15
Déc
2021
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Préparation de la réunion du Conseil européen des 16 et 17 décembre 2021 - Réaction de l'UE face à la recrudescence mondiale de la COVID-19 et à l'apparition de nouveaux variants (débat)
Monsieur le Président, la réponse à la résurgence mondiale de la pandémie et le sommet avec l’Union africaine au début de 2021 sont des enjeux intimement liés du prochain Conseil européen. En effet, la pandémie réapparaît en grande partie à cause du variant Omicron, qui a commencé en Afrique, où le taux de vaccination est de 7 %. Et nous savons que la probabilité que de nouveaux variants du virus apparaissent là où le taux de vaccination est si faible, est immense. L’Afrique, et surtout l’Afrique du Sud, exhorte l’Union européenne à lever temporairement les brevets sur les vaccins et les technologies connexes. Mais l’Union européenne dit non. C’est ça notre proposition de partenariat avec l’Union africaine? L’argument selon lequel la levée n’accélérera pas les processus de vaccination du continent est faux. L’Afrique compte au moins six usines prêtes à produire des vaccins à ARN messager en quelques mois et cela permettrait d’accéder en masse aux vaccins à prix coûtant et consacrer les ressources du continent à améliorer ses réseaux logistiques. Mais si cet argument était vrai, ce serait une raison de plus pour suspendre les brevets. Parce que dans ce cas, l’industrie pharmaceutique n’a rien à craindre, car personne ne pourra la concurrencer. Le variant Omicron a forcé la suspension de la réunion de l’OMC, où l’Union européenne allait violer le mandat de ce Parlement. Nous avons encore le temps de rectifier et de faire ce que les intérêts globaux de la planète, les intérêts de l’Afrique et les intérêts de l’Union elle-même exigent de nous.