18
Sept
2024
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Le système de "carte nationale" hongrois et ses conséquences pour Schengen et l'espace de liberté, de sécurité et de justice (débat)
Madame la Présidente, Madame la Commissaire, le permis de séjour et de travail mis en place par la Hongrie pour attirer la main-d'œuvre étrangère de l'extérieur de l'Union européenne suscite un débat aujourd'hui. Or, ce débat montre la duplicité de la Commission européenne et de certains groupes politiques lorsqu'on parle de l'immigration et de la sécurité des frontières extérieures de l'espace Schengen. En commission parlementaire LIBE, il y a quelques jours, la Commission a admis que le système hongrois était techniquement conforme au droit de l'Union européenne et dans ce contexte, Mme la commissaire Ylva Johansson a répété plusieurs fois que la question, pour elle, était celle de la confiance que l'on pouvait accorder ou non aux autorités hongroises. Cette question de la confiance est éminemment politique. Alors je la retourne à la Commission pour savoir si nous pouvons lui faire confiance. Pendant des années, la Commission de Mme von der Leyen et Mme Johansson nous ont expliqué avec la gauche, le centre et leurs amis des ONG, que les migrants qui franchissent illégalement les frontières extérieures de l'Union européenne ne doivent pas être empêchés de poser le pied sur notre territoire, alors même qu'en agissant ainsi, ces migrants violent la loi européenne. Le fait d'empêcher les migrants de violer les frontières de l'Union européenne constituait, selon Mme Johansson et ses amis politiques, je cite, des «push back». Des centaines de milliers de migrants sont entrés chaque année illégalement en Europe durant les cinq dernières années à cause de votre idéologie qui veut nous faire croire, je cite les amis de certaines ONG, que «les migrants ont un droit inconditionnel à poser le pied en Europe». Cette idéologie, votre idéologie à la Commission européenne, menace la sécurité des Européens car ces franchissements illégaux laissent entrer des migrants trop souvent impliqués dans des actes criminels et parfois, hélas, impliqués dans des actes terroristes contre nos citoyens. Alors je pose la question: qui a préféré faire prévaloir l'intérêt des clandestins contre l'intérêt des Européens et contre la sécurité nationale de nos États? C'est la Commission de Mme von der Leyen et Mme la commissaire Johansson. D'ailleurs, elle l'a reconnu le jour de l'adoption du pacte sur l'asile et la migration en déclarant que c'était une victoire pour les migrants. Mais les Européens ont désavoué dans les urnes votre politique de soutien aux migrants clandestins. Alors non, nous ne pouvons pas faire confiance à la Commission von der Leyen sortante et non, nous ne pouvons pas davantage faire confiance à la nouvelle Commission von der Leyen qui arrive. Les accusations contre le permis de séjour et de travail hongrois sont un écran de fumée pour faire oublier que le pacte sur l'asile et la migration nuit gravement à l'identité et à la sécurité des Français et des Européens en général.