4
Mai
2022
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Utilisation du logiciel Pegasus par les États membres de l'Union contre des personnes, parmi lesquelles des députés européens, et violation des droits fondamentaux (débat d'actualité)
Monsieur le Président, en effet, il n'y a pas d'espions du premier et du second parti, ce qui est sur la table sont des accusations très graves qui affectent les droits fondamentaux, qui affectent la santé même de l'État de droit dans toute l'Europe. C’est pourquoi nous avons besoin d’explications et de preuves – des explications très transparentes et des preuves concluantes – de qui a effectivement été espionné, comment il a été espionné, quand il a été espionné et qui est derrière cet espionnage. Nous avons également besoin d'explications des gouvernements, nous avons besoin d'explications de la société elle-même, parce que nous tenons pour acquis ce que la société dit comme une vérité révélée, qu'ils ne sont vendus qu'aux États. Eh bien, nous devons le comprendre aussi. Et ce qui est très important, c'est que nous n'anticipions pas les conclusions. Ce débat, en ce sens, est certainement hors du temps. Nous avons mis en place une commission spéciale pour découvrir la vérité. Cette commission aura douze mois pour le faire. Ce que je crois, c'est que nous n'avons pas à céder à la tentation de capitaliser sur les questions qui affectent l'épine dorsale de la démocratie en Europe pour nos affaires locales. Donc, Mesdames et Messieurs, je pense que nous devons être patients, faire notre travail et profiter de cette commission spéciale, nous devons être en mesure de découvrir la vérité.