16
Janv
2024
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Le rôle de la diplomatie préventive dans la gestion des conflits gelés dans le monde: une occasion manquée ou un changement pour l’avenir? (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues. Après l'effondrement de l'Union soviétique, la Russie est devenue son successeur légal, lui donnant un triple héritage: l'un des plus grands complexes militaro-industriels au monde; le droit de veto au Conseil de sécurité des Nations unies, le rôle au sein de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe; et le droit d'inciter simultanément à des conflits locaux et de se présenter comme leur médiateur. Nous discutons de la poursuite de la diplomatie préventive et demandons-nous ce que nous, le Parlement européen, avons accompli jusqu'à présent. Seulement sincèrement en colère. Le conflit du Karabakh a été programmé par Staline, et les observateurs de l'ONU ne sont entrés dans la zone de conflit qu'après que les Arméniens de souche, qui y vivaient depuis des siècles, ont été forcés de le fuir en masse en 2023. Qui était le médiateur? Russie: Les territoires de Transnistrie, d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud sont de facto manipulés par les Russes sous notre surveillance impuissante. Et quand, sinon pendant notre mandat, les régions de Donetsk, Louhansk, Zaporijjia et Kherson ont-elles été subjuguées par la force militaire, annexées de facto et renforcées par des pseudo-référendums? Cela est devenu un comportement russe standard et très «résultant», rejetant toute diplomatie. Elle ne reconnaît que la force, et nous devons nous efforcer d'appliquer des mesures de dissuasion et de prévention avant même que de nouveaux conflits ne commencent et accorder une attention constante à l'espace post-soviétique.