25
Avr
2024
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Organisme interinstitutionnel chargé des normes éthiques (débat)
Madame la Présidente, chers collègues, Qatargate, SMSgate, Piepergate, Russiagate et probablement très bientot Chinagate. Pour beaucoup de citoyens, l’Europe c’est des «-gate». Quand on parle Union européenne, même chez moi dans le Loir-et-Cher, même dans mon village de Valencisse, on évoque forcément l’opacité bureaucratique et les affaires de trafic d’influence, qui profitent à un tout petit nombre, mais qui ternissent énormément l’image de nos institutions. Nous avons aujourd’hui, grâce notamment à l’engagement sans relâche de députés écologistes comme la regrettée Michèle Rivasi ou comme toi, Daniel, l’occasion de créer un premier outil de contrôle et de norme pour nos institutions, un organe d’éthique. J’entendais tout à l’heure Mme Joron revendiquer l’héritage de Michèle Rivasi, mais ce n’est pas cela, l’héritage de Michèle Rivasi, ce n’est pas de dénoncer et, au moment où il faut voter des normes qui nous permettent d’avancer, de refuser de les voter. Le mot «gate» veut dire porte. Les affaires de portes fermées, de portes tournantes nuisent considérablement à ce qui est pourtant aujourd’hui l’un des plus grands espaces démocratiques de notre planète. Il faut pousser les murs, il faut ouvrir les portes. Ce matin, j’entendais José Bové qui parlait de son film Une affaire de principe, où il se bat contre le lobby du tabac. Il a dit: «Il faut continuer à pousser». C’est cela qui fait la force du Parlement. Ce matin aussi, ce sont les 50 ans de la révolution des œillets, donc je vais finir ma dernière intervention en chantant «Grândola, Vila Morena, terra da fraternidade, o povo é quem mais ordena». Voilà, c’est le peuple qui commande. (o deputado canta) Grândola, vila morena, terra da fraternidade, o povo é quem mais ordena...