10
Févr
2026
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La politique espagnole de régularisation à grande échelle et ses conséquences pour l'espace Schengen et la politique de l'UE en matière de migration (débat)
Madame la Présidente, en choisissant de régulariser 500 000 immigrés clandestins, l'Espagne cède, comme la France avant elle, à la fausse bonne conscience des courants immigrationnistes et à l'appel d'une main-d'œuvre bon marché. Les effets néfastes d'une telle décision, chacun de nos pays les connaît. Depuis le début des années 2000, ce n'est pas moins de 20 vagues de régularisation qui se sont produites en Europe, au bénéfice de 4 millions de personnes. Faut-il encore rappeler les effets délétères de telles politiques? C'est d'abord l'immanquable appel d'air qui finira de convaincre des pans entiers de populations de venir tenter leur chance. C'est à coup sûr un nouveau coup de boutoir pour les services publics espagnols. Et c'est enfin le révélateur des failles structurelles de l'espace Schengen, puisque chacun des régularisés pourra y circuler librement 90 jours sur 180. Comment ne pas comprendre que le projet espagnol entraînera pour l'Espagne et pour ses voisins de lourdes conséquences sur les flux migratoires? J'ai observé avec amusement, Monsieur le Commissaire, que la Commission s'était abstenue de tout rappel à l'ordre, au nom de la compétence nationale de chaque État, de procéder à des régularisations. Il fallait oser. Après avoir lentement dissout les frontières nationales, pourquoi ne pas remettre en cause la liberté de circulation...