12
Juin
2023
Regarder
Évaluation de la nouvelle communication de la Commission européenne relative aux régions ultrapériphériques (brève présentation)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, l'Union prend des mesures concrètes qui créeront d'abord une solidarité de fait entre les différents États membres, comme nous l'a enseigné Robert Schuman il y a un peu plus de 73 ans. C'est précisément cette devise qui a guidé toute notre action au cours de la discussion avec les différents groupes politiques et de l'analyse des quatre avis de la commission des budgets, de la commission de l'emploi et des affaires sociales, de la commission de l'agriculture et du développement rural et de la commission des transports et du tourisme, dont nous remercions le travail et qui a abouti à la présentation de ce rapport. Permettez-moi de remercier tous les rapporteurs fictifs, leurs équipes, les conseillers de nos groupes politiques et, bien sûr, notre secrétariat, pour leur attitude positive et constructive. Un mot de remerciement également au Comité des régions et à la Conférence des présidents des régions ultrapériphériques qui ont suivi de très près tout ce processus. Nous avons toujours eu à l'esprit les régions ultrapériphériques et leurs populations, ce qui a facilité la réalisation d'engagements pertinents, positifs et appropriés en faveur du développement durable et de la croissance de ces régions. C'est pourquoi il y a un soutien unanime de gauche à droite au sein de la commission du développement régional. Notre premier objectif était de compléter le travail de la Commission européenne avec objectivité, en énumérant des mesures concrètes pour des problèmes concrets, et nous appelons donc, tout d'abord, à un plan d'action qui devrait disposer de dotations financières spécifiques et adéquates et tenir compte des caractéristiques, des forces et des défis de chaque région ultrapériphérique, en définissant un plan d'action individuel s'ils le demandent. Je crois que c'est la seule façon de faire en sorte que cette stratégie ne soit plus un rôle, une autre expression admirable d'intention, sans aucun impact sur ces régions et leur population. Mesdames et Messieurs, en venant ici, je suis en mesure de dire que le partenariat entre l'Union européenne et les régions ultrapériphériques est un partenariat qui apporte une valeur ajoutée. Le renforcer signifie, d'une part, créer des politiques ciblées pour atténuer l'impact de leurs contraintes naturelles et permanentes dans le strict respect de l'article 349 du traité, qui leur confère leur propre statut, et, d'autre part, créer des politiques qui réalisent leur plein potentiel, toute la contribution qu'elles peuvent apporter à l'élargissement du projet européen. Et ici, la gamme est large, tout d'abord en raison de la dimension maritime stratégique qu'ils confèrent à l'Union, parce qu'ils abritent environ 80% de sa biodiversité, le potentiel de développement de projets pilotes dans les domaines de la recherche marine, de la protection des océans, des énergies renouvelables, du tourisme durable. Pour le maintien d'un secteur de la pêche responsable, respectueux de l'environnement marin et d'un secteur agricole qui privilégie le bien-être animal, les pratiques durables, la production de produits d'excellence avec un sceau de sécurité et de qualité. Ils ont des liens historiques avec un certain nombre d'autres régions et pays tiers, ce qui permet à l'Union d'étendre et de renforcer sa sphère d'influence, ainsi que la capacité installée pour le développement des activités spatiales. Et ça pourrait continuer. L’Union européenne doit veiller à ce qu’ils surmontent les effets des crises récentes et bénéficient d’un soutien approprié dans le cadre de la triple transition urgente qu’ils doivent mettre en œuvre: numérique, énergétique et environnemental. Il est important de renforcer et de soutenir davantage l’autonomisation de leurs ressources humaines, ainsi que de soutenir les politiques et les stratégies visant à lutter contre la fuite des cerveaux et à retenir les professionnels dans ces régions. En ce qui concerne leurs contraintes permanentes, la combinaison des spécificités de ces régions se traduit par une forte dépendance à l’égard des transports aériens et maritimes qui se veulent sûrs, réguliers et abordables, afin de garantir la libre et équitable circulation des personnes, des services et des marchandises, dans le respect du principe de cohésion territoriale. C'est le plus grand défi pour les régions ultrapériphériques, une bonne politique des transports, et nous sommes donc favorables à un programme européen spécifique en matière de transports, POSEI. Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, pour conclure, et en tant que Portugais et représentant des deux RUP - les Açores et Madère - je suis extrêmement satisfait du travail accompli, que j'espère que vous pourrez valider avec votre approbation demain et que la Commission pourra accueillir et convertir en politiques concrètes pour nos régions ultrapériphériques. Enfin, les États membres ayant des régions ultrapériphériques devraient l'utiliser de manière positive afin de mieux s'acquitter de leurs responsabilités à l'égard de ces régions.