8
Févr
2024
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Conditions de travail des enseignants dans l'UE (débat)
(IT) Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, Monsieur le Commissaire, en ce qui concerne les questions soulevées par mon collègue Montserrat, je voudrais connaître les intentions de la Commission européenne en vue de réaliser l'espace européen de l'éducation dans la pratique d'ici 2025, y compris en protégeant plus efficacement le droit à la mobilité de la profession enseignante réalisé dans les différents États membres. Une possibilité prévue par la directive 35/2005, mais en fait discriminée dans de nombreux pays, tels que – je suis désolé de le rappeler une fois de plus – l’Italie. Le droit à la mobilité est sévèrement restreint par la récente loi 74 de 2023, qui concerne l’attribution de contrats à durée déterminée pour les enseignants titulaires d’une qualification étrangère. Ce qui est en jeu, c'est l'absence totale de systèmes homogènes de l'UE pour la reconnaissance de l'expérience d'enseignement dans tous les pays européens. Je me demande s'il n'y a pas lieu d'adopter, également pour la profession d'enseignant, le système de reconnaissance automatique prévu aux articles 10 et 21 de la directive 36, actuellement prévu uniquement pour certaines professions. Les ambitions de l'Union européenne doivent être saluées, mais commençons par garantir la liberté de circulation et d'établissement des travailleurs. En Italie, 20 000 enseignants sont victimes de discrimination. Des concepts tels que «l'équivalence» et «l'équivalence des titres» sont pratiquement inconnus dans mon Italie bien-aimée.