17
Juin
2026
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Protéger les données des citoyens de l'Union contre les menaces hybrides: le cas de la Lituanie (débat d'actualité)
Monsieur le Président, en France, nous faisons face à une offensive permanente et systémique contre nos données. Le constat est accablant: nous sommes aujourd’hui le deuxième pays le plus touché au monde par les violations de données. Les données de 43 millions de personnes ont été dérobées chez France Travail; 2 millions de dossiers de l’Office français de l’immigration se sont retrouvés en vente sur le «dark web»; le fichier national des comptes bancaires de la DGFiP a été consulté pendant seize jours… Dans notre pays, le casse du siècle, c’est tous les jours. Derrière les données volées, il n’y a pas seulement des risques financiers, il y a aussi des victimes en chair et en os: des dirigeants d’entreprises, des investisseurs qui sont ciblés par des enlèvements et des séquestrations de plus en plus violents. Les données sont devenues le nouvel or du XXIe siècle. Alors, sommes-nous vraiment prêts, comme certains le veulent dans ce Parlement, à affaiblir la définition même de données personnelles? Depuis vingt ans, l’Europe s’est imposée comme la référence mondiale en matière de protection des données. Mais protéger les données, c’est bâtir des systèmes résistants aux attaques, c’est empêcher que des millions de données sensibles ne se retrouvent exposées à la première faille. C’est le grand enjeu de notre siècle, et nous ne pouvons pas nous permettre de rater la marche.