Révision du système d’échange de quotas d’émission afin de soutenir la compétitivité européenne (débat d'actualité)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, oui, l'UE doit se décarboner, mais s'il vous plaît, ne la laissez pas devenir une désindustrialisation, avec des secteurs et des emplois qui disparaissent. Je préconise un certain sens de la réalité. Le monde a changé, le contexte géopolitique a changé. Parlez à nos entreprises et vous entendrez les signaux. Je pense à la guerre d'agression menée par la Russie, qui a fait grimper les prix de l'énergie. Je pense à la concurrence entre les États-Unis et la Chine, dont nous supportons les conséquences. Notre industrie souffre parce que ce système risque de devenir inabordable. Je suis favorable à ce qui suit: premièrement, réexaminer le prix des quotas; deuxièmement, mettre fin à la suppression rapide des certificats gratuits; Enfin, laissez l'argent revenir à l'industrie équitablement. Permettez-moi de vous donner un exemple: Avec nous en Flandre, d'où je viens, 600 millions d'euros dans le cadre du système actuel ne seront pas suffisamment reversés en 2030 pour donner à nos entreprises la possibilité de faire la transition.
Effets commerciaux négatifs de la surcapacité mondiale sur le marché de l'acier de l'Union (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, l'acier européen n'est pas seulement une matière première. C'est l'épine dorsale de notre industrie européenne. Si nous perdons notre industrie sidérurgique, nous perdons le contrôle de notre avenir. Les nouvelles mesures de protection constituent donc une étape importante pour lutter contre la concurrence déloyale, souvent de la part de la Chine, qui sape notre industrie par le dumping et les aides d'État massives. Ce n'est qu'un premier pas pour nous. Il convient de protéger l'ensemble de la chaîne de valeur de l'acier. Il s'agit également des nombreux producteurs de transformation, souvent petits, qui transforment l'acier en produits de haute qualité et créent des emplois. Ils ne devraient pas devenir les victimes involontaires des mesures. Des coûts excessifs ou un accès limité aux matières premières risquent de nuire à leur compétitivité. Une approche équilibrée est nécessaire, assortie d’une protection efficace si nécessaire, d’une flexibilité suffisante et d’un suivi strict afin d’éviter les incidences négatives en aval. Travaillons là-dessus.
Suivi de l'application du droit de l'Union européenne en 2023, 2024 et 2025 (débat)
Monsieur le Président, les contraintes réglementaires et les réglementations incohérentes et qui se chevauchent entraînent une insécurité juridique, ce qui complique particulièrement la tâche de nos entreprises. Et ce n'est pas bon. Prenez maintenant la masse d'actes délégués et d'actes d'exécution tirés sur nos entreprises et mentionnés dans le rapport. Merci, Monsieur Žalimas! Le traité précise que les actes délégués ne peuvent que compléter ou modifier des éléments non essentiels de la législation. Malheureusement, la pratique est différente. Le déluge d'actes délégués intervient souvent beaucoup plus tard que la loi elle-même, laissant nos entreprises dans l'insécurité juridique pendant longtemps. Je mets en garde à ce sujet dans la loi sur les accélérateurs industriels, car les actes délégués ont souvent des conséquences profondes et contiennent des choix politiques importants qui ne sont pas toujours effectués de manière transparente ou démocratique. Si nous voulons que les entreprises respectent les règles européennes et continuent d'avoir confiance en l'Europe, les règles doivent au moins être formulées de manière claire, rapide et transparente. Travaillons là-dessus.
Le marché unique: comment passer d’un marché unique incomplet à un seul marché pour une seule Europe (débat)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, je pense que ma déclaration a été très claire. Un marché intérieur, un marché intérieur des capitaux, un marché de l'énergie et, le cas échéant, d'autres formes de coopération. Parce qu'ensemble, nous devons rester forts dans un monde géopolitique où nous serions autrement supplantés par d'autres forces impériales. Alors oui, nous devons être forts ensemble.
Le marché unique: comment passer d’un marché unique incomplet à un seul marché pour une seule Europe (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Ministre, Monsieur le Commissaire, nous parlons aujourd'hui d'un marché intérieur européen unique. Mais est-ce que c'est là? Qu'est-ce qu'un marché intérieur sans marché unique des capitaux? Sans un marché unique de l'énergie? Nos entrepreneurs font l'expérience de 27 marchés différents chaque jour. Nous ne pourrons reprendre des forces en ces temps géopolitiques et turbulents que si tous les obstacles à un marché intérieur unique sont levés. Je suis donc fermement favorable à l'accélération de l'intégration du marché intérieur. Si nous ne pouvons pas le faire avec les 27 États membres, faisons-le avec un groupe plus restreint, les volontaires, d'en bas. La coopération Benelux peut être pionnière dans ce domaine, un laboratoire. Le traité sur l’Union européenne offre la possibilité d’approfondir d’abord ce marché en tant que tremplin et de développer une dynamique économique qui motive les autres États membres à y adhérer. Saisissons toutes les occasions d'achever ensemble notre marché intérieur. Plus d'unité, plus de détermination et plus d'avenir pour nos citoyens et nos entrepreneurs.
Aborder la question des chaînes de sous-traitance et du rôle des intermédiaires afin de protéger les droits des travailleurs (débat)
Monsieur le Président, le dumping social et la concurrence déloyale sont un véritable fléau, car les personnes, les entreprises, mais aussi notre marché intérieur en souffrent énormément. Après tout, notre marché intérieur repose sur la confiance mutuelle. La libre circulation des personnes et des services ne peut exister que si nous nous prenons au sérieux dans nos règles et notre application. C'est pourquoi, ce soir, je voudrais également appeler à la reconnaissance mutuelle des déchéances professionnelles. Il n'est pas possible qu'une personne qui a été si furieuse dans un pays qu'elle fait l'objet d'une interdiction professionnelle puisse continuer à opérer sans problèmes ailleurs dans l'UE. Les professionnels de bonne foi sont désavantagés, les consommateurs sont menacés et la concurrence déloyale est libre. Une interdiction professionnelle est donc un élément important de la mise en œuvre et la libre circulation nécessite donc une mise en œuvre qui va au-delà des frontières nationales. Sinon, nous nous ouvrons avec la grue et payons un prix élevé en tant que société. Prends-le.
Monsieur le Président, Monsieur le Haut Représentant, le sommet UE-Inde de la semaine prochaine offre une occasion historique de parvenir à un accord commercial après 18 ans de négociations. Un accord avec l'Inde serait extrêmement important en ces temps géopolitiques turbulents, compte tenu de ce que Trump a dit aujourd'hui, et d'un point de vue économique. Le potentiel de coopération avec cet immense pays est largement sous-exploité. Un accord commercial ambitieux avec l’Inde constituerait un levier de croissance, d’innovation et de prospérité, mais aussi un moteur de la lutte contre le changement climatique et de l’amélioration des droits de l’homme. Je voulais construire mon intervention. Mais avec ce qui s'est passé ici au Parlement aujourd'hui avec le Mercosur, je doute beaucoup de ces paroles. Les alliés doivent être gagnés et les alliés potentiels doivent inspirer votre confiance en concluant des accords de manière respectueuse. Est-ce qu'on fait ça? La confiance vient à pied et va à cheval. Pouvons-nous montrer au monde que cela peut être fait différemment?
La violente répression des manifestants en Iran (débat)
Monsieur le Président, ce qui a commencé en Iran comme une protestation par désespoir économique est devenu une résistance nationale à des décennies d'oppression. Aujourd'hui, cette résistance est dans la rue. Le régime réagit avec des balles et avec le Corps des gardiens de la révolution islamique, que nous aurions dû désigner comme une organisation terroriste beaucoup plus tôt. Le régime réagit par le silence et ferme toute communication et Internet. Des milliers de personnes ont été tuées et des dizaines de milliers arrêtées. Les prisons, dans lesquelles des otages européens tels que le professeur Djalali sont également détenus, débordent de gens. Cependant, le courage des Iraniens ne se brise pas. Ils se battent aujourd'hui pour une république démocratique fondée sur des élections libres, le droit de vote, la séparation de la religion et de l'État, l'égalité des droits entre les hommes et les femmes, le respect des minorités, une politique étrangère pacifique et un Iran dénucléarisé. L'avenir de l'Iran sera choisi par le peuple iranien lui-même. Nous pouvons détourner le regard ou soutenir les gens. Si l'on considère le nombre d'orateurs, ce choix n'est pas difficile.
Interventions d'une minute sur des questions politiques importantes
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, en cette heure très tardive, je voudrais attirer encore une fois votre attention. Le rapport Draghi est très clair: L’Europe doit faire des choix stratégiques éclairés dans les secteurs et les chaînes de valeur qui déterminent notre compétitivité et notre autonomie. Les semi-conducteurs et la biotechnologie sont très importants, mais pas suffisants. La circularité et l'autonomie énergétique réelle, y compris l'énergie nucléaire, l'électrification et les molécules de chaleur et d'énergie propres, devraient devenir les piliers de l'avenir industriel de l'Europe. Ces domaines doivent être constamment renforcés par la recherche. Je voudrais donc lancer un appel très clair: le 10e programme-cadre pour la recherche et l'innovation devrait être substantiel. Il vaut plus que son argent. Je voudrais demander qu'au moins 200 milliards d'euros soient mis à disposition à cette fin, et au moins 15 milliards d'euros pour les infrastructures technologiques. Il est temps de faire les bons choix budgétaires.
Utilisation efficace de la politique commerciale et industrielle de l'Union pour contrer les restrictions aux exportations imposées par la Chine (débat)
Laissez la Chine dormir, parce que lorsque la Chine se réveillera, le monde entier tremblera. Le commissaire Napoléon Bonaparte nous l'a enseigné il y a plus de 200 ans, mais avec l'aide de l'Occident, la Chine est devenue un géant qui utilise maintenant sa position dominante pour faire pression sur notre économie et notre industrie grâce à des restrictions à l'exportation de matières premières et de technologies critiques. Je n'appelle pas au découplage des relations commerciales, mais à une action beaucoup plus forte de la part de l'UE. Les outils dont nous disposons aujourd'hui, tant à l'interne qu'à l'externe, sont trop lents et réticents. De nouveaux accords commerciaux avec de nouveaux pays et l'unité de nos politiques sont essentiels pour réduire l'influence imminente de la Chine sur les autres continents. Une politique commerciale et industrielle plus affirmée et cohérente pour garantir sa propre autonomie stratégique est la seule réponse à la pensée de pouvoir de la Chine. De cette façon, nous pouvons rester des partenaires fiables et devenir un adversaire puissant.
Il est temps d'achever un marché unique pleinement intégré: la clé de l'Europe pour la croissance et la future prospérité (débat)
Monsieur le Président, l'achèvement de notre marché unique européen est absolument crucial pour la croissance et la résilience stratégique. En raison d’une intégration insuffisante dans des domaines tels que les services numériques, l’énergie et les capitaux, l’UE reste trop dépendante des acteurs extérieurs. Le coût de la fragmentation du marché intérieur est également trop élevé. Nous parlons de l'accord commercial avec les États-Unis, mais le FMI a calculé que le coût des barrières au sein du marché intérieur correspond à un taux commercial de 45 % pour les biens et de 110 % pour les services. Nous devons libérer notre propre potentiel économique, avec de l'ambition, des réformes structurelles et une coopération entre les États membres pour surmonter les obstacles. Néanmoins, je voudrais également avertir, Monsieur le Ministre, Monsieur le Commissaire, que ces réformes pourraient être détournées par des intérêts nationaux et adaptées aux grands États membres disposant des poches les plus profondes. Nous devrions éviter cela. L'achèvement devrait profiter à tous, aux entreprises et aux consommateurs.
Interventions d'une minute sur des questions politiques importantes
Monsieur le Président, plusieurs grandes entreprises pétrochimiques ont récemment annoncé des fermetures, des ruptures d'investissement et des licenciements en Europe. J'entends de grands mots et des discours combatifs depuis un certain temps maintenant. Mots, mots, mots, mais des actions européennes concrètes ne sont pas à venir. Ou pire: Les règles de l'UE contrarient les analyse de rentabilisation de nouveaux investissements. Prenons l'exemple du recyclage chimique où les déchets plastiques sont transformés en matières premières pour l'industrie chimique. C'est un bel exemple de technologie circulaire, mais certaines technologies ne sont apparemment pas assez vertes pour l'UE. Alors, quelle est la conclusion? Revenir à la mise en décharge, à la combustion ou à l’investissement dans l’économie circulaire en dehors de l’UE? C'est trop fou pour les mots, n'est-ce pas? Voici donc un appel fort à la Commission: Passez à l'action, adoptez la neutralité technologique et cessez de décourager les investissements. S'il vous plaît, lâchez vos dogmes.
Nécessité pour l'UE de développer les technologies propres (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, aujourd'hui, notre politique va encore trop loin. Je le regrette. Premièrement, nous devons prendre conscience qu'une transition nécessaire ne se fera pas d'aujourd'hui à demain. Copenhague n'a pas été construite en un jour. Mais ne laissez pas le «meilleur» faire obstacle au «meilleur». Fnuik, par exemple, l’argumentaire économique en faveur de l’hydrogène bleu ne repose pas sur une réglementation restrictive qui n’englobe que l’hydrogène vert. Deuxièmement, adoptez la neutralité technologique. L'industrie le supplie. Je voudrais également réitérer mon appel en faveur d'un cadre politique stable pour l'énergie nucléaire. Les investisseurs veulent de la clarté à ce sujet. Troisièmement, préserver des conditions de concurrence équitables dans le marché intérieur. L'assouplissement des règles en matière d'aides d'État est préjudiciable aux petits États membres. Enfin, de nombreux investissements dans la décarbonation sont désormais retardés par le cadre réglementaire strict. Je l'entends tous les jours et ça ne coûte rien. Répondre à ces quatre points, Monsieur le Commissaire, soutiendra un investissement dans les technologies propres.
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, je me réjouis de constater que l'investissement dans la recherche et l'innovation est une nécessité absolue pour notre compétitivité. Je suis également fier que la Flandre soit à l'avant-garde dans ce domaine et exprime même l'ambition d'évoluer de 3,5 % à 5 % du PIB. La moyenne de l'Union européenne est aujourd'hui d'environ 2,2%, ce qui est loin d'être suffisant. Notre productivité en souffre. De cette façon, nous ne pouvons pas être compétitifs à l'échelle mondiale et nous risquons de perdre notre prospérité. Il est donc bon que la Commission agisse. Mais permettez-moi, Monsieur le Commissaire, de faire trois remarques importantes: 1) Ne lâchez pas la recherche fondamentale. Cela met en péril la compétitivité européenne à long terme; 2) maintenir l'approche ascendante très précieuse du programme Marie Curie. Des orientations politiques ne sont pas souhaitables; 3) prêter attention à la réglementation de la liberté académique, car le seul cadre de protection de la liberté académique est qu'il n'y a pas de cadre. Conclusion : Choisir la recherche et l'innovation, c'est choisir l'avenir.
Une réponse unifiée de l'Union aux mesures commerciales injustifiées des États-Unis et les débouchés commerciaux à l'échelle mondiale pour l'Union (débat)
Monsieur le Président, l'annonce par le président américain des nouveaux tarifs commerciaux a indéniablement provoqué une onde de choc majeure dans le monde entier, y compris ici dans l'UE. En peu de temps, nous sommes passés d'une politique commerciale fondée sur des règles à une politique commerciale fondée sur le pouvoir et utilisée sans vergogne comme moyen de pression. Je demande avant tout à la Commission de garder la tête froide et de négocier de manière constructive et confiante. Comme mentionné ci-dessus, un tarif zéro pour zéro sur les produits industriels et un dédouanement rapide sont une solution gagnant-gagnant pour les deux parties. Surtout, en tant qu'UE, nous ne devons pas nous permettre d'être démantelés ou d'ériger des murs trop hauts sans réfléchir. N'oublions pas une chose: D'un point de vue historique et économique, les tarifs commerciaux élevés reviennent toujours à l'expéditeur en tant que boomerang. Empêcheons ça.
Monsieur le Président, notre industrie est en train de perdre la bataille de la concurrence. Le texte dont nous sommes saisis n'est donc pas suffisant. Trop peu, mais j'espère que non trop tard. Nous devons continuer et être réalistes. La suppression progressive du CO libre2Les quotas d'émission pour l'industrie européenne sont actuellement un risque trop élevé que nous ne pouvons pas nous permettre sans un système efficace de taxation de ce qui provient de l'extérieur de l'UE. En outre, le principe de neutralité technologique doit être respecté non seulement en paroles, mais aussi en actes. Nous devons nous éloigner de l'idéologie et donner à l'innovation axée sur le marché toutes les opportunités. En outre, des mesures de protection sont nécessaires, mais aucune clause obligatoire d’«achat européen» ne devrait être ajoutée. Après tout, cela entraînerait une flambée des coûts pour les consommateurs et les entreprises. Enfin, il convient de garantir des conditions de concurrence équitables sur le marché intérieur. Si nous ne le faisons pas, ce sera désastreux pour les petits États membres. Mettons toutes nos voiles ensemble pour notre industrie.
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, le coût de l'énergie dans l'UE est trop élevé, et c'est pourquoi les citoyens et nos entreprises souffrent. La question est donc la suivante: "comment rendre cette énergie moins chère, alors que nous avons également besoin de plus en plus d'électricité?" Je suis la Commission lorsqu'il s'agit de réaliser l'union de l'énergie et, entre autres, de mieux connecter le réseau européen. Qu'est-ce qui me manque dans cette note? C'est la place de l'énergie nucléaire, même à court terme, qui est certainement abordable, efficace et propre. Le prix de l'électricité est déterminé par la production la plus chère. Il doit être remplacé et cela ne se fait pas par la fermeture des centrales nucléaires. Permettez-moi de vous donner un exemple: en février, une famille belge et une PME belge ont payé 50 % de plus pour l’électricité qu’une famille française ou une PME française. Et oui, où est la différence, pensez-vous? Je vous exhorte donc, Monsieur le Commissaire, à mettre fin aux préjugés idéologiques qui coûtent beaucoup d'argent aux Européens et à examiner le coût total de chaque technologie pour le système.
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, je me félicite de l'accord à bras ouverts avec le Mercosur, car il s'agit non seulement du plus grand accord commercial que l'UE ait jamais conclu, mais il est également important pour trois raisons. À l'heure où le président américain Trump impose des droits de douane sur notre acier et notre aluminium, il est grand temps de puiser dans de nouveaux marchés et de ne pas laisser cette zone à la Chine seule. Deuxièmement, cela confirme notre croyance en un commerce libre et fondé sur des règles et donne de l'oxygène à nos entreprises. Enfin, l'accord offre des possibilités d'améliorer les conditions de travail et la lutte contre le changement climatique. Mais je comprends aussi les préoccupations de nos agriculteurs lorsqu'il s'agit d'une éventuelle concurrence accrue. Il est donc clair pour nous qu'il doit y avoir des accords pour cela, qu'il doit y avoir un suivi continu, que les normes européennes de sécurité et de santé doivent également compter pour leurs produits et, en fin de compte, qu'il peut y avoir un ensemble de mesures de soutien si nécessaire. Nous croyons ainsi à cet accord avec le Mercosur.