innombrables innocents de la barbarie nazie. Lors de son récent déplacement en Israël, notre président de groupe, Jordan Bardella, a pu honorer leur souvenir, notamment au mémorial de Yad Vashem, et réaffirmer l’importance de préserver leur mémoire, pilier de notre identité. Il importe plus que jamais de remettre à l’honneur ces milliers de Français et d’Européens qui sauvèrent des juifs et des résistants de la mort certaine qui les attendaient. S’il me fallait évoquer une figure parmi les Justes, au-delà de la commune de Moissac, en France, qui me tient personnellement à cœur, je rendrais hommage à Rolande Birgy, surnommée «Béret bleu», militante historique du Front national en France. Enfin, je déplore que ce Parlement se réunisse en séance plénière à Strasbourg le 8 mai 2025, méprisant ainsi la mémoire de celles et de ceux qui ont donné leur vie pour que l’Europe et la France soient libres. Pour ma part, je ne siégerai pas ici le 8 mai. Je serai au pied de nos monuments aux morts honorant la mémoire de ceux qui ont combattu pour notre liberté face à l’Allemagne nazie. Ce qu’ils ont fait nous oblige. Honorons les Justes. Oui, en France, nous le faisons, le 21 juillet. Mais cessons d’ignorer et de piétiner notre propre histoire.
L'importance des infrastructures de transport transeuropéennes en temps de stagnation de la croissance économique et de menaces majeures pour la sécurité de l'Europe (débat)
Monsieur le Président, chers collègues, une fois encore, la Commission et le Conseil redécouvrent l'importance des infrastructures, mais toujours dans l'urgence. Pendant des années, vous les avez sacrifiées au nom du libre-échange et de l'idéologie écologiste. Résultat: une Europe vulnérable, désindustrialisée, incapable de sécuriser ses chaînes logistiques. Pendant que nos routes se dégradent et que nos lignes ferment, vous financez des corridors hors sol à des milliards, dictés par Bruxelles et ses technocrates. Prenons un exemple concret: la ligne Toulouse-Auch, en Occitanie, devrait être modernisée d'urgence, mais Bruxelles l'ignore, préférant investir dans des liaisons transbaltiques déconnectées des réalités du terrain. Avec les Patriotes pour l'Europe et Jordan Bardella, nous exigeons des actes: priorité aux infrastructures stratégiques nationales, soutien aux territoires oubliés, relocalisation de l'économie réelle. L'Europe doit cesser de mépriser les peuples et redevenir un outil au service des nations. Et puisque nous parlons de démocratie, j'apporte tout mon soutien à Marine Le Pen, injustement visée en France.
Allègement des formalités et simplification des affaires dans l'Union: les premières propositions "omnibus" (débat)
Madame la Présidente, la Commission européenne nous présente aujourd’hui ses premières propositions «omnibus» pour réduire les formalités administratives et simplifier la vie des entreprises. Cependant, les chefs d’entreprise français attendent bien plus qu’un simple toilettage réglementaire. En France, nos artisans, nos agriculteurs et nos industriels sont submergés par une avalanche de normes et de contraintes bureaucratiques. En cinq ans, 850 nouvelles obligations européennes ont été imposées, représentant près de 5 000 pages de réglementation supplémentaires. Résultat: des délais interminables pour obtenir un simple permis de construire, des démarches absurdes pour accéder aux aides publiques et des TPE/PME pénalisées face aux grandes entreprises, qui, elles, disposent d’une armée de juristes pour naviguer dans ce labyrinthe administratif. Un exemple frappant: nos agriculteurs croulent sous les exigences de la PAC, pendant que leurs concurrents extra-européens bénéficient de règles plus souples. Nos PME industrielles, notamment dans l’automobile, voient leur compétitivité affaiblie par des surtranspositions absurdes. Nous proposons une révolution administrative, passant par une pause réglementaire, la suppression des surtranspositions nationales et un droit de dérogation pour les États membres. Il est temps de libérer nos entreprises de cette asphyxie bureaucratique et de redonner à nos économies les moyens de croître et d’innover.
Lutte contre la désertification: 16e session de la Conférence des parties (COP16) de la Convention des Nations unies (débat)
Monsieur le Président, la COP16 a été, sans aucun doute, la plus grande réunion d'États à ce jour sur le sujet de la désertification. Elle se tenait à Riyad, ce qui a permis aux participants de constater à quel point ce problème bouleverse des puissances régionales qui reposaient autrefois sur l'agriculture, comme l'Éthiopie ou l'Égypte. Ce véritable fléau est aujourd'hui à nos portes. On l'observe déjà en Grèce, en Italie, mais aussi dans ma région au sud de la France, en Occitanie, où l'eau courante des habitants est désormais rationnée en été, lors des canicules, où les agriculteurs ne peuvent pas toujours arroser leurs cultures et où les feux de forêt se font de plus en plus fréquents. Aujourd'hui, le temps n'est plus aux belles intentions et aux fausses promesses, mais au changement. Les Européens touchés par l'artificialisation des sols et la sécheresse méritent mieux que les ânonnements suffisants de ceux qui se tiennent dans des tours de verre et de béton. Pour répondre à ce défi, il faut privilégier les circuits courts, réduire le libre-échange débridé qui pollue notre air et nos océans et se tourner vers l'innovation et la recherche, à l'image des pays du Golfe. Ne restons pas spectateurs, soyons les acteurs de notre salut avant qu'il ne soit trop tard.