La loi électorale, la commission d'enquête et l'état de droit en Pologne (débat)
Monsieur le Président, chers collègues, ainsi donc, vous considérez la Pologne comme une menace pour l’état de droit. Mais de quel droit pouvez-vous prétendre cela? L’Union européenne n’est ni un État, ni, à plus forte raison, un supra-État susceptible d’envoyer des diktats à des États subalternes. La souveraineté des États ne se discute pas. L’état de droit ne peut servir de prétexte à des règlements de comptes d’ordre politique. Vous redoutez que le pouvoir en place en Pologne ne sorte encore plus renforcé des élections prochaines. Cela vous effraie au point de faire n’importe quoi. Vous voulez une mission d’observation électorale en Pologne pour faire rapport sur de prétendues violations de l’état de droit. Mais de quoi s’agit-il? Il s’agit d’une simple loi sur l’organisation des bureaux de vote, destinée à faciliter l’accès à ses bureaux, prévoyant notamment la gratuité des transports pour les personnes âgées et les handicapés le jour du scrutin. Il s’agit de faciliter l’exercice de la démocratie. Nul ne peut s’y opposer. Il ne s’agit pas de violation de l’état de droit, mais bien plutôt de faciliter l’un des droits fondamentaux: le droit de vote. C’est la Commission européenne, composée de personnes nommées, qui se permet de porter atteinte à ce droit fondamental. C’est le monde à l’envers. L’état de droit, ce n’est pas votre droit, c’est celui des peuples, et vous vous devez de les respecter.
Préparation de la réunion du Conseil européen des 29 et 30 juin 2023, notamment au regard des avancées récentes vers la conclusion du pacte sur la migration (débat)
Monsieur le Président, chers collègues, dans le concert eurobéat que j’entends ici, ma voix sera totalement dissonante. L’accord trouvé par le Conseil de l’Union européenne est loin de faire l’unanimité, puisque deux pays résistent à l’idéologie immigrationniste de Bruxelles et quatre autres se sont abstenus. Il fallait être courageux pour s’opposer à cette idéologie, car les sanctions peuvent être lourdes de conséquences, surtout au niveau financier. Il fallait l’être encore davantage pour proposer de mettre en place une coalition d’opposition contre ce pacte. Nous saluons et soutenons avec force cette initiative polonaise. Pendant ce temps, la France approuvait des deux mains cet accord, le jour même de la terrible attaque d’Annecy, où un Syrien qui n’avait rien à faire en France poignardait plusieurs très jeunes enfants. L’horreur absolue. Le ministre français Darmanin, pourtant chargé de protéger les Français, pousse à la répartition des migrants partout sur le territoire français. En la matière, l’Union européenne ainsi que M. Macron et son gouvernement veulent imposer une politique migratoire dont nos peuples ne veulent pas et ils veulent le faire avant les échéances électorales de 2024. Nous ferons tout pour nous opposer à ce funeste projet et, dès que nous serons au pouvoir, nous déclencherons un référendum sur l’immigration. D’abord et avant tout, la parole au peuple.
Création de l'organisme européen chargé des questions d’éthique (débat)
Madame la Présidente, mes chers collègues, la Commission européenne souhaite donc créer un nouvel organe fixant des normes éthiques pour l’ensemble des institutions européennes. C’est un bel objectif affiché, et les scandales qui touchent l’Union européenne pourraient justifier cette mesure. Nous sommes tous d’accord pour bannir toute corruption, toute influence et toute pression, sauf que les titres et les responsabilités de certains ne produisent pas les effets escomptés. Loin de moi l’idée d’attaques ad hominem, mais l’exemple doit venir d’en haut. Il serait ainsi indispensable que la présidente de la Commission communique ses échanges avec le PDG de Pfizer. On parle ici de contrats considérables. Madame la Commissaire, vous aviez affirmé que les SMS de la présidente de la Commission avaient malencontreusement disparu; aujourd’hui, vous seriez chargée de ce comité d’éthique: cela relève d’une certaine ironie. C’est un peu du même acabit que M. Glucksmann, président de la commission chargée de dépister les ingérences, qui n’a rien vu venir de ses amis socialistes dans l’affaire du «Qatargate». Justement, ce sont les mêmes qui aujourd’hui poussent ce projet de comité d’éthique qui s’étaient opposés avec force à notre demande de former une commission d’enquête immédiate sur cette affaire du «Qatargate». Ce projet de comité d’éthique est donc une opération de diversion pure et simple. Le problème de fond est structurel: c’est tout un système à changer. Les lobbies, les ONG, les cabinets de conseil et les pays extérieurs à l’Union ne devraient plus pouvoir exercer la moindre influence. Georges Bernanos disait qu’il n’y a pas pire désordre en ce moment que l’hypocrisie des puissants; nous y sommes! Alors, que ceux qui sont aujourd’hui aux manettes commencent par faire leur propre examen de conscience avant de donner des leçons de morale et de bonne conduite! Charité bien ordonnée commence par soi-même.
Violations de l’état de droit et des droits fondamentaux en Hongrie et fonds de l’UE gelés (débat)
Monsieur le Président, face à la résistance de la Hongrie pour préserver sa souveraineté et face à toutes vos tentatives pour la contraindre de l’abandonner, cette résolution exige en fait que la Hongrie n’exerce pas la présidence du Conseil de l’Union européenne en juillet 2024, comme cela est pourtant prévu par les traités. C’est cela le véritable objectif de cette résolution. Nous étions habitués au chantage financier de Bruxelles vis-à-vis des États refusant ses politiques immigrationnistes, sociétales et va-t-en guerre, mais cette nouvelle initiative consiste littéralement à bafouer l’esprit des traités et à humilier la Hongrie et son peuple. Je note au passage qu’en soutenant le dépôt de ce texte, les eurodéputés du parti français «Les Républicains» démontrent qu’ils sont tout, sauf des gaullistes. En fin de compte, l’Union européenne, qui s’autoproclame défenseur des traités, se prépare à ne pas les respecter quand l’orientation politique du pays en cause ne lui convient pas. Ce comportement de type totalitaire n’est plus supportable, et les Européens l’ont encore fait savoir dimanche dernier en Espagne. Bruxelles devrait faire son propre examen de conscience, nous allons l’y aider en 2024 avec les futures élections européennes.
Externalisation des demandes d'asile et subordination du financement des pays tiers à la mise en œuvre d’accords de retour (débat d'actualité)
Madame la Présidente, notre continent fait face à une immigration massive depuis des années et ce Parlement souhaite l’aggraver avec le pacte «asile et migration». 966 000 demandes d’asile ont été enregistrées en 2022 dans les pays de l’Union européenne et affiliés, soit un record depuis 2016. Les chiffres des premiers mois de l’année 2023 sont dans cette continuité et laissent craindre le pire. Alors que voulez-vous? Que voulons-nous? Tel est le débat que nous avons réussi à imposer à ce Parlement. Vous voulez une immigration de peuplement sous prétexte démographique, nous voulons donner la priorité à nos nationaux. Vous précipitez des malheureux entre les mains des passeurs, nous voulons supprimer les pompes aspirantes de l’immigration. Vous voulez accueillir toute la misère du monde, quitte à détruire nos sociétés, nous voulons préserver et protéger nos peuples, notre identité, notre civilisation. Subir l’immigration de masse n’est pas une fatalité. Des solutions existent, que vous ne voulez pas voir. Nous les proposons depuis des années, et certaines sont mises en œuvre dans des États membres de l’Union européenne comme au Danemark, pays social-démocrate. Pourquoi donc les socialistes d’ici ne feraient-ils pas ce que font les socialistes de là-bas? Le Danemark applique une politique d’immigration exemplaire qui fait consensus auprès des Danois. Cette politique protège la population et fait preuve d’une grande humanité. Le Danemark dit «stop» à l’immigration de peuplement et n’accueille des ressortissants étrangers qu’à titre exceptionnel, toujours sous conditions, rendant ainsi son sens initial au droit d’asile. L’accès à la nationalité danoise est quant à lui très strict. Cette politique sociale-démocrate démontre que l’opposition à l’immigration de masse concerne tout le monde et dépasse les clivages politiques dans l’intérêt supérieur de la nation et des peuples. Depuis quelques mois, ce pays porte le projet de délocaliser des centres d’accueil de demandeurs d’asile en dehors de l’Union européenne, en l’occurrence au Rwanda. Un accord a été trouvé entre les deux pays. Il s’agit maintenant d’organiser le transfert. Bruxelles doit soutenir cette initiative et faciliter sa mise en place. Une majorité des peuples européens est certainement en accord avec une telle politique. Pourtant, l’Union européenne s’apprête à adopter, avant les élections de 2024, le pacte sur la migration et l’asile qui permettra l’arrivée de 60 à 70 millions de migrants en Europe. Ceux-ci seront répartis dans les États membres par un coordinateur choisi par la Commission et sans aucune légitimité démocratique, en violation de la souveraineté des nations. Je rappelle au ministre français de l’intérieur, M. Darmanin, toujours prêt à donner des leçons aux autres comme il vient de le faire avec l’Italie, que les eurodéputés macronistes ont soutenu et voté ce pacte, et sont donc en faveur du tsunami migratoire qui en découlera. Il est donc particulièrement scandaleux de la part de ce ministre de condamner la politique migratoire italienne et ainsi de créer un incident diplomatique majeur entre la France et l’Italie, à l’heure où la coopération entre ces deux États est primordiale. Le double langage du ministre et du gouvernement français est manifeste: faites ce que je dis, mais pas ce que je fais. L’exemple de Mayotte, département français, est aussi très significatif du désastre de cette politique migratoire. Face à une invasion migratoire venant des Comores, qui refusent de reprendre leurs ressortissants, la France continue d’octroyer des aides à cet État et favorise donc l’aggravation de cette invasion. Encore un double langage de la France: la fermeté dans le discours, du laxisme dans les actes. L’Union européenne doit cesser d’octroyer des aides pécuniaires aux États qui refuseraient de récupérer leurs nationaux. C’est un principe qui doit être entériné. Le financement des pays tiers doit être subordonné à la mise en œuvre des accords de retour. Ces mesures dissuasives seraient très efficaces et protectrices à la fois des peuples européens et des candidats à l’immigration qui ne risqueraient plus leur vie en Méditerranée. Faute de quoi le malheureux exemple de Mayotte sera demain l’avenir de la France et l’avenir de l’Europe. Les maux qui touchent notre pays ne sont pas le fruit du hasard, mais bien le résultat de choix et de décisions politiques qui ont été prises, et sur lesquelles nous devons impérativement revenir. Le grand stratège athénien Thucydide disait que l’épaisseur du rempart compte moins que la volonté de le prendre. En l’occurrence, l’Europe n’a ni de rempart ni la volonté de défendre ses peuples, une première dans l’histoire. L’Europe, telle qu’elle est, encourage sa propre submersion migratoire. Des solutions concrètes existent, qui conjuguent fermeté et humanisme, tel que c’est l’objet de notre débat. Appliquons-les.
Décision d'engager des négociations interinstitutionnelles: Résidents de longue durée (A9-0145/2023 - Damian Boeselager) (vote)
Madame la Présidente, notre Parlement s’apprête à négocier le plus rapidement et le plus discrètement possible son pacte sur la migration et l’asile. Le plus rapidement possible, pour qu’il soit adopté avant les élections européennes de 2024 et l’arrivée probable d’une nouvelle majorité, qui bloquera cet ensemble de textes. Le plus discrètement possible, c’est-à-dire sans débat public immédiat, pour éviter que nos concitoyens ne découvrent la catastrophe migratoire qui se prépare ici. Car, loin de réduire l’immigration de masse sur notre continent, ce pacte sur la migration et l’asile, au contraire, l’aggravera. Nous exigeons un débat public immédiat sur ces textes – il ne faut pas croire que nous sommes contre le débat. Nous le voulons maintenant, car nous savons bien que vous ferez tout pour que ce pacte s’applique avant 2024. Nous voulons également un vote de notre assemblée sur ces textes, selon lesquels les États membres devront s’engager à accueillir les demandeurs d’asile arrivant en Europe au nom d’un mécanisme de solidarité. La bonne mise en œuvre de ce mécanisme sera surveillée par un «coordinateur européen pour la relocalisation», une personne sans aucune légitimité démocratique. Pis: en cas de crise, la Commission répartira de manière obligatoire les migrants dans nos pays respectifs. Comme si cela ne suffisait pas, les demandes d’asile des migrants seront facilitées et le regroupement familial fortement élargi et encouragé. Quant aux mesures initiales proposées pour protéger les frontières extérieures, elles seront réduites au minimum, quand elles ne seront pas tout simplement supprimées. Pourtant, de vraies frontières extérieures sont la plus belle démonstration de solidarité avec des pays comme l’Italie ou la Grèce, en première ligne face à l’immigration massive. L’idéologie du Parlement européen n’était plus à démontrer, mais là, en l’occurrence, on brûle les étapes! Comme si la montée en puissance, dans tous nos États, d’un électorat qui refuse cette politique était redoutée par Bruxelles. Car, il faut le dire, la politique que vous voulez mettre en œuvre, nos peuples, majoritairement, n’en veulent pas. Vous voulez imposer une politique contre le peuple! C’est la négation même de la démocratie et le début de l’autoritarisme!
Rapport du GIEC sur le changement climatique: un appel pour des mesures d'urgence supplémentaires (débat)
Monsieur le Président, afin de lutter contre le réchauffement climatique, l’Union européenne souhaite à nouveau prendre des mesures contraignantes pour nos populations. Au bal des hypocrites, l’Europe de Bruxelles est reine. Elle interdit la vente des voitures à moteur thermique pour promouvoir des véhicules électriques dont les batteries, polluantes, sont importées depuis l’autre bout du monde. Elle impose la rénovation énergétique des bâtiments en Europe, mais elle adopte dans le même temps un accord de libre-échange avec la Nouvelle-Zélande et pousse celui avec la zone Mercosur – deux aberrations écologiques. Elle sacrifie le nucléaire, énergie pourtant décarbonée et peu chère, qui assurait à la France une indépendance énergétique totalement délaissée sous les présidences Hollande et Macron, pour le malheur de nos concitoyens. N’en déplaise à mon collègue macroniste Canfin, il n’est pas question pour nous de prôner plus de renouvelables au bord des autoroutes, dans les champs et en mer – comme lui le souhaite. C’est du délire écolo-bobo. Vouloir faire le bonheur des peuples malgré eux est profondément antidémocratique. Pour Bruxelles, peu importe que soient imposées aux citoyens européens encore plus de mesures coercitives, insoutenables financièrement. À la fin, ce sont toujours les mêmes qui trinquent: les classes moyennes et populaires, qui sont les victimes des dogmes écologistes. Pourtant, l’Europe réalise des efforts considérables en matière d’écologie, alors que la Chine, l’Inde et les États-Unis sont les premiers pollueurs de la planète. Pourquoi les Européens doivent-ils payer pour le monde entier alors qu’ils sont les meilleurs élèves de la classe? Les efforts qu’ils réalisent n’auront aucune influence sur la crise climatique tant que les autres puissances et les pays dits émergents n’en feront pas de même. Si l’idéologie pouvait se déconnecter de l’écologie, si les contraintes visaient les plus gros pollueurs, notre vieille Terre se porterait infiniment mieux.
Madame la Présidente, il y a tout juste vingt ans, les États-Unis décidaient d’envahir l’Iraq. Cette décision dramatique allait produire une réaction en chaîne dont le Moyen-Orient peine encore à panser les plaies. La France s’honorait en défiant le consensus atlantiste et prouvait que les États européens pouvaient avoir une influence dans le monde s’ils agissent de manière indépendante. Depuis l’invasion américaine de 2003, l’Iraq a renoué avec un chaos qui ne l’avait déjà pas épargné au xxe siècle. Alors que la coalition occidentale avait promis d’installer la démocratie à Bagdad, c’est toujours le chaos qui règne dans le pays. Aujourd’hui, l’Iraq est défiguré par les conséquences de la guerre de l’État islamique. Beaucoup d’Iraquiens craignent que, demain, une nouvelle guerre vienne à nouveau détruire leur quotidien. Je pense aux chrétiens d’Orient, et notamment à ceux d’Iraq, qui vivent encore dans la peur d’une nouvelle éruption de violence. Coincés entre des milices communautaires et des cellules dormantes de l’État islamique, beaucoup font le choix de fuir le pays. L’Iraq ne s’est toujours pas relevé de l’invasion américaine – une leçon que nous devons retenir face à tous les discours belliqueux qui veulent nous pousser à la guerre.
La nécessité d'une solidarité européenne pour sauver des vies en Méditerranée, en particulier en Italie (débat)
Monsieur le Président, ces derniers mois, les drames humains en Méditerranée se sont multipliés. 441 migrants ont péri en tentant d’atteindre les côtes européennes depuis le début de l’année. Il y a quelques jours, les garde-côtes italiens ont dû secourir 600 migrants dans un navire menacé de faire naufrage. Le laxisme migratoire de l’Union européenne n’a pas échappé aux passeurs, qui incitent les migrants à prendre tous les risques, car ils savent qu’ils seront secourus et amenés sur le sol européen par les garde-côtes ou les ONG. Le droit d’asile a été dévoyé pour créer une véritable filière d’immigration sans que nous soyons en mesure d’expulser les personnes déboutées. Frontex, l’agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes, se retrouve devant la justice européenne pour avoir simplement tenté d’assurer sa mission en empêchant des migrants illégaux de poser le pied sur notre continent. Incapable de protéger les Européens face à la submersion migratoire, l’Union européenne est tout aussi impuissante face aux drames en Méditerranée. L’exemple australien devrait pourtant nous inspirer. Ce pays a pris depuis dix ans des mesures fermes afin de dissuader les migrants de l’atteindre. Les passeurs ont renoncé à engager des traversées et l’Australie n’a eu aucun mort en mer à déplorer au plus fort de la crise migratoire de 2017. Nous devons aider les pays situés aux frontières extérieures de l’espace Schengen, qui font face seuls aux arrivées de migrants. La seule politique vraiment humaine est celle de la fermeté. Le message adressé aux migrants comme aux passeurs doit être clair: «Ne prenez pas de risques insensés. Vous ne poserez pas les pieds en Europe.»
Rapport 2022 sur l'état de droit - La situation de l'état de droit dans l'Union européenne - L'état de droit en Grèce - L'état de droit en Espagne - L'état de droit à Malte (débat)
Monsieur le Président, la croisade de Bruxelles pour imposer sa propre conception de l’état de droit à toute l’Union européenne ne cesse de gagner en intensité. Alors qu’il n’en existe aucune base légale et aucune définition vraiment juridique, cette notion est utilisée par la Commission et par le Parlement pour critiquer les pays qui refusent l’idéologie «immigrationniste», «wokiste» et faussement progressiste. Elle sert également à imposer non plus le fédéralisme, mais l’impérialisme d’une supra-Union européenne. Cela n’est pas nouveau. Ce qui l’est en revanche, c’est que la Commission européenne fasse, dans son troisième rapport annuel sur l’état de droit, ce qu’elle appelle des «recommandations aux États membres», mais qui sont en vérité de véritables obligations. La France est, quant à elle, largement épargnée par la Commission, malgré ses atteintes graves à l’état de droit. Bruxelles n’est visiblement pas au courant que son ministre de la Justice est mis en examen et renvoyé, charges à l’appui, devant la Cour de justice de la République pour y être jugé. Bruxelles ne dit rien non plus quand ce même ministre outrage la représentation nationale en faisant plusieurs bras d’honneur à des députés en pleine séance du Parlement français. Silence encore quand le président de la République contourne de manière inadmissible le Parlement pendant la réforme des retraites et la crise sanitaire, provoquant ainsi le chaos en France. Quant à la Commission européenne, n’est-ce pas elle qui s’est octroyé des compétences, au mépris des traités européens, à la faveur de la crise sanitaire et des crises internationales récentes? N’est-ce pas elle qui, alors qu’elle demande de la transparence aux États, refuse dans le même temps de communiquer les échanges de sa propre présidente avec le PDG de Pfizer? L’état de droit est donc à géométrie très variable selon les accointances politiques avec les pays concernés, et cela, nous n’en voulons pas.
Conclusions du Conseil européen: la nécessité d’une finalisation rapide de la feuille de route (débat)
Madame la Présidente, le Conseil européen spécial sur la migration s’est engagé sur la voie de la protection de nos populations en exigeant un renforcement des frontières extérieures de l’Union. La Commission se dit prête à financer des infrastructures à cette fin; nous en prenons bonne note et nous veillerons à l’effectivité de ces annonces. C’est certainement un tort d’avoir raison trop tôt, mais c’est assez extraordinaire de voir, aujourd’hui, un début de mise en œuvre de ce que nous réclamons depuis des années. Néanmoins, il reste beaucoup à faire: pourquoi la Commission refuse-t-elle ainsi toujours les demandes de plusieurs États de participer au financement de murs et de clôtures? Il en existe déjà des milliers de kilomètres dans plusieurs États aux frontières de l’Union européenne, certains d’entre eux étant gouvernés par des socialistes. Alors pourquoi les socialistes d’ici refusent-ils ce que demandent les socialistes de là-bas? Il est grand temps que vous vous débarrassiez de vos œillères idéologiques et que vous répondiez aux aspirations légitimes de protection des peuples. Certes, il est regrettable d’édifier des murs dans une Europe qui se voulait généreuse et ouverte au monde, mais tout ceci est le résultat de votre politique. D’ailleurs, si certaines mesures protectrices sont annoncées, vous vous empressez aussi de négocier le nouveau pacte sur la migration et l’asile, qui favorise une immigration de masse, sans oublier la future loi du chancelier Scholz. Alors il reste beaucoup à faire pour que l’Union européenne s’occupe en priorité des Européens. Cela continuera à être notre priorité.
Création d’un organisme européen indépendant chargé des questions d’éthique (débat)
Monsieur le Président, le Parlement européen, empêtré dans le scandale dit du «Qatargate» – révélé grâce à une enquête pour association de malfaiteurs, corruption et blanchiment d’argent visant des membres anciens ou actuels du Parlement européen, principalement socialistes –, tente aujourd’hui de faire diversion. Il réclame en effet la création d’un organe d’éthique indépendant qui s’occuperait de toutes les institutions, agences et organismes de l’Union européenne, avec des pouvoirs d’enquête ou de conseil. Or, contrairement à ce qui est annoncé, sa mise en œuvre serait tout d’abord complexe. En effet, comment l’Union européenne pourrait-elle créer une structure indépendante d’elle—même? Il s’agit aussi de la négation de structures déjà existantes au sein, notamment, de la Commission et du Parlement. Ce dernier a, par exemple, en plus de son code de conduite en matière d’intérêts financiers et de conflits d’intérêts, mis en place une commission sur les ingérences extérieures. Ironie de l’histoire, le président de cette commission, un socialiste français, passait son temps à accuser le Rassemblement national de tous les maux, pendant que ses propres amis socialistes prenaient part au plus grand scandale que le Parlement européen ait connu. Toutes ces structures n’ont rien vu ou rien voulu voir du «Qatargate» et des autres suspicions que celui-ci fait apparaître. Il n’est nul besoin d’une structure généraliste de plus, laquelle déboucherait à coup sûr sur la même absence de résultat. Cette demande d’un nouvel organe d’éthique est surtout un prétexte permettant de s’opposer à la création d’une commission d’enquête parlementaire immédiate, que je réclame avec insistance depuis le début de cette affaire En voulant noyer le poisson et faire croire que le «Qatargate» ne concerne que quelques personnes corrompues, le Parlement européen veut éviter de se remettre en question. Le problème majeur est pourtant d’ordre structurel. C’est le système mis en place par les européistes qui est en cause, et c’est bien celui-là qu’il faut transformer. Mais une majorité d’eurodéputés feront tout pour éviter cette indispensable mutation, raison pour laquelle ils ont voté contre notre demande de commission d’enquête et tenté d’allumer des contre—feux. Cet organe d’éthique en est le dernier en date. Nous dénonçons ce nouveau stratagème et nous nous opposons résolument à sa création.
Madame la Présidente, la semaine dernière, s’est tenu le Conseil européen, où de nombreux États membres ont réclamé que Bruxelles finance la construction de murs aux frontières extérieures afin de protéger leur territoire d’une immigration de masse, ce qui a été refusé par la présidente de la Commission. Au même moment, le chancelier socialiste allemand Scholz se prépare à faire voter une loi qualifiée de «libérale» pour faciliter l’arrivée de 400 000 immigrés par an pour combler, selon lui, les problèmes démographiques que connaît l’Allemagne. Il est question de plus de 5 millions de personnes qui viendraient d’ici 2035. Une fois arrivés outre-Rhin, ces immigrés seront libres de circuler partout en Europe. Ce choix que veut faire l’Allemagne nous concerne tous et impactera toutes les politiques de nos territoires. Il est donc indispensable que nous en débattions, d’où notre demande de rajout à l’ordre du jour. Il est inconcevable qu’au moment où il est urgent de renforcer nos frontières extérieures, un État membre de l’UE décide unilatéralement d’ouvrir en grand les vannes de l’immigration. Un débat ici même s’impose. Je vous engage donc à voter notre demande.
Préparation de la réunion extraordinaire du Conseil européen du mois de février, en particulier la nécessité de mettre en place des solutions durables dans le domaine de l'asile et de la migration (débat)
Monsieur le Président, les années passent, et la pression migratoire continue d’asphyxier l’Europe. En 2022, l’agence Frontex a comptabilisé 330 000 franchissements irréguliers des frontières extérieures de l’Union européenne. Ces chiffres alarmants devraient réveiller l’Union européenne et lui faire prendre conscience de la gravité de la situation actuelle. Alors que nous vivons une véritable submersion migratoire, qui nécessiterait des mesures fortes, Mme la commissaire Johansson refuse toujours de financer des murs et des barrières aux frontières de l’Europe, sous prétexte que l’Union européenne n’aurait pas de fonds à dépenser pour cela. La Commission est pourtant beaucoup moins regardante sur les moyens financiers lorsqu’il s’agit de subventionner certaines associations et des campagnes de promotion sur l’avenir de l’Europe avec le voile islamique. Quelle crédibilité accorder aux mesures annoncées par Mme von der Leyen pour faire face à la crise migratoire, alors qu’elle maintient dans le même temps une position pro-immigration? En voulant intensifier les corridors qualifiés d’«humanitaires» pour encourager l’immigration de masse et en désirant attirer davantage de travailleurs prétendument qualifiés, Bruxelles continue de créer des appels d’air, des pompes aspirantes, que beaucoup de candidats à la migration suivront. L’Union européenne doit pourtant contrôler ses frontières, arrêter de financer les ONG de bateaux-taxis pour migrants, cesser de légaliser l’immigration illégale, renvoyer dans leurs pays d’origine tous ceux qui doivent partir et ne plus donner un euro aux États qui ne reprendraient pas leurs ressortissants. C’est une question vitale pour l’avenir de l’Europe. Il est grand temps de faire preuve de bon sens et de fermeté car, si l’Europe ne peut être repliée sur elle-même, elle doit protéger ses nationaux, ses entreprises, son identité. L’Europe ne sera forte que si les États qui la composent le sont. C’est exactement l’inverse qui est en train de se produire. Nous nous y opposons résolument.
Les menaces terroristes que représentent des réseaux extrémistes d'extrême-droite qui défient l'ordre constitutionnel démocratique (débat)
Madame la Présidente, Madame la Commissaire, mercredi dernier, un Libyen présent illégalement sur le sol français commettait des agressions au couteau d’une extrême violence à la gare du Nord, blessant plusieurs personnes. Lors de cette attaque, l’assaillant a crié «Allah Akbar», donnant à son geste infâme une connotation islamiste. Depuis des années, ce terrorisme prolifère en Europe, souvent financé directement ou indirectement par des États étrangers liés à l’islamisme. Par un aveuglement idéologique, certains eurodéputés, et généralement l’Union européenne, sont obsédés par un terrorisme d’extrême droite qui, dans les faits, est minoritaire par rapport aux terrorismes d’extrême gauche et islamiste. La réalité de la situation est celle du lien indéniable entre le terrorisme islamiste et l’immigration massive que nous connaissons. C’est bien ce fléau terroriste qui a ébranlé les démocraties européennes, comme l’a rappelé, en juillet 2022, le rapport d’Europol sur la situation et les tendances du terrorisme. Qui, au sein de cet hémicycle, peut sérieusement émettre l’idée que l’ordre constitutionnel démocratique en Europe serait mis en danger par l’extrême droite? Terme par ailleurs flou, qui englobe tout et n’importe quoi. Peut-être que notre Parlement s’est trompé dans l’intitulé de ce débat: il voulait pointer les menaces que représentent l’islamisme et l’extrême gauche en Europe. Cette dernière, l’extrême gauche, commet en effet régulièrement des violences dans les manifestations, notamment en France. Les militants antifas et les black blocs y sèment le chaos en toute impunité, s’en prennent aux forces de l’ordre abandonnées par leur ministre. Voilà la réalité qui est niée ici. Si la démocratie vacille dans nos pays, c’est parce que ses représentants sont déconnectés des attentes des citoyens. Et effectivement, la réalité vécue par les Européens diffère des priorités que vous vous êtes fixées. Pendant que le terrorisme islamiste frappe notre continent, nous discutons d’une menace qui existe surtout dans votre imagination. Chers collègues, il serait temps d’enlever vos œillères et de vous ouvrir au monde. La sécurité de nos compatriotes en dépend.
Nouveaux développements dans les allégations de corruption et d'ingérence étrangère, dont celles au Maroc, et la nécessité d'accroître la transparence, l'intégrité et la responsabilité dans les institutions européennes (débat)
Madame la Présidente, 436 eurodéputés ont voté le 15 décembre dernier contre notre amendement demandant la mise en place immédiate d’une commission d’enquête parlementaire sur l’affaire du Qatar Gate qui secoue notre Parlement depuis quelques semaines. La commission d’enquête est pourtant la seule mesure efficace pour combattre les excès de tous ces réseaux d’influence qui pullulent dans nos instances européennes. Pour éviter cette commission d’enquête immédiate, il est objecté que cela ne serait pas possible tant que l’affaire judiciaire ne serait pas terminée. C’est faux, dans la mesure où notre assemblée a créé en 2016 une commission d’enquête pour l’affaire dite des Panama Papers, alors qu’une procédure judiciaire était en cours. De même avec l’affaire dite Pegasus, où notre assemblée a créé une commission d’enquête en mars 2022, alors que là aussi, l’affaire judiciaire était en cours. Mon groupe demande donc la création immédiate d’une telle commission d’enquête parlementaire sur les responsabilités politiques du Qatar Gate. Elle ne s’immiscera en rien dans l’affaire judiciaire qui suit son cours. En refusant notre proposition, vous vous rendez complice d’un système qui finalement vous convient. Il n’en est pas question pour nous. La commission chargée de surveiller les ingérences extérieures, présidée par M. Glucksmann, n’a rien vu venir. Il est donc indispensable de créer cette commission pour pallier les carences de la commission chargée de surveiller les ingérences extérieures, sans attendre plusieurs années la fin du dossier judiciaire.
Présentation du programme d'activités de la présidence suédoise (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Premier ministre, la Suède prend la présidence du Conseil de l’Union européenne pour six mois, au moment où les défis sont nombreux. Tout d’abord sur le plan migratoire, car notre continent est devenu une sorte de passoire géante à cause de la politique idéologique de la Commission européenne qui privilégie sur tous les plans une immigration massive au détriment des nationaux de chacun de nos États. Pas plus tard que le 13 janvier dernier, Frontex a en effet annoncé que 300 000 entrées illégales dans l’Union européenne en 2022 avaient été recensées, ce qui représente une hausse de 64 % par rapport à 2021. C’est le niveau le plus élevé d’arrivées depuis 2016. Nous comptons sur la Suède, et notamment sur le Parti des démocrates au sein de votre majorité, pour stopper cette folle politique migratoire. Il en va de la préservation de notre civilisation et de nos identités nationales. Sur le plan économique, une politique protectionniste intelligente est une urgence face à la concurrence déloyale des États-Unis et de leur méga-plan de 500 milliards de dollars. Quant au plan allemand de soutien à son économie, s’élevant à 200 milliards d’euros, adopté sans aucune concertation avec les autres États membres, il doit être remis en cause car il crée aussi une concurrence déloyale. La Suède a également comme priorité de renforcer la politique étrangère commune et de continuer à construire la défense européenne. Or, nous considérons que ces domaines doivent rester de la compétence propre des États membres. C’est une question de souveraineté, surtout au vu des résultats de la politique belliqueuse de l’Union européenne dans le conflit en Ukraine. Si votre présidence, Monsieur le Premier ministre, pouvait amener le retour de la diplomatie, ce serait une considérable avancée. Nous ne pouvons que vous inciter à vous engager avec force dans cette voie indispensable à la paix dans le monde. D’autant plus qu’au risque actuel d’une guerre qui peut se généraliser à tout moment, le conflit accroît une crise énergétique majeure et aggrave une inflation qui étouffe les ménages et les entreprises. Lors de ces six prochains mois, votre pays prolongera le débat européen sur ce qui est appelé la sauvegarde des valeurs fondamentales de l’Union européenne, notamment en Hongrie et en Pologne. Nous espérons que votre présidence ne fera pas ici le jeu de la Commission, laquelle instrumentalise ces valeurs pour punir des États résistants à sa politique. Mettre au ban de l’Union européenne, sanctionner, stigmatiser ces deux grandes démocraties qui se sont toujours battues pour la liberté est scandaleux. Nous espérons que vous ramènerez la raison et l’équilibre dans ce débat unilatéral et très idéologique.
Madame la Présidente, nous soutenons bien sûr un débat général sur l’affaire du «Qatargate». Par contre, en ce qui concerne notre proposition, elle est particulière et elle se différencie des autres parce que nous demandons la création d’une commission d’enquête spéciale immédiate. Alors il est objecté que cette commission d’enquête immédiate n’est pas possible tant que l’affaire judiciaire est en cours. Je peux démontrer le contraire puisque cette assemblée a désigné des commissions spéciales alors qu’il y avait des affaires judiciaires en cours. Par exemple, dans l’affaire des Panama Papers et dans l’affaire Pegasus, en 2016 et en 2022, il y a eu des commissions spéciales créées alors que les affaires judiciaires étaient en cours. Nous considérons qu’il faut absolument une commission d’enquête spéciale immédiate, et que ne pas en créer serait totalement incompréhensible, alors que cette affaire secoue le Parlement comme il se doit, puisque c’est un scandale majeur. Donc, nous voulons aussi que soit intégrée dans le débat cette question sur la création d’une commission d’enquête immédiate.
Faire face à la crise du coût de la vie: augmenter les salaires, imposer les bénéfices, faire cesser la spéculation (débat d'actualité)
Madame la Présidente, la hausse des prix que nous subissons est particulièrement cruelle, car elle touche avant tout des biens de première nécessité: l’énergie et l’alimentation. Les prix de l’énergie explosent à cause des règles absurdes du marché européen de l’électricité et du sabotage délibéré de la filière nucléaire, qui nous garantissait une énergie bon marché. La fuite en avant dans la mondialisation, qui nous a conduits à renoncer à produire notre nourriture chez nous, rend notre approvisionnement alimentaire dépendant de l’étranger et nous met à la merci d’un conflit extérieur, comme celui qui a éclaté en Ukraine. Face à cette situation dramatique, l’Union européenne étale son impuissance. Depuis plus de un an, la réforme du marché européen de l’électricité est une arlésienne qui ne verra jamais le jour. La proposition de la Commission de plafonner le gaz à un prix stratosphérique est un affront fait à nos concitoyens, qui vont souffrir du froid cet hiver. Cette situation exceptionnelle n’appelle pas d’interminables conciliabules bruxellois, mais des mesures d’urgence à l’échelle de chaque État. Les pays qui ont fait le choix d’agir de leur côté parviennent à protéger leur population. L’Espagne et le Portugal paient leur électricité trois fois moins cher que les autres pays de l’Union européenne. Les Italiens, les Néerlandais, les Allemands et les Polonais peuvent respirer un peu, grâce à la baisse de la TVA sur l’énergie. Les solutions immédiates et efficaces existent. Elles ne demandent qu’un peu de courage politique. Il faut baisser les taxes sur l’énergie et les produits alimentaires de première nécessité. Il faut en finir avec la stagnation des salaires, en proposant un pacte gagnant-gagnant aux entreprises, qui doivent être exonérées de charges lorsqu’elles augmentent leurs salariés. Toutes ces mesures sont finançables par la taxation des superprofits qui découlent directement de l’explosion des prix. Il n’est pas acceptable que quelques-uns s’enrichissent par la spéculation généralisée sur des produits vitaux, tandis que se nourrir correctement et se chauffer deviennent un luxe pour beaucoup.
Interventions d'une minute sur des questions politiques importantes
Madame la Présidente, en janvier 2021, la France a fermé un grand nombre de ses points de passage frontaliers avec l’Espagne, dont le col de Banyuls, au motif de menace terroriste, d’immigration incontrôlée et de risques sanitaires dus à l’épidémie de COVID-19. Trois gros rochers ont été disposés en travers de la route du col. Évidemment, cela n’empêche ni l’épidémie, ni l’immigration illégale, ni le terrorisme. La situation est absurde et surréaliste. Elle défie le simple bon sens. De nombreux acteurs locaux se sont mobilisés, car cette fermeture n’embête qu’une seule catégorie de personnes: les gens honnêtes. De plus, cette fermeture empêche les éventuels secours de traverser, par exemple pour lutter contre les incendies, et elle empêche aussi beaucoup de travailleurs saisonniers, surtout pour la vigne, d’aller et de venir dans ces territoires. Maîtriser les frontières d’un pays, ce n’est pas disposer trois cailloux au milieu d’une route. Je demande donc que la France rétablisse un réel contrôle à ce niveau de la frontière, sans que cela affecte négativement toute une vie locale déjà en grande difficulté. Le président de la République française, en déplacement au Perthus, avait assuré de l’octroi de renforts de police pour garder nos frontières. Il n’y a pas eu de policiers, mais des rochers à la place. Nous voulons de réels contrôles qui n’empêchent en rien la vie locale. C’est tout à fait possible. Il suffit qu’à Paris, ce petit bout des Pyrénées catalanes soit enfin considéré.
Nécessité d'une solution européenne en matière d'asile et de migration, y compris en matière de recherche et de sauvetage (débat)
Monsieur le Président, selon Frontex, le nombre d’entrées illégales dans l’Union européenne a augmenté de 73 % entre janvier et novembre 2022 par rapport à l’année précédente, atteignant le niveau le plus élevé depuis 2016. Des ONG, en lien avec des passeurs, organisent ce trafic en armant des bateaux-taxis de clandestins directement depuis les côtes nord-africaines. Des ONG qui sont parfois subventionnées par l’Europe, certains États et des collectivités territoriales comme la Ville de Paris. Pourtant, la Commission européenne a annoncé lundi dernier qu’il fallait accentuer la coopération avec ces ONG et procéder à une meilleure répartition des migrants dans les États membres. Ce plan est parfaitement relayé en France, où M. Macron se prépare à accueillir ces migrants sur tout le territoire. En faisant cela, vous encouragez le phénomène migratoire et vous envoyez à la mort des milliers de malheureux qui périssent en Méditerranée. Il faut bien au contraire reconduire ces bateaux dans leur port de départ, les confisquer s’ils arrivent sur nos côtes et supprimer toute subvention en leur faveur. Vous voulez accueillir et répartir les migrants partout en Europe. Nous voulons les secourir et les reconduire chez eux.
Adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie à l'espace Schengen (débat)
Madame la Présidente, alors que l’existence d’un espace de libre-circulation devait avoir pour contrepartie la création de frontières extérieures européennes infranchissables – ce qui n’a pas été le cas –, alors que l’Europe a été envahie par 2 millions de personnes en 2015, alors que la Commission européenne refuse de financer des barrières physiques – pourtant demandées par douze États membres –, alors que la Grèce a bloqué l’entrée d’au moins 150 000 migrants à ses frontières – terrestres et maritimes – depuis le début de l’année, alors que Bruxelles vient d’obliger le directeur exécutif de Frontex à démissionner car il a voulu faire son travail de protection des frontières extérieures de l’Union, alors que cette même Union n’entend pas interrompre le versement de fonds européens aux pays qui refusent de reprendre leurs ressortissants clandestins ou déchus du droit d’asile, alors que les auteurs des attentats survenus au sein de l’Union européenne en 2021 sont tous d’origine extra-européenne – ce qui confirme ainsi l’existence d’un lien entre immigration et terrorisme –, alors que l’actualité quotidienne en Europe démontre le lien majeur entre immigration et insécurité, alors que le pacte pour l’asile et la migration, négocié en ce moment à Bruxelles, pourrait entraîner l’arrivée de 50 à 60 millions d’individus en quelques années, le débat qui a lieu ici aujourd’hui a pour but l’élargissement de l’espace Schengen, afin qu’un nombre toujours plus élevé de personnes puissent circuler sans contrôle en Europe. Quel décalage entre ce qui se passe dans cet hémicycle et les aspirations de nos peuples! La victoire éclatante des forces souverainistes en Hongrie, en Suède ou en Italie marque le refus de ces peuples de poursuivre dans cette voie. Tout élargissement de l’espace Schengen, alors que les frontières extérieures de l’Europe sont inexistantes, est pour nous exclu. Tout élargissement de l’espace Schengen, alors que Frontex n’a pas pour mission de refouler les migrants illégaux, est pour nous exclu. La protection des Européens est une priorité absolue. Élargir Schengen les exposerait encore davantage. Il ne peut donc en être question.
Mort de Mahsa Amini et répression des manifestants pour les droits des femmes en Iran (débat)
Monsieur le Président, Mahsa Amini, jeune femme de 22 ans, morte car rouée de coups par la police des mœurs en Iran pour ne pas avoir porté correctement son voile islamique. Hadis Najafi, 20 ans, abattue de six balles par la police pour les mêmes raisons. Comme elles, des milliers de femmes courageuses se battent en Iran pour se libérer de ce voile, symbole de l'asservissement de la femme. Mais depuis des années, l'Union européenne, elle, participe à la promotion du port de ce même voile en Europe. Et récemment, en novembre 2021, la Commission européenne a cofinancé cette campagne affirmant que la liberté est dans le hijab. En février dernier, lors de la conférence sur l'avenir de l'Europe, est publié ce visuel: l'avenir est entre vos mains et met en scène une femme portant un hijab. Cet avenir de l'Europe, nos peuples ne le veulent pas. Le 21 septembre, dans le cadre d'une campagne relative à Erasmus+, la Commission a diffusé cette affiche mettant en scène une fillette voilée. Toujours le 21 septembre, une délégation du mouvement Femyso, faux nez de l'islamisme selon une ancienne ministre française, s'est livrée dans les locaux du Parlement européen, à l'occasion d'une invitation du groupe socialiste, à un véritable exercice de prosélytisme en faveur du port du voile pour les femmes. Mais le soutien de l'Union européenne à cette cause est aussi financier: 23 millions d'euros versés par la Commission à l'ENAR, qui regroupe de nombreuses associations refusant l'intégration à nos valeurs européennes et dont certaines sont reçues ici même pour accuser la France d'islamophobie. Tout ceci n'est plus tolérable. Les Européens n'attendent pas de l'Union européenne qu'elle les convertissent à l'islam. Que Bruxelles entende les Iraniennes au lieu d'obéir aux ayatollahs.
Existence d’un risque clair de violation grave par la Hongrie des valeurs sur lesquelles l’Union est fondée (débat)
Madame la Présidente, dans le cadre de sa croisade pour sa propre conception de l’état de droit et plus encore pour ce qu’il conçoit comme ses valeurs européennes, le Parlement européen soutient un nouveau rapport accablant à l’encontre de la Hongrie. Son gouvernement est accusé de tous les maux et la conclusion relève sans nuance l’émergence dans ce pays d’une sorte de monstre dénommé régime hybride d’autocratie électorale, afin de pousser la Commission européenne à perpétuer le blocage du versement de fonds européens destinés à la Hongrie. Sans aucun fondement, reposant sur des notions floues et très discutables, ce texte veut à nouveau imposer cette conception impérialiste d’une supra-Union européenne omnipuissante. Il s’apparente à une sorte de règlement de comptes politique à l’encontre d’un pays qui refuse cette dérive en restant fidèle aux fondamentaux de la construction européenne. Vous oubliez que le peuple hongrois a tranché et a confirmé d’une manière éclatante la politique de son gouvernement face à une coalition de toutes les oppositions. Le Premier ministre sortant et son parti au pouvoir, le Fidesz, ont gagné haut la main les élections législatives, et ce, pour la quatrième fois consécutive, en améliorant même de près de quatre points ces résultats par rapport aux élections précédentes. La démocratie, c’est le respect de la décision des électeurs. La Hongrie est une démocratie. Vous oubliez ce peuple hongrois. Le Parlement européen, en réalité, n’en a rien à faire avec ce rapport rédigé par une députée très marquée idéologiquement. Rappelons que la présidente de la Commission avait décidé, deux jours après ces élections, de déclencher pour la première fois le mécanisme de conditionnalité. Selon le mot de Monsieur de Talleyrand, ministre de Napoléon Iᵉʳ, tout ce qui est excessif est insignifiant. Avec ce rapport, la maxime reste d’une parfaite actualité.
Madame la Présidente, en effet, j’interviens – forcément de manière rapide – sur un sujet pour le moins important: l’association Femyso, pourtant proche des Frères musulmans, qui prônent la suprématie de la charia sur toutes les lois de toutes nos démocraties, reçoit des centaines de milliers d’euros de subventions de la Commission européenne depuis 2007. Elle a conçu avec le Conseil de l’Europe des campagnes de communication avec des femmes voilées, tout le monde s’en souvient, ce qui a provoqué d’ailleurs le retrait de cette campagne de communication. Elle intervient, cette association, ici même et donnera des conférences très prochainement. Il y en a une qui est prévue très prochainement. Elle soutient des mouvements islamistes pourtant dissous en France. Même des ministres de M. Macron considèrent que cette association est un faux nez de l’islam radical. Alors il serait, je pense, grand temps d’ouvrir un vrai débat sur le sujet, car c’est non seulement un scandale d’encourager un tel mouvement, mais aussi et surtout, nous refusons cet avenir pour l’Europe. Nous voulons pour le moins en débattre ici même.